Retraite des magistrats: le droit au versement rétroactif sera limité

Les membres du Conseil fédéral et le chancelier de la Confédération ont droit à une retraite lorsqu’ils quittent leurs fonctions. Celle-ci est réglée par la loi fédérale concernant les traitements et la prévoyance professionnelle des magistrats (RS 172.121 (RS 172.121) et l’ordonnance de l’Assemblée fédérale concernant les traitements et la prévoyance professionnelle des magistrats (RS 172.121.1). La loi et l’ordonnance ne règlent pas le cas où un magistrat ne fait pas valoir son droit à la retraite dès qu’il quitte ses fonctions mais en demande plus tard le versement rétroactif.

Ce que le droit en vigueur ne dit pas doit être déterminé par l’interprétation. Le 1er juillet 2020, le Conseil fédéral a interprété les dispositions pertinentes de manière très large dans le cas d’une demande de versement rétroactif et approuvé le versement pour les 5 dernières années, sous réserve de l’approbation de la Délégation des finances (DélFin) des Chambres fédérales. A la même date, il a par ailleurs décidé d’exclure totalement le versement rétroactif des pensions de retraite à l’avenir. Il a chargé la Chancellerie fédérale de préparer, avec l’Office fédéral de la justice, les adaptations législatives éventuellement nécessaires.

La DélFin s’est penchée sur le système des retraites des magistrats le 2 septembre 2020. Elle a recommandé au Conseil fédéral de renoncer au versement rétroactif des retraites aux anciens conseillers fédéraux. Elle lui a en outre recommandé de respecter le principe de l’emploi ménager des fonds, établi à l’art. 12, al. 4, de la loi sur les finances (RS 611.0) et de ne plus verser de retraites qui ne seraient pas effectivement dues selon une interprétation stricte des dispositions pertinentes.

Le Conseil fédéral partage l’avis de la DélFin, selon lequel la revendication rétroactive de retraites non perçues n’est pas conforme au sens et au but du régime des retraites. Se fondant sur deux avis de droit externes et un avis de l’Office fédéral de la justice, il estime toutefois qu’aux termes des dispositions en vigueur, le droit au versement rétroactif de la retraite existe, mais qu’il se prescrit par 5 ans.

Dans ce contexte, le Conseil fédéral a décidé de limiter à 5 ans au plus le versement rétroactif des retraites jusqu’à ce que les règles excluant un tel versement soient établies. S’il devait arriver qu’on fasse valoir des droits remontant à plus de 5 ans, il soulèverait l’exception de prescription. En d’autres termes, il rejetterait les requêtes dans ce sens.

La seconde extrapolation de 2020 confirme un déficit élevé pour la Confédération

La Confédération s’attend à un déficit de 20 milliards de francs pour l’exercice en cours, dont 18,1 milliards sont dus aux dépenses extraordinaires destinées à atténuer les effets de la pandémie de coronavirus. Le budget 2020 prévoyait un excédent de 0,3 milliard. Toutefois, l’insécurité entourant ces prévisions reste grande, car l’augmentation des cas de coronavirus pourrait avoir des conséquences encore plus importantes sur les finances de la Confédération jusqu’à la fin de l’année.

Lors de sa séance du 28 octobre 2020, le Conseil fédéral a pris connaissance des résultats de l’extrapolation la plus récente. Se fondant sur les chiffres disponibles à la fin du mois de septembre, la Confédération s’attend à un déficit de financement ordinaire de 1,9 milliard pour l’exercice 2020. Les dépenses extraordinaires dues aux vastes mesures prises par la Confédération pour gérer la pandémie de coronavirus devraient, selon les estimations, atteindre un montant de 18,1 milliards. En l’état actuel des connaissances, la Confédération ne devrait donc pas utiliser l’intégralité des montants autorisés à titre extraordinaire dans le cadre des suppléments (30,9 milliards, compensations incluses). Dans l’ensemble, la Confédération devrait enregistrer un déficit de financement de 20 milliards.

