Passerons-nous nos vacances au pays ? Telle est la question.

Aujourd’hui encore, quatre mois après le début de la pandémie de Coronavirus, cette dernière continue de conditionner et de dérégler notre vie quotidienne. Actuellement, en plus de son impact direct sur les personnes touchées par le Covid-19, cette pandémie affecte aussi nos vacances. Alors, irons-nous en vacances au pays cette année ? Telle est la question. Cette préoccupation est donc au cœur du nouveau numéro de notre magazine, albinfo.ch, édition juillet-août 2020.

Malgré les problèmes évidents posés par la pandémie et étant donné qu’il est publié avant la saison des vacances, ce numéro ne manquera pas de proposer des offres de vacances d’été pour le Kosovo et l’Albanie. Une large partie de cette édition est en effet consacrée à des idées de vacances. Un dossier d’une trentaine de pages, en trois langues, nommé « Tendances 2020 – idées de vacances d’été au pays d’origine » est dédié à l’offre touristique au Kosovo.

De plus, nous avons dressé le portrait de plusieurs de nos compatriotes en Suisse qui se sont exprimés sur le dilemme actuel de partir en vacances dans les Balkans ou de rester en Suisse. Dans une ambiance d’insécurité créée par la pandémie, certains d’entre eux préfèrent passer les vacances en Suisse ou dans l’un de ses pays voisins. Mais d’autres sont décidés à « défier » le risque et la peur et de partir au pays.

Un « problème » est étroitement lié aux vacances au pays est celui des mariages et des autres cérémonies. En effet, ces festivités attirent habituellement un grand nombre de compatriotes de Suisse vers le Kosovo, la Macédoine du Nord ou l’Albanie. Ainsi, plusieurs articles de cette édition auront pour thème les mariages et traiteront de la question s’ils doivent se dérouler ou non au vu des conditions sanitaires actuelles.

En parcourant les pages du 4ème numéro 2020 de notre revue, vous pourrez également lire d’autres sujets de l’actualité de la diaspora albanaise, principalement de Suisse ainsi que des présentations et des portraits de personnalités qui marquent notre communauté .

Nouveau coronavirus : recommandations pour les voyageurs

De nombreux pays, dont la Suisse, adaptent leurs règles d’entrée à la situation épidémiologique. En Suisse, à partir du 6 juillet 2020, le port du masque sera obligatoire dans tous les transports publics. Par ailleurs, les personnes entrant en Suisse en provenance de certaines régions doivent se mettre en quarantaine.

État au : 2.7.2020

Entrée en Suisse
Voyager de Suisse à l’étranger
Entrée en Suisse

Quarantaine pour les personnes entrant en Suisse : Ordonnance et liste des États et zones

Questions-réponses : quarantaine pour les voyageurs entrant en Suisse

Infoline pour les personnes se rendant en Suisse: +41 58 464 44 88 (tous les jours, 6–23 h)
Dispositions en matière d’entrée

Depuis mi-juin, le nouveau coronavirus a connu une recrudescence en Suisse après que des personnes infectées sont entrées dans le pays en provenance d’États de l’espace Schengen et hors Schengen. Par conséquent, à compter du lundi 6 juillet 2020, toute personne franchissant la frontière depuis certaines régions doit se mettre en quarantaine durant dix jours. L’OFSP tient une liste des régions en question, qu’il actualise régulièrement. Les personnes concernées seront informées de façon ciblée dans les avions, les autocars et aux frontières. Par ailleurs, les compagnies d’aviation et d’autocars sont tenues de refuser d’embarquer les voyageurs malades.

Avant de partir, consultez le site internet du Secrétariat d’État aux migrations (SEM). Vous y trouverez des réponses aux questions concernant les restrictions d’entrée et les exceptions, la libre circulation des personnes et la suspension de l’octroi de visas.

Liste des États et zones présentant un risque élevé d’infection
État au : 2.7.2020

Afrique du Sud
Arabie saoudite
Argentine
Arménie
Azerbaïdjan
Bahreïn
Bélarus
Bolivie
Brésil
Cabo Verde
Chili
Colombie
États-Unis
Honduras
Irak
Israël
Kosovo
Koweït
Moldova
Macédoine du Nord
Oman
Panama
Pérou
Qatar
République dominicaine
Russie
Sahara occidental
Serbie
Suède
Îles Turques-et-Caïques

Aéroports en Suisse

Les passagers aériens en provenance de l’étranger peuvent entrer en Suisse par les aéroports de Zurich, de Genève et de Bâle et, depuis le 15 juin, par les aéroports régionaux. Vous y recevrez des informations sur la manière de vous protéger d’une infection au nouveau coronavirus. À l’aéroport de Bâle, vous avez l’obligation de porter un masque d’hygiène, conformément aux règles en vigueur en France.

Règles et consignes à respecter en Suisse
À partir du 6 juillet 2020, le port du masque sera obligatoire dans tous les transports publics.
Observez les règles d’hygiène et de conduite en vigueur en Suisse. Dans les établissements publics comme les restaurants, les magasins et les musées, vous devez suivre les prescriptions des plans de protection qui y sont en vigueur. Vous recevrez sur place des informations à ce propos.

Vous présentez des symptômes de maladie après votre entrée en Suisse ? Prenez-les au sérieux et suivez les consignes données sur la page « Isolement et quarantaine ». C’est la meilleure façon de vous protéger et de protéger les autres.

Retour des citoyens suisses
Le site internet du DFAE répond aux questions concernant le retour en Suisse.

Début de la page
Voyager de Suisse à l’étranger
Recommandations liées au nouveau coronavirus
Nous vous recommandons de renoncer aux voyages à l’étranger qui ne sont pas nécessaires. Depuis le 15 juin, cette recommandation ne concerne plus les voyages vers les pays de l’espace Schengen et la Grande-Bretagne. Cela ne signifie pas pour autant que ces pays lèvent simultanément leurs restrictions de voyage.

En raison de la lutte contre le nouveau coronavirus, il est devenu plus difficile de planifier des voyages à l’étranger. Chaque pays a émis ses propres prescriptions d’entrée. Certains pays continuent de garder leurs frontières fermées aux voyageurs. D’autres les ouvrent progressivement, parfois seulement pour des groupes ou des raisons définis, parfois sous certaines conditions comme une quarantaine obligatoire, une autosurveillance de l’état de santé ou, dans de rares cas, un résultat négatif au test du COVID-19. Les contrôles à la frontière sont également traités différemment. Un principe s’applique à tous les pays :
En raison de l’évolution de l’épidémie, les prescriptions réglant l’entrée dans le pays peuvent changer très rapidement. Informez-vous auprès de l’ambassade ou du consulat de votre pays de destination si vous pouvez y entrer à la date voulue ou s’il y a de nouvelles dispositions en la matière.

