Kosova

La Suisse prolonge sa mission au sein de la KFOR jusqu’en 2029 et augmente également ses capacités militaires de réserve.

Le Parlement suisse a approuvé la poursuite de l'engagement au Kosovo, donnant au gouvernement la possibilité d'augmenter le nombre de soldats si nécessaire en raison de l'évolution de la situation sécuritaire dans la région.

Le Parlement suisse a soutenu la poursuite de la participation du pays à la mission de maintien de la paix de l’OTAN au Kosovo, la KFOR, jusqu’à la fin de l’année 2029. Après l’approbation du Conseil des États, le Conseil national a également voté en faveur de cette décision par 129 voix contre 61, rapporte albinfo.ch.

Outre la prolongation du mandat, les députés ont également approuvé l’augmentation de la capacité de réserve du contingent suisse Swisscoy. Selon cette décision, le Conseil fédéral aura la possibilité, en cas de besoin, d’ajouter jusqu’à 85 soldats supplémentaires au cours du prochain mandat.

La conseillère nationale Isabelle Chappuis, s’exprimant au nom de la commission parlementaire, a souligné que les changements constants de la situation sécuritaire en Europe exigent une plus grande flexibilité de la part de la Suisse.

“Le contexte européen évolue constamment. Nos partenaires pourraient être contraints de réduire leur présence dans les Balkans afin de la redéployer vers d’autres régions. La Suisse doit être en mesure de réagir rapidement”, a-t-elle déclaré.

La décision maintient également les dispositions existantes permettant une augmentation temporaire du contingent pouvant aller jusqu’à 50 soldats pour des besoins de maintenance et jusqu’à 20 soldats pour des raisons d’autodéfense. Selon les autorités suisses, ces possibilités n’ont jusqu’à présent jamais été utilisées.

Selon le diffuseur public suisse RTS, la poursuite de l’engagement au Kosovo est considérée comme nécessaire, car même si la situation sécuritaire est actuellement calme, elle demeure fragile, en particulier dans le nord du pays.

La KFOR avait été contrainte de renforcer sa présence à deux reprises en 2023 à la suite de graves incidents de sécurité qui avaient suscité des inquiétudes quant à la stabilité du Kosovo.

Le projet de loi retournera désormais au Conseil des États pour son examen final, rapporte albinfo.ch.