Les estimations, qui se fondent sur les chiffres disponibles à la fin de septembre, restent entourées d’une grande incertitude, car le nombre de cas de coronavirus augmente fortement à l’heure actuelle.

Une otage suisse tuée par des terroristes au Mali

Les autorités françaises ont informé les autorités suisses, ce vendredi après-midi, que l’otage suisse détenue au Mali était décédée. Elle aurait été tuée par les ravisseurs de l’organisation terroriste islamiste Jama’at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM) il y a environ un mois.

“C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort de notre concitoyenne”, a déclaré le conseiller fédéral Ignazio Cassis. “Je condamne cet acte cruel et exprime mes plus sincères condoléances aux proches de la victime.”

Les circonstances exactes de l’assassinat de l’otage suisse ne sont pas encore claires. Les autorités françaises ont été informées de cette exécution par l’intermédiaire de l’otage française récemment libérée.

La Suisse exige le rapatriement du corps 

Les autorités suisses, sous la direction du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), mettent tout en œuvre pour connaître les circonstances exactes de cette exécution ainsi que le lieu où se trouve le corps de la victime. La Suisse fera tout son possible pour le rapatrier. Pour ce faire, le DFAE tentera de se rapprocher du nouveau gouvernement de transition au Mali.

Intervention d’une task force interdépartementale 

En collaboration avec les autorités maliennes et d’autres partenaires, les autorités suisses ont travaillé ces quatre dernières années pour que la citoyenne suisse soit libérée et puisse retrouver sa famille. A plusieurs reprises, les membres du Conseil fédéral ont fait pression sur les autorités maliennes pour demander sa libération.

Une task force interdépartementale sous la direction du DFAE avait été déployée. Le groupe de travail était composé de représentants du DFAE, de l’Office fédéral de la police (fedpol), du Service de renseignements de la Confédération (SRC)et du Ministère public de la Confédération (MPC). Les autorités suisses étaient également en contact permanent avec la famille de la victime.

Pourquoi Gjon ne s’écrit pas John ?

“J’ai rencontré” John pour la première fois à la Bibliothèque cantonale universitaire de Fribourg. Il s’y trouvait avec un tas de questions auxquelles il espérait trouver réponse dans ce temple du savoir. Dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler les scènes de films de Tarkovsky et de David Lynch, il répétait, en nous demandant : “répondez-moi”! … pourquoi la vie après la mort ? Pourquoi on court sans jamais nous arrêter ? Pourquoi on prie, chacun pour soi ? Pourquoi je suis étranger ici et là-bas ?

Naturellement, de manière virtuelle, des centaines de milliers d’autres personnes l’ont rencontré via Youtube par sa chanson avec laquelle il aurait dû représenter la Suisse à l’Eurovision cette année, concours annulé à cause de la pandémie.

Gjon le non-virtuel ne présentait pas de différence avec celui que j’avais “rencontré” à la bibliothèque. Les questions étaient encore présentes et nous allions essayer d’y répondre à travers une discussion durant laquelle nous avons survolé d’autres aspects de sa carrière.

En cherchant mon hobby, j’ai découvert le piano 

À l’âge de 7-8 ans, comme tous les enfants de son âge, Gjon recherchait une activité qui le rendrait heureux. C’était très important pour lui étant donné que ses camarades de classe avaient un hobby, principalement un sport.

« Durant cette recherche, à l’école de musique à Bulle, je suis entré en contact avec le piano. J’ai crée une relation avec cet instrument, qui m’a bien plus touché que le sport. Je regardais avec admiration les réussites es personnages connus tels que Mozart, Beethoven et Bach. Toutefois, comme j’étais assez introvertie comme personne, l’idée de chanter s’est fait naturellement à cet âge. Ma relation avec le piano était très intime et je ne voulais pas la partager avec les autres. Le piano était mon secret » explique Gjon.