Ne voyagez pas si vous vous sentez malade ou avez certains symptômes évoquant une infection au nouveau coronavirus. Restez chez vous et faites l’auto-évaluation coronavirus ou téléphonez à votre médecin.

Mesures au sein du pays de destination
Pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus, de nombreux États ont également pris des mesures à l’intérieur de leurs frontières, que vous devrez respecter pendant votre séjour. Par exemple, certains pays restreignent les déplacements ou imposent le port du masque dans certains lieux. Les représentations étrangères en Suisse vous informent également de ces mesures. Consultez si possible les informations et suivez les règles et prescriptions en vigueur dans votre pays de destination.

Autres recommandations
Les sites internet du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et du Secrétariat d’État aux
migrations (SEM) fournissent des renseignements sur les ouvertures des frontières ainsi que sur la sécurité et la situation politique de votre destination.

Les recommandations médicales hors COVID-19 restent valables pour les différents pays. Veuillez vous informer sur www.safetravel.ch.

Coronavirus : masque obligatoire dans les transports publics

Le Conseil fédéral a adopté diverses mesures afin d’éviter une nouvelle propagation du coronavirus lors de sa séance du 1er juillet 2020. Au vu de la fréquentation en hausse des transports publics et de l’augmentation des cas depuis mi-juin, il a décidé de rendre le port du masque obligatoire dans les transports publics, une mesure qui s’appliquera dans toute la Suisse à compter du lundi 6 juillet. Par ailleurs, les personnes entrant en Suisse en provenance de certaines régions doivent se mettre en quarantaine. Enfin, les restrictions d’entrée seront levées dès le 20 juillet pour certains pays tiers.

Depuis que le Conseil fédéral a levé la plupart des mesures visant à lutter contre le coronavirus, la fréquentation des transports publics a pris l’ascenseur. Dès lors, il est souvent difficile d’y respecter la distance prescrite. Compte tenu de cette fréquentation en hausse et de l’augmentation des cas de coronavirus depuis mi-juin, le Conseil fédéral a décidé de renforcer les mesures de protection et pris la décision de principe d’introduire l’obligation générale de porter le masque dans tous les transports publics. Ainsi, à compter du lundi 6 juillet, les personnes de 12 ans et plus devront porter un masque dans les trains, les trams et les bus, ainsi que dans les remontées mécaniques, les téléphériques et les bateaux. L’ordonnance actualisée sera adoptée et publiée demain.

À l’heure actuelle, le port du masque dans les transports publics est vivement recommandé aux heures de pointe, mais cette prescription n’est guère suivie. La décision du Conseil fédéral répond aux recommandations des spécialistes et aux souhaits de plusieurs cantons. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) recommandent également de porter un masque lorsque la distance nécessaire ne peut être respectée.

Quarantaine pour les personnes en provenance de certaines régions
Depuis mi-juin, le nouveau coronavirus a connu une recrudescence en Suisse après que des personnes infectées sont entrées dans le pays en provenance d’États de l’espace Schengen et hors Schengen. Par conséquent, à compter du lundi 6 juillet, toute personne franchissant la frontière depuis certaines régions doit se mettre en quarantaine durant dix jours. L’OFSP tient une liste des régions en question, qu’il actualise régulièrement. Les personnes concernées seront informées de façon ciblée dans les avions, les autocars et aux frontières. Une fois entrées en Suisse, elles doivent s’annoncer auprès des autorités cantonales. La nouvelle ordonnance sera adoptée et publiée demain. Par ailleurs, les compagnies d’aviation et d’autocars sont tenues de refuser d’embarquer les voyageurs malades.

Maintien des restrictions d’entrée jusqu’au 20 juillet
Le Conseil fédéral a également pris acte des recommandations du Conseil de l’UE relatives à la levée des restrictions d’entrée dues au coronavirus pour 15 États dès le 1er juillet 2020. La Suisse devrait suivre ces recommandations à compter du 20 juillet pour l’ensemble des pays concernés, à l’exception de la Serbie. En conséquence, le DFJP entend retirer l’Algérie, l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, la Géorgie, le Japon, le Maroc, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay ainsi que les États de l’UE n’appartenant pas à l’espace Schengen (Bulgarie, Chypre, Croatie, Irlande et Roumanie) de la liste des pays à risque. La Chine sera également retirée de la liste en application des recommandations de l’UE, à condition que la réciprocité soit garantie pour les personnes en provenance de Suisse.

Coronavirus : les travailleurs d’États tiers à nouveau admissibles en Suisse

Les restrictions en matière d’entrée aux frontières intérieures de l’espace Schengen ont été levées le 15 juin 2020. Depuis lors, les frontières entre la Suisse et les autres États Schengen sont à nouveau ouvertes, sans contrôles. En outre, depuis cette même date, la libre circulation des personnes est pleinement rétablie avec tous les États membres de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange et avec le Royaume-Uni.

Les ressortissants d’États tiers à nouveau admissibles dans les branches du tourisme et de la culture
Compte tenu de l’évolution récente de la pandémie, le Conseil fédéral franchit maintenant une nouvelle étape en prononçant la levée, le 6 juillet 2020, des restrictions à l’admission de travailleurs d’États tiers – qui recevront dès lors des autorisations dans le cadre du système de contingents, comme avant la crise du coronavirus. Ces travailleurs pourront à nouveau accéder, notamment, à des emplois dans les domaines du tourisme ou de la culture et à des formations continues rémunérées : travail au pair, stage agricole ou échange de jeunes travailleurs, par exemple.

C’est également le 6 juillet 2020 que seront levées les restrictions sur les séjours de plus de 90 jours pour les ressortissants d’États tiers qui n’exercent pas d’activité lucrative, comme les retraités. À partir de cette date, les cantons recommenceront à traiter les demandes qui s’inscrivent dans ce cadre conformément aux dispositions ordinaires du droit des étrangers.

En vertu de la loi sur les épidémies et en fonction de l’évolution de la pandémie dans les États tiers, la Suisse peut toujours prendre des mesures sanitaires à ses frontières pour toutes les personnes qui entrent sur son territoire à partir de ces pays.