Elvis Presley et les larmes de son grand-père

 Le grand-père de Gjon, Hamidi, venait tout juste d’arriver du Canada. Enthousiasmé avec ce qu’il avait appris durant les cours de piano, Gjon joue quelques morceaux devant lui. Lorsqu’il termine, il demande s’il peut chanter une chanson pour lui. »

« Je n’avais jusqu’alors jamais tenté le chant – explique Gjon et c’était quelque chose de nouveau pour moi. J’ai accepté de chanter une chanson. Même si ça n’allait pas bien sonner, pensai-je, il n’y aurait aucun problème car il n’y avait que mon grand-père qui était présent. Sans aucune préparation, j’ai commencé à chanter « Can’t help falling in love with you » d’Elvis Presley sans avoir aucune idée de ma performance. Lorsque j’ai jeté un coup d’œil à mon grand-père, il pleurait. C’est la première fois que je voyais mon grand-père pleurer » Gjon fait une pause de quelques instants et poursuit : « pour moi, ce moment était très particulier – je regardais mon grand-père les larmes aux yeux. J’ai eu l’impression d’avoir traversé son esprit à travers la chanson. Là j’ai obtenu le courage de faire quelque chose d’intime devant les autres, c’est-à-dire de chanter en public.

 De « E bukura more » jusqu’à « Je t’aime »

“Sans que je ne sache rien, mon grand-père avait arrangé ma participation à l’émission « Ti vlen » en Albanie où en tant qu’invité je chanterais un morceau. Je me suis présenté avec la chanson « Moj e bukura more ». Toute cette expérience était très nouvelle et inconnue pour moi. Sans aucune préparation, j’ai chanté à cette émission, mais je n’étais pas satisfait de ma performance. Je me suis promis à ce moment-là de ne plus participer à un événement public. Je n’ai pas abandonné le chant, j’ai simplement voulu me donner du temps pour me présenter en étant plus préparé. » Après cette expérience, Gjon passe beaucoup de temps à écouter les autres chanteurs du calibre de Céline Dion et Whitney Houston et ce sur les conseils de son grand-père. Il passe ainsi se journées dans sa chambre en s’entrainant sur ces voix qui étaient très proches de sa voix d’enfant. Pendant ce temps, les organisateurs de la première édition de l’émission Albanians got talent, après avoir vu et entendu Gjon entonner Moj e bukura more, l’invitent à participer aux concours.

“Je savais à présent que j’étais préparé pour l’événement, » explique Gjon. « Cette fois, j’ai décidé de chanter en français, langue qui, je l’admets, était plus proche de mon oreille. J’ai choisi la chanson Belle Notre-Dame de Paris, que j’ai chanté devant le jury composé de Rovena Dilo, Altin Basha et Armend Rexhepagiqi. Ce qui m’a le plus touché et encouragé était le commentaire de Rovena Dilo, qui m’a fait remarquer que je ne chantais pas comme un enfant mais avec la voix d’un enfant, je chantais comme un chanteur adulte. En demi-finale, je me suis présenté avec la chanson Je t’aime, qui a été très bien accueillie par tous. Après cette performance, c’était impossible de sortir Tirana » poursuit Gjon avec exaltation. « Tous les 20 mètres, on m’arrêtait pour me saluer. C’était très spécial pour moi. J’étais maintenant convaincu et je savais que je voulais chanter devant les autres. »

La route vers l’Eurovision

Après la participation à succès en Albanie, Gjon est invité à participer à La France a un talent et en Suisse un peu plus tard. Ces deux événements lui donnent plus d’expérience et dans ce cadre, il fait connaissance avec l’industrie de la musique. Il reçoit ensuite une offre pour un album de la part de SONY. Toutefois, il décide de ne pas entreprendre ce pas.

“Je compris à ce moment que je n’étais pas prêt pour un album, je n’étais pas prêt techniquement et je n’avais pas créé mon identité, mon style et ma voix musicales, raconte Gjon. « À partir de ce moment, j’ai refusé toutes les offres et participations à d’autres concours avec comme seul objectif de me concentrer sur mon propre développement et sur ma musique. J’ai passé 6 à 7 ans à écouter différents types de musique du monde entier avec le but de comprendre comment atteindre cette voix. J’ai en même temps poursuivi avec les cours de chant ».