Levée complète des restrictions d’entrée en coordination avec les autres États Schengen
L’entrée de ressortissants d’États tiers qui souhaitent séjourner en Suisse pendant 90 jours au plus – par exemple pour y passer des vacances, y mener des discussions d’affaires non urgentes ou y suivre une formation de courte durée ou un traitement médical – reste interdite, sauf en cas de nécessité absolue. Dans la mesure du possible, la Suisse entend lever cette dernière restriction en matière d’entrée en coordination avec les autres États Schengen. En fonction de l’évolution de la situation épidémiologique dans les États tiers, l’interdiction d’entrée sera levée de manière progressive et, autant que possible, coordonnée – avant même le 6 juillet pour certains pays, si les circonstances le permettent. La coordination sera assurée par la Commission européenne, qui mettra régulièrement à jour une liste d’États tiers dans lesquels la pandémie est sous contrôle. Le Département fédéral de justice et police ajustera au fur et à mesure les prescriptions en matière d’entrée concernant la Suisse, après consultation du Département fédéral de l’intérieur et du Département fédéral des affaires étrangères.

Ylfete Fanaj « écrit l’histoire » de la communauté albanaise en Suisse

Aujourd’hui, dans l’une des grandes salles du Centre d’exposition à Lucerne, s’est tenue la séance électorale et solennelle du Parlement du Canton de Lucerne. Les mesures liées Covid-19 ont transformé la salle en parlement.

La votation de l’initiative du parti des verts au sujet du droit de vote des jeunes de 16 et 17 ans du canton faisait partie de l’ordre du jour, indique albinfo.ch. Malgré un résultat de 55 votes pour et 60 contre, sur la base de la réglementation du parlement, l’initiative est passée à l’étape suivante : elle sera traitée par la commission pertinente, celle des politiques étatiques. Et selon les connaisseurs, elle a de très grandes chances d’être mise en œuvre.

© 2020 ALBINFO.CH/Armend Berisha

Mais le point le plus important de l’ordre du jour de la séance d’aujourd’hui était l’élection de la présidente du parlement, Ylfete Fanaj. Le fait d’élire une femme à la langue maternelle non-suisse et de pays natal hors de Suisse a rendu cette séance plus spéciale.

Ylfete Fanaj était la vice-présidente depuis Juin 2019 et elle dirige depuis quelques années le groupe parlementaire du Parti Social-démocrate du canton, selon albinfo.ch. Etant donnée l’autorité qu’elle a bâti durant son engagement de 15 ans à plusieurs niveaux politiques, son élection constituait une étape naturelle.

Elle a aujourd’hui été élue avec 91 votes pour alors que seuls 59 votes étaient suffisants pour obtenir le poste de « la plus haute lucernoise », comme est identifié le poste de présidente du parlement ici.

© 2020 ALBINFO.CH/Armend Berisha

“Nous avons aujourd’hui assisté à quelque chose d’inimaginable : grâce à votre vote, je suis la lucernoise numéro 1. Grâce à ce vote, vous avez rendu possible, 50 ans après l’entrée en vigueur du droit de vote pour les femmes, l’élection d’une femme d’origine étrangère au plus haut poste politique du canton. Ceci est rendu possible grâce à la Suisse », a déclaré Fanaj à l’encontre de ses collègues députés.

Elle a salué et remercié ses parents pour le soutien dans son ascension politique. Elle a souligné le fait d’avoir réalisé quelque chose qui était interdit à ses parents dans son pays d’origine.

Josef Wyss, le président du parlement jusqu’alors, Paul Winkier, le président du gouvernement lucernois ainsi que d’autres interlocuteurs ont souligné le caractère important de cette séance et le fait qu’une femme qui plus est « Second » (de deuxième génération d’étrangers) soit élue. Le fait que ce soit une albanaise du Kosovo rend encore plus spéciale sont élection aujourd’hui.

Fanaj: La Suisse nous donne beaucoup mais nous devons prendre des initiatives.

L’élection de la femme aux « deux pays » – Le Kosovo et la Suisse, est une indication qui illustre les chances que donne la Suisse aux étrangers intégrés et pour l’engagement d’une performance excellente démontrée par Mme Fanaj pour mériter ce poste.

© 2020 ALBINFO.CH/Armend Berisha

Wyss: Je suis heureux de l’élection d’une représentante d’une partie de notre société d’origine migratoire.

“Je suis tout d’abord très heureux de l’élection d’Ylfete Fanaj à la tête du Parlement Cantonal. Tout au long de l’année passée, j’ai eu la chance de l’avoir à mes côtés comme vice-présidente pendant que je dirigeais le parlement. Je l’ai connue et l’apprécie grandement comme une collègue dévouée. C’est ce qu’a déclaré Josef Wiss, président du parlement jusqu’à présent, pour albinfo.ch.

« Je suis également satisfait qu’elle a été élue comme représentante d’une partie notre société, celle d’origine migratoire. Ceci démontre son degré d’intégration, un degré qui a permis son élection aux plus hauts niveaux politiques du pays. Je suis fier du fait que ma collaboratrice a été élue à ce poste et je suis sûr qu’elle travaillera avec un grand niveau de responsabilité tout en représentant dignement tout le peuple du canton. » Interrogé par albinfo.ch si Fanaj était la première présidente d’origine étrangère, Wyss a répondu : « Avant Ylfete Fanaj, il est possible qu’il y ait eu un président d’origine italienne, mais Fanaj est la première présidente d’origine étrangère et non-italienne jusqu’à présent.

© 2020 ALBINFO.CH/Armend Berisha

Müller: “Présenter les valeurs suisses comme modèles au Kosovo »

Albinfo.ch a également interrogé Pirmin Müller, un autre député du parlement des rangs du parti UDC. « L’élection d’Ylefete au poste de la « plus haute luecrnoise » indique que la Suisse est un pays ouvert et tolérant, que les kosovars sont ici les bienvenus et qu’on leur offre toutes les possibilités pour un futur meilleur. Elle a à présent un devoir important et noble, celui de présenter ces valeurs comme modèle pour le Kosovo. Ce que je vois c’est que les kosovars sont intégrés en Suisse et ils y ont fait leur maison », a expliqué Mûller, époux d’une kosovare élevée en Suisse.

© 2020 ALBINFO.CH/Armend Berisha(Fotot: Armend Berisha)

Ylfete Fanaj “écrit l’histoire” de la communauté albanaise de Suisse (PHOTO)

 

Impact du coronavirus sur le travail des familles et la garde des enfants : les femmes plus touchées que les hommes

Le fait d’avoir des enfants à charge a fortement influé sur la charge de travail des familles pendant la pandémie de COVID-19. C’est ce que révèle une étude réalisée par l’institut de recherche Sotomo sur mandat du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG). L’étude dévoile par ailleurs des résultats très différents entre les femmes et les hommes.

Les ménages avec enfants sont plus fortement touchés
Les mesures prises par le Conseil fédéral pour endiguer le coronavirus ont eu un impact particulièrement important sur les personnes ayant des enfants à charge. De nombreuses personnes exerçant une activité lucrative ont dû travailler à domicile, tandis que les écoles ont fermé et que les possibilités d’accueil extrafamilial se sont réduites. Entre un quart et un tiers des personnes interrogées vivant avec des enfants de moins de 16 ans ont connu une baisse de leur capacité de travail en raison de la garde des enfants et de l’enseignement à domicile. Les personnes sans enfants à charge, en revanche, sont moins nombreuses à avoir constaté un changement sur ce point.

Le milieu social joue aussi un rôle important : plus leur degré de formation est élevé, plus les personnes interrogées ont affirmé avoir subi une baisse de leur capacité de travail. Les parents avec un niveau de formation moins élevé exercent plutôt des activités qui ne peuvent pas être effectuées en télétravail. Il est donc plus rare qu’ils aient pu garder leurs enfants ou leur donner les cours à la maison.

Les femmes ont eu moins de temps à consacrer à leur activité professionnelle que les hommes
L’étude menée en Suisse livre des résultats similaires aux études internationales : les femmes et les hommes ne sont pas égaux face aux crises. La charge de travail supplémentaire engendrée par la garde des enfants et l’enseignement à domicile a pesé plus lourdement sur les femmes que sur les hommes. Pendant la période de fermeture des écoles et de réduction des possibilités d’accueil extrafamilial, les femmes ont été plus nombreuses que les hommes à avoir eu moins de temps à consacrer à leur activité professionnelle, en Suisse comme à l’étranger. Cependant, en termes de charge mentale, l’augmentation des tâches de garde a constitué un poids identique pour les femmes et pour les hommes. Les femmes bien formées sont celles qui ont subi la plus grande baisse de capacité de travail.

Tensions et conflits
La crise a aussi eu des conséquences sur l’ambiance dans les ménages. Environ une personne sondée sur cinq a indiqué avoir connu davantage de tensions et de conflits à la maison qu’avant la pandémie. Sur la durée, la part d’hommes dans cette situation augmente quelque peu, alors que celle des femmes diminue légèrement.

L’étude se fonde sur les données de l’enquête d’opinion de la SSR sur la crise du coronavirus. Elle a été réalisée sur la base de quatre sondages successifs menés entre le 22 mars et le 8 juin 2020. En moyenne, près de 30 000 personnes ont participé à chaque enquête.

L’étude offre un premier aperçu des conséquences de la pandémie de COVID-19 sur la population suisse et sur la vie familiale et professionnelle. Avec les bulletins (policy brief) de la task force Science de la Confédération, elle fournit une base pour mettre en place la stratégie de promotion de l’égalité inscrite par le Conseil fédéral dans son nouveau programme de législature.

La population suisse, toujours plus sportive et plus active

Le boom du sport perdure en Suisse. C’est ce qu’atteste une nouvelle enquête représentative de l’Office fédéral du sport OFSPO, portant sur plus de 12 000 personnes. Cette enquête s’est intéressée à l’activité et à la consommation sportives de la population résidante suisse âgée de 15 ans ou plus. Elle a été réalisée par l’Observatoire Suisse du Sport sur mandat de l’OFSPO. Comme elle le montre, plus de la moitié de la population étudiée fait partie des personnes très actives. La population est devenue non seulement plus sportive, mais elle est aussi plus active physiquement: aujourd’hui, en effet, environ 80 % de la population résidante adulte satisfont aux recommandations en matière d’activités physique de l’OFSPO et de l’Office fédéral de la santé publique OFSP.
La progression de l’activité sportive est portée surtout par les femmes et les personnes dans la seconde moitié de la vie. Les femmes ont rattrapé les hommes et sont des sportives particulièrement assidues à partir de 45 ans. Le sport des aînés a globalement progressé: aujourd’hui, la part des très actifs est presque aussi élevée chez les 65-74 ans que chez les 15-24 ans.

Net recul du nombre d’inactifs

La part des non-sportifs a diminué pour la première fois depuis les années 1970, et de façon marquée puisqu’elle est passée de 26 % à 16 %. Dans les trois enquêtes sur le sport suisse réalisées antérieurement, respectivement en 2000, 2008 et 2014, un quart des personnes interrogées se disaient non sportives. Cette réalité a perdu son immuabilité au cours des six dernières années. Durant la même période, le nombre de sportifs occasionnels a augmenté. En comparaison nationale, la Suisse romande et le Tessin ont rattrapé leur retard, entraînant une réduction des différences régionales.

Le «combiné helvétique» toujours en tête

Comme dans les enquêtes précédentes, le «combiné helvétique» trône en tête du classement des activités préférées de la population. Il comprend cinq sports qui ont pour particularité de pouvoir se pratiquer tout au long de la vie: randonnée pédestre, cyclisme, natation, ski et jogging. La randonnée, en particulier, a fait un nouveau bond en avant depuis l’enquête de 2014. Aujourd’hui, elle compte parmi les sports les plus pratiqués, tous sexes et groupes d’âge confondus. La musculation, le yoga et la danse ont, eux aussi, nettement gagné en popularité au cours des six dernières années. Phénomène dans l’air du temps, la population est devenue encore plus polysportive, avec 4,5 sports différents pratiqués en moyenne à l’heure actuelle.

Importance confirmée des clubs

Les clubs de sport sont encore et toujours un ressort important du sport suisse, à preuve les 22% de la population adulte qui en sont membres. Les habitants des zones rurales sont plus souvent affiliés à un club que ceux des zones urbaines, qui préfèrent les centres de fitness. Au cours de la période étudiée, le nombre de personnes qui fréquentent régulièrement ces derniers a fortement augmenté.

La Suisse est aussi très sportive en comparaison internationale. Elle fait partie, avec la Finlande, la Suède et le Danemark, des pays les plus sportifs du continent européen. Si l’on considère les personnes qui font du sport au moins une fois par semaine, elle est carrément en tête du classement européen avec un résultat de 59%.

Le boom que le sport a connu au cours des 20 dernières années a entraîné la quasi-disparition des différences liées au sexe et à l’âge et une forte réduction des disparités entre les régions linguistiques. Reste une différence nette entre l’activité sportive de la population suisse et celle de la majorité des étrangers vivant en Suisse. Mais l’enquête montre que, globalement, les migrantes ont rattrapé leur retard et sont devenues plus sportives.

Lorik Cana à la direction de Lausanne-Sport?

La star de la nati albanaise, Lorik Cana, pourrait prendre la direction de Lausanne sport, selon le journal Le Matin. Ayant à son compte 93 sélections, l’international L.

Cana est passé par le PSG, l’Olympique de Marseille, Galatasaray et la Lazio. Selon ce journal suisse romand, ce joueur albanais originaire du Kosovo, pourrait devenir très prochainement le directeur sportif du Lausanne Sport, à la tête de la deuxième ligue suisse.

Occupé jusqu’ici par Pablo Iglesias, ce poste lausannois pourrait donc être occupé par Cana, ville où il passé son enfance et fait ses débuts dans le monde de foot.

Lorik Cana est issu d’une famille albanaise et d’un père footballeur. Ils avaient fuit la guerre au Kosovo Lausanne sport fait partie du groupe INEOS, propriétaire de l’OGC Nice.

La campagne de l’OFSP passe au bleu et se concentre sur le traçage des contacts

Alors que le Conseil fédéral assouplit largement les mesures à partir du 6 juin, la Suisse se dirige vers une nouvelle normalité. Cette étape décisive change les besoins d’information de la population. Il s’agit maintenant d’intégrer les mesures de protection requises dans la vie quotidienne afin de maintenir le taux d’infection à un faible niveau.Suivant le principe des codes chromatiques, la campagne s’adapte et change de couleur, passant du rose au bleu. En plus des règles encore valables et éprouvées, la campagne aborde maintenant le traçage des contacts afin de contenir au mieux la propagation du nouveau coronavirus et de prévenir une deuxième vague. Cette méthode est un moyen efficace pour identifier et interrompre les chaînes de transmission en retrouvant les personnes qui ont été en contact avec un cas présumé ou confirmé en laboratoire d’infection au COVID-19.

Nouveau : tests, traçage et isolement/quarantaine

À ce stade, la population suisse doit absolument suivre trois règles supplémentaires :

  1. Tests : en cas de symptômes évoquant le coronavirus, se faire tester tout de suite et rester à la maison.
  2. Traçage : chaque fois que c’est possible, fournir ses coordonnées pour le traçage.
  3. Isolement en cas de test positif, et quarantaine en cas de contact avec une personne testée positive.

En plus de la recherche classique des contacts, l’application SwissCovid pour smartphones sera bientôt disponible. Elle fournit des informations sur les contacts étroits avec une personne malade, même si on ne la connaît pas personnellement.

Suppression des amandes d’ordre

Les mesures d’assouplissement actuelles font de plus en plus appel à la responsabilité individuelle. Beaucoup de choses sont à nouveau possibles, notamment des rassemblements jusqu’à 30 personnes dans l’espace public et des manifestations jusqu’à 300 personnes. Toutefois, l’OFSP demande à la population de continuer à respecter les distances. Mais le Conseil fédéral a supprimé les amendes d’ordre.

La prudence reste de mise

La prudence reste de mise pour éviter autant que possible la propagation du virus et, si nécessaire, pour permettre le traçage des contacts. Le risque d’être infecté ou de transmettre le virus sans s’en apercevoir peut être minimisé par un comportement adapté. L’OFSP recommande :

  • Garder une distance de 2 mètres dans la mesure du possible, car le risque d’infection augmente au fur et à mesure que l’on se rapproche et que l’on est en contact avec une personne malade. Lorsque ce n’est pas possible, l’OFSP recommande de porter un masque, dans l’espace public.
  • Réduire à un minimum les situations où la distance ne peut être respectée et où il n’est pas possible de porter un masque. Il doit être possible de garder la vue d’ensemble des contacts. Si le test est positif, tous les contacts étroits doivent être indiqués. Il s’agit de toutes les personnes où la distance était inférieure à 2 mètres, sans mesure de protection, entre les deux jours ayant précédé les symptômes et le début de l’isolement.
  • Inscrire ses coordonnées sur les listes de présence. C’est la seule façon d’être averti si une personne était contagieuse p.ex. dans un restaurant, à un entrainement sportif ou au théâtre.
  • Renoncer aux accolades, aux embrassades et aux poignées de mains.
  • Évitez les endroits très fréquentés et où vous avez peu d’espace.
  • Se laver régulièrement et soigneusement les mains.
  • Tousser et éternuer dans un mouchoir ou dans le creux du coude.

Le matériel de la campagne est disponible

Jusqu’à présent, la campagne a été largement diffusée grâce à l’aide active de la population. Le matériel de la campagne a été téléchargé et accroché environ 500 000 fois. Les propriétaires de magasins, de restaurants, de pharmacies, etc. sont invités à télécharger le matériel de la campagne de l’actuelle phase bleue du site www.ofsp-coronavirus.ch et à l’afficher de manière visible pour les collaborateurs et les clients.

Auto-évaluation coronavirus

Dans la phase actuelle, les tests sont essentiels. L’auto-évaluation coronavirus vous indique les symptômes pour lesquels un test est recommandé. Une fois les questions complétées, le système indique les services auxquels on peut s’adresser pour un test, qui varient d’un canton à l’autre. www.ofsp-coronavirus.ch/check/

L’impact économique du COVID-19 sur le secteur du tourisme au Kosovo

Les mesures prises à partir de mi-mars 2020 portant sur la restriction et l’interruption de la circulation et des affaires au Kosovo, comme dans le monde entier, en raison du COVID-19, des secteurs tels que le tourisme, les voyages, l’hôtelerie et la gastronomie ont subi un coup lourd. Il n’exsite pas encore d’évaluations exacts sur l’impact qu’aura cette période sur ces secteurs de l’économie du Kosovo mais les premiers chiffres indiquent qu’un retour au niveau précédant le mois de mars sera un processus long et difficile.

Paragliding South Kosovo (Foto PPSE Kosova)

“Au niveau du tourisme, nous avons un croisement de beaucoup de secteurs. C’est une chaine entière qui a été touchée par la pandémie. En plus d’interrompre les services, l’annulation des reservations a immédiatement suivi. “Le tourisme est touché depuis hier” explique Baki Hoti, président de l’Association du tourisme alternativ du Kosovo, qui a publiquement lancé un appel au Gouvernement à soutenir ce secteur.

Prekaz (Foto PPSE KOSOVA)

Le 3 avril 2020, le Ministère des finances et des transferts du Kosovo a adopté et publié un Plan opérationnel d’urgence pour le paquet fiscal. Ce paquet a pour but d’assurer le soutien financier aux entreprises en difficulté en raison de la situation engendrée par la pandémie. MFT n’a pas élaboré sur les mesures selon les secteurs de l’économie mais a opté pour une approche qui consiste à venir en aide aux PME en subventionnant partiellement les pertes et les salaires des employés pour deux mois : mars et avril.

Avant la présentation de ce paquet, le projet portant sur Promotion de l’emploi dans le secteur privé financé par l’Agence Suisse pour le Développement et la Coopération au Kosovo a rédigé un rapport nommé « L’impact économique de la pandémie COVID-19 sur le secteur hôtelier et de l’hébergement au Kosovo ». Ce rapport a été soumis au MFT au Kosovo afin de les aider dans leur planification des mesures économiques pour ce secteur important de l’économie

Zipline (Foto PPSE KOSOVA)

Selon ce rapport, un calcul approximatif de l’interruption de deux mois du secteur hôtelier et de l’hébergement peut avoir l’impact suivant :

  • Plus de 12,000 personnes inactives sur le marché du travail avec le risque de perdre leur emploi et d’être ainsi sans revenu.
  • Les employés de ce secteur vont perdre un total de 6 millions d’euros de salaire ;
  • 3,683 de PME sont directement touchées avec une perte de 13 millions d’euros sur le chiffre d’affaires et ;

En raison de la passivité du secteur hôtelier et de l’hébergement, l’impact conséquent sur le secteur connexe pourrait s’élever à plus de 10 millions d’euros

Radavc (Foto PPSE KOSOVA)

Il existe d’autres données qui expliquent la difficulté qu’aura l’économie du Kosovo à se rehausser. Les domaines du tourisme, de l’hôtellerie, des restaurants et des cafés auront du mal à retourner à la situation telle qu’elle était avant le COVID-19.

Traditional Meal (FOTO PPSE KOSOVA)

Selon la presse au Kosovo, l’Institut pour l’économie de marché (IETL), en collaboration avec l’association de la gastronomie, a mené une enquête au sujet de l’impact de la pandémie sur les entreprises hôtelières et gastronomiques (HoReCa) au Kosovo. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 76.2% des entreprises de ce secteur au Kosovo seront amenés à faire faillite si la situation engendrée par le COVID-19 devrait continuer pendant les trois mois qui viennent. Par ailleurs, 55.4% des propriétaires sondés ont déclaré avoir été obligés de licencier leurs employés. Plus d’infos sont disponibles dans le rapport publié par Insajderi.com

Hani i Haraqise (Foto Dalon Kalludra)

Comment les agences touristiques gèrent-elles cette situation ?

Arsim Rexhepi est le fondateur de Balkan Destination, une agence qui emmène les touristes étrangers au Kosovo et organise principalement des visites culturelles, gastronomiques, traditionnelles et autres dans le pays. « Notre marché est principalement étrangers.

Les tours débutent fin avril et mai et cette période est normalement très chargée pour nous. La fermeture des activités en raison de la pandémie a eu un impact négatif car tous les groupes inscrits jusqu’en juin ont été annulés et nous ne savons pas ce qui se passera avec les groupes de septembre et octobre » explique-t-il.

Foto Dalon Kalludra

Sur le même sujet s’est également exprimé Virtyt Gacaferri, fondateur de Balkan Naturla Adventure, fournisseur de services touristiques au Kosovo et dans les Balkans. « Nous avons reçu beaucoup d’annulation par des clients étrangers. Pour nous 90% des clients viennent des pays de l’UE, l’Autralie, les Etats-Unis et l’Asie. Nous ne nous attendons pas à commencer à travailler durant la saison de l’été cette année. Nous serions contents si nous pouvions débuter en novembre ».

Afin de s’adapter aux nouvelles circonstances qui sont hors de contrôle des entreprises, Balkan Natural Adventure s’est concentré sur de nouvelles activités dédiés aux visiteurs locaux pour la saison de l’été. « Nous allons nous orienter vers le marché local. Nous préparons une offre abordable pour les citoyens kosovars. Par exemple, nous pouvons profiter des montagnes, où nos guides s’occupent des groupes et cueillent du thé, des champignons et des myrtilles. Nous nous efforçons de trouver des modèles pour remplacer le travail que nous faisions jusqu’à présent » indique Gacaferri.

En effet, cette année, l’accent sera placé sur les visiteurs locaux et la création de forfaits touristiques durant l’année qui sont convenables pour cette nouvelle clientèle mais également avec des prix abordables. L’interruption des activités économiques du pays a engendré une baisse des revenus pour les foyers et les voyages ou vacances à l’étranger tiendront du luxe plus qu’autre chose. Un grand nombre d’opérateurs touristiques exploitent cette période sans activités pour conceptualiser à nouveau leurs modèles d’affaires et pour créer des offres attractives pour les visiteurs locaux.

Novoberda Castle (Foto PPSE Kosova)

Par ailleurs, les mesures de confinement semblent se relâcher gentiment. Le Kosovo se prépare à des offres de tourisme pour ses propres citoyens. Il est venu le temps d’aimer davantage le Kosovo et de donner une nouvelle vie au potentiel touristique de notre pays

 

 

Le dernier numéro de la Revue Albinfo.ch porte sur « Les héros contre la pandémie «

Ce numéro revient en format papier, à la suite de celui du mois d’avril, lequel, en raison des circonstances de la pandémie, a dû être publié en version numérique seulement.

Au même moment où ce numéro a été envoyé pour impression et au moment même où nous écrivons ce texte, les mesures de confinement sont toujours en vigueur, même si elles ont été adoucies à grand échelle. Pour cette raison, ce numéro traitera principalement de la pandémie et du combat mené à son encontre.

Des sujets tels que: des portraits de médecins et infirmières et infirmiers d’origine albanaise en Suisse et au Kosovo qui ont été sur le front contre le coronavirus, des personnes et familles qui ont subies conséquences de la pandémie en perdant des proches en Suisse ou au Kosovo, det es témoignages les plus différents au sujet du virus seront au centre de ce numéro.

La place d’honneur revient certainement à la catégorie la plus exposée à la pandémie: les médecins et le corps médical. Ils sont “nos héros”.

En outre, la dimension économique des dégâts engendrés par la pandémie est également traitée dans cxe numéro de la Revue Albinfo.ch, et ce de façon importante. Ce sujet, l’impact du coronavirus sur l’économie suisse, fait l’objet de l’éditorial d’un expert albanais de Suisse. Les lecteurs auront aussi l’occasion de scruter le baromètre mesurant les dégâts subis par les entreprises albanaises en Suisse.

Le magazine albinfo.ch vient également avec ses rubriques habituelles où sont traitées d’autre thèmes du quotidien qui tournent autour de la vie de la diaspora.

 

Les dimensions du développement touristique au Kosovo

Le développement rapide du tourisme au Kosovo suit les tendances globales du secteur, notamment lors des dix dernières années. Des attractions touristiques sont continuellement présentés, l’offre est constamment améliorée et les services sont de plus en plus modernisés et diversifiés. Le tourisme s’est donc transformé en l’un des secteurs qui donne une impulsion au développement économique et social du pays. Selon l’organisation mondiale du tourisme, en 2018, les destinations européennes ont dépassé les 700 millions de touristes et il a été calculé que durant leur séjour, un touriste a en moyenne dépensé 800 dollars américains. Dans la même année, selon l’agence des statistiques du Kosovo 192’761 touristes étrangers ont visité le pays.

Ces visiteurs viennent principalement des pays germanophones, de la Turquie et de notre diaspora. Il est intéressant de noter qu’au Kosovo passent également beaucoup de visiteurs asiatiques dans le cadre de tournées balkaniques. En plus des touristes étrangers, les visiteurs locaux, les résidents Kosovars donc, qui décident de passer les fins de semaines ou les vacances dans des destinations à l’intérieur du pays, forment un groupe important de touristes. Ce groupe s’agrandit d’année en année. Mais selon précitée, en 2018, 108,043 touristes locaux ont visité différentes destinations du pays.

les plus petites unités d’hébergements (AirBnB)

Pas seulement des chiffres

En plus de la dimension exprimée en chiffres, le développement du tourisme au Kosovo contient d’autres dimensions également importantes. Les touristes ont des motifs variés de leurs visites : pour la culture du pays, l’architecture, la nature, la gastronomie, l’histoire, l’héritage spirituel ou les événements culturels. En tant que secteur complexe, la bonne gestion d’une destination touristique est liée étroitement à la collaboration des différentes parties du secteur privé et publique. Les dernières données d’un sondage de Swisscontact montrent que le nombre d’hébergements et des investissements ici, est à la hausse. En plus des hôtels, auberges et motels, les hébergements AirBnB constituent la tendance au développement le plus rapide. Au Kosovo on dénombre plus de 450 propriétés qui accueillent des visiteurs du monde. La gastronomie représente un autre secteur fortement lié au tourisme et qui connaît une transformation ces dernières années. En réponse au nombre de touristes et de visiteurs en croissance, en s’alignant sur les demandes et sur les goûts, le Kosovo enrichit son offre gastronomique non seulement avec des restaurants qui servent des plats d’autres pays et continents mais également avec une certaine innovation quant aux plats traditionnels, revisités.

Des cuisiniers mondialement connus réinventent les plats locaux et soutiennent les fermiers

 Les cuisiniers peuvent être les catalyseurs du changement : non seulement des goûts et des traditions de l’alimentation mais également en soutenant les fermiers locaux. En faisant usage des ingrédients frais locaux dans leurs recettes, les cuisiniers créent des liens plus forts entre les fermiers et les restaurants ainsi qu’entre les fermiers et les consommateurs. En 2019, les cuisiners connus à l’étranger, Fejsal Demiraj et Entiana Osmenzeza ont organisé l’événement « Taste of Kosovo » où ils ont servi des plats préparés entièrement d’ingrédients cultivés ou cueillis au Kosovo. L’événement faisait partie de l’initiative albanaise de la gastronomie, projet de la Fondation RRNO et qui a pour but de documenter et réinventer la cuisine albanaise.

L’expédition met en relief les fermiers et les producteurs locaux. Il y a tellement d’éléments délicieux et sains dans la nature, que nous devons simplement les goûter et les trouver. Les activités dans la nature mais également dans les centres urbains doivent être accompagnées d’une offre touristique attrayante afin d’avoir une influence positive sur la décision des touristes quant à la durée de leur séjour. Les attractions touristiques du Kosovo sont intéressantes et diversifiées pour tout type de touriste.

Les touristes peuvent à présent vivre l’émotion du pont tibétain

 De nouvelles attractions lancées l’année passée

En 2019 seulement, de nouvelles attractions touristiques ont été lancées. Via Ferra à Prizren et à Peja sont de bons exemples. À Peja également, une autre attraction touristique a fait son apparition : les touristes peuvent à présent vivre l’émotion du pont tibétain ; le parachute, le kayak, le cyclisme de montagne, la randonnée forestière combinée au yoga, les sports d’hivers sont les activités de plein air les plus sollicitées. Des attractions plus modernes tels que « escape room », le musée d’illusions, les évènements culturels font maintenant partie de ce qu’offre Prishtina. Par ailleurs, une longue liste d’attractions en développement s’ajoute à ce qu’offre le Kosovo. Non loin de Pristina, le Parc aux ours (Pylli i Arinjeve) va très bientôt ouvrir son sentier pédestre avec six attractions pour familles et enfants. Au bord de la rivière Lumbardh à Pejë, on construit une zone de camping avec six attractions et des activités diverses.

le kayak

À Prizren, le musée du filigrane va prochainement ouvrir ses portes. Il est à présent plus simple pour les touristes et visiteurs allant au Kosovo de faire connaissance avec l’offre touristique du Kosovo, grâce à un nouveau service qui se développe sur le marché : celui des guides locaux. Ces professionnels possèdent des informations au sujet de l’histoire, des mythes et de la beauté des destinations et ils savent comment faire visiter les bons endroits aux touristes.

« En plus de l’aspect financier, les effets de l’augmentation du nombre de touristes étrangers et des visiteurs locaux se ressentent également dans d’autres secteurs et qui, directement ou indirectement, se traduisent par une croissance de l’emploi, de la production locale, de la qualité des services divers mais également de l’amélioration de l’image du Kosovo dans le monde » explique Blerina Batusha Xërxa, de l’organisation Swisscontact, qui collabore depuis 2014 pour le développement du tourisme du Kosovo avec les institutions du pays, grâce au soutien financier de l’Agence Suisse de Développement et la Coopération.

Les hôtels, les capacités et les visiteurs.

  • 22% sont des hôtels de taille plus grands qui proposent également des restaurants
  • Au Kosovo, on trouve plus de 11,680 chambres.
  • Dans les grands hôtels, environ 50.6% des hôtes sont des touristes internationaux, environ 22.7% viennent de la diaspora et 11.8% sont des visiteurs locaux.
  • L’impact économique du tourisme en unités d’hébergement et restaurants est calculé ainsi : €153 millions en 2017 et environ €202 millions en 2018.
  • Le taux d’exploitation des hôtels se situe environ à 49%, alors qu’il est de 60% dans les plus petites unités d’hébergements (AirBnB).

Le premier « jeu d’évasion » (Escape Room) s’ouvre au Kosovo H

 Afin de contribuer aux choses à faire à Prishtina – pour les visiteurs, touristes et habitants de la capitale – arrive le jeu d’évasion, l’Escape room RAZ, investissement d’un groupe de jeunes qui viennent du monde du tourisme. L’idée était originellement proposée afin de combler le besoin des visiteurs de Prishtina pour voir plus de choses à faire pendant la visite de la ville. L’attraction améliorera les opportunités locales et aura un impact sur l’augmentation du nombre de visiteurs, sur la durée de leur séjour et sur la somme des dépenses.

Le Conseil fédéral assouplit progressivement les mesures de protection contre le nouveau coronavirus

Dès le 27 avril prochain, les hôpitaux pourront à nouveau pratiquer toutes les interventions, y compris celles qui ne sont pas urgentes. Les cabinets médicaux, les salons de coiffure et de massage et les instituts de beauté pourront également rouvrir, de même que les magasins de bricolage, les jardineries, les pépinières et les fleuristes – à condition toutefois de garantir la sécurité des clients et des employés. C’est ce qu’a décidé le Conseil fédéral lors de sa séance du 16 avril. Si l’évolution de la situation le permet, l’école obligatoire et les autres magasins devraient rouvrir leurs portes le 11 mai. Enfin, les écoles professionnelles et du secondaire II, les hautes écoles, les musées, les zoos et les bibliothèques devraient rouvrir le 8 juin. Le Conseil fédéral a par ailleurs précisé les mesures à prendre pour protéger les employés vulnérables.

Au vu de l’évolution épidémiologique et des recommandations des scientifiques, le Conseil fédéral a décidé d’assouplir les mesures de protection de la population contre le nouveau coronavirus à partir du 27 avril. Afin de garantir une planification optimale, il annonce également les étapes ultérieures prévues jusqu’au début juin.

Pour définir les mesures successives d’assouplissement, le Conseil fédéral a pris en compte différents facteurs : le risque d’augmentation des contacts rapprochés et des flux de personnes, le nombre de personnes vulnérables concernées ou encore la possibilité de prendre des mesures de protection. Il a également tenu compte des bénéfices économiques de chaque assouplissement.

Protection de la santé et limitation des dommages économiques
La stratégie d’assouplissement du Conseil fédéral poursuit plusieurs objectifs : la santé de la population suisse reste la priorité absolue, en particulier celle des personnes vulnérables. C’est la raison pour laquelle les assouplissements s’accompagnent de plans de protection. Selon la branche, il peut s’agir d’une recommandation ou d’une obligation de porter un masque. Le Conseil fédéral souhaite par ailleurs minimiser les dommages économiques et réduire autant que possible les restrictions des droits fondamentaux. Cette stratégie doit être mise en œuvre uniformément dans toute la Suisse et de manière coordonnée avec les pays voisins.

Première étape : 27 avril 2020
Dans un premier temps, soit à partir du 27 avril, le Conseil fédéral a décidé d’assouplir les restrictions pour les activités qui n’impliquent que peu de contacts directs, qui n’occasionnent pas de flux importants de personnes et pour lesquelles il est facile de mettre en place des plans de protection. Concrètement, les restrictions dans le domaine des soins stationnaires seront assouplies et les hôpitaux pourront recommencer à effectuer toutes les interventions. Par ailleurs, les cabinets médicaux pourront reprendre leurs activités normalement et proposer à nouveau toutes leurs prestations, y compris celles qui ne sont pas urgentes. Sont notamment concernés les cabinets dentaires, de physiothérapie et de massages médicaux. Cette mesure vise également à prévenir l’impact négatif d’une absence d’examens ou de traitements.

Pourront également rouvrir le 27 avril les établissements qui offrent des services impliquant un contact physique, tels que salons de coiffure, de massage, de tatouage ou de beauté, mais aussi les magasins de bricolage, les jardineries, les pépinières et les fleuristes. Les installations publiques en libre-service telles que les stations de lavage pourront aussi être remises en fonction. Par ailleurs, les personnes extérieures à la famille proche d’un défunt pourront à nouveau assister aux funérailles.

Enfin, à partir du 27 avril, les magasins d’alimentation qui proposent d’autres marchandises en plus des biens de consommation courante pourront rouvrir toute leur surface de vente.

Deuxième et troisième étapes : 11 mai et 8 juin 2020
À partir du 11 mai, le Conseil fédéral prévoit de rouvrir les écoles obligatoires, les autres magasins et les marchés. Le Conseil fédéral entend prendre une décision à ce sujet le 29 avril. Dans une troisième phase, prévue à partir du 8 juin, ce sont les écoles professionnelles et du secondaire II ainsi que les hautes écoles qui devraient rouvrir leurs portes. À la même date, le Conseil fédéral prévoit de rouvrir les établissements de divertissement et de loisirs tels que musées, bibliothèques, jardins botaniques et zoos, et d’assouplir l’interdiction de rassemblement. Il doit se prononcer sur les détails de cette étape le 27 mai prochain. Pour l’heure, rien n’est encore décidé pour la suite. S’agissant des grandes manifestations, le Conseil fédéral décidera lors d’une de ses prochaines séances quand elles seront à nouveau autorisées.

Une stratégie liée à l’évolution de l’épidémie
Le passage d’une étape à l’autre n’aura lieu que s’il n’y a pas d’augmentation significative des cas de COVID-19. Les différentes étapes seront suffisamment espacées pour observer les effets des mesures d’assouplissement. Seront notamment évalués le taux d’occupation des hôpitaux ainsi que le nombre de nouvelles infections, d’hospitalisations et de nouveaux décès.

Dès que le nombre de cas en Suisse aura suffisamment diminué, les cantons recommenceront à tracer systématiquement les chaînes de transmission : l’objectif est de dépister, traiter et isoler rapidement les personnes infectées, de retrouver les personnes qui ont été en contact avec elles et d’éviter d’autres transmissions. Pour ce faire, il est prévu de renforcer les dépistages, d’élaborer une stratégie de suivi des contacts et de développer une application qui permettra de savoir si quelqu’un a été en contact avec une personne infectée. Les mesures d’éloignement social et d’hygiène restent en outre d’actualité et gardent toute leur importance. Les personnes vulnérables doivent continuer de rester à la maison.

Protection des employés vulnérables
Lors de la réouverture progressive des établissements et des entreprises, il est essentiel de garantir une protection exhaustive des employés vulnérables. C’est la raison pour laquelle le Conseil fédéral a aussi redéfini plus précisément la notion de « personnes vulnérables » et clarifié les mesures de protection à prendre à leur égard.

Concrètement, l’employeur doit permettre à ces personnes de travailler à domicile, si nécessaire en leur fournissant des tâches de substitution appropriées. Si la présence sur le lieu de travail est indispensable, l’employeur doit protéger la personne concernée en adaptant les procédures ou le poste de travail. La personne vulnérable peut refuser une tâche si elle estime que les risques pour sa santé sont trop élevés. S’il ne lui est pas possible de travailler ni à domicile ni sur son lieu de travail, l’employeur doit lui accorder un congé tout en continuant à lui verser son salaire. L’employeur peut exiger un certificat médical indiquant pourquoi la personne vulnérable est considérée comme telle.

Enfin, en raison de la situation épidémiologique, le Conseil fédéral a autorisé le canton du Tessin à prolonger jusqu’au 26 avril les restrictions dans certaines branches de l’économie.