Avant la participation à l’Eurovision, il apparait à La Plus Belle Voix en France. N’étant au courant de rien, la mère de Gjon enregistre une performance Gjon et l’envoie à cette émission, d’où l’invitation. Il y atteint la demi-finale. Après cette participation, Gjon reçoit des propositions et invitations à faire partie de l’Eurovision. « J’ai tout refusé » explique Gjon. « Toutefois, le groupe Aliose m’a invité à participer à un camp de musique, où j’ai décidé d’y aller sans savoir de quoi il s’agissait. Arrivé au camp de musique à Zürich, j’ai compris que c’était un camp de préparation à l’Eurovision. On n’avait qu’un jour à disposition et je suis arrivé avec mon idée de la mélodie de la chanson Répondez-moi. Même si tout est allé très vite, j’avais mon idée de ce que je voulais comme musique et texte mais pas comme production. La version de la chanson retravaillée à passé l’évaluation du jury composé de centaines de personnes de différents horizons et professions. Elle a obtenu le plus de points parmi les 500 participants. Ma chanson a été choisie pour représenter la Suisse à l’Eurovision.

 

Sur l’origine : pourquoi Gjon et non pas John

“Dans ce morceau, je voulais que l’origine occupe une place clé » raconte Gjon, en changeant de sujet – celui de la façon sur la réalisation de la chanson. « Cette question m’a accompagné depuis le temps de l’école lorsque la façon d’écrire mon nom, Gjon et non John, faisait naitre la question sur mon origine. C’était un sujet qui me poursuivait continuellement même si je ne trouvais pas important le fait d’en parler. Certaines fois, lorsqu’on me questionnait sur mon origine, il me venait à l’esprit de leur répondre que je venais de ma mère » rétorque Gjon avec sarcasme tout en poursuivant : « Pour moi, il était important de comprendre que j’étais de nationalité suisse mais d’origine albanaise. Et je vois ce pluriculturalisme comme une priorité et richesse irremplaçable. J’ai donc décidé de traiter la question de l’origine dans les chansons à travers les questions. Ainsi, les questions demeuraient sans réponses et ceci correspondait bien au sentiment que je ressentais lorsque je recherchais une réponse pour des choses qui n’en avaient pas. Autant personnelles qu’elles soient, les questions que Gjon pose dans la chanson sont également universelles. Ce sont des questions dont les réponses changent au fil du temps. « C’est la vie, poursuit Gjon, « d’accepter que tu n’as pas toutes les réponses et qu’elles sont limitées dans le temps ».

“Eurovision 2021” et les plans pour le futur

Après avoir remporté le titre cette année, Gjon participera à « l’Eurovision 2021 » mais avec une autre chanson. Avec ceci, la pression pour produire une autre chanson à succès est bien plus grande.

« Avec la nouvelle chanson, je veux démontrer que je ne sais pas faire qu’une chose » s’exprime Gjon. « Nous tentons de composer les chansons de différentes façons. Nous essayons d’avoir une plus grande diversité pour voir quels résultats on peut atteindre. Je sais que j’aurais voulu risquer car je suis jeune et je ne me soucie pas des conséquences ».

« En ce qui concerne mon engagement pour les concerts, la plupart d’entre eux sont annulés à cause de la pandémie. Entre temps, nous travaillons sur un nouvel album avec mon groupe et sommes à la recherche d’un nouveau label qui – vraisemblablement – sera de France. J’ai évalué une offre d’Albanie mais je crois que je dois débuter en français qui est la deuxième langue la plus écoutée après l’anglais. Cela ne veut pas dire que je ne réfléchirai pas à une possibilité de faire quelque chose en Albanie également ».

 La vie sur Mars.

 « Si je devais faire un album, j’aurais aimé faire un cover de la chanson « Life on Mars » de David Bowie. Le texte lui-même et la chanson sont d’une façon extraterrestres et parlent d’une réalité qui nous entoure tous les jours, où tout va de moins et moins bien » explique John en parlant de ses préférences.

« Parmi les artistes, je démarquerais Grace Johns, principalement pour son courage et sa confiance en elle. C’est comme dans la vie, lorsque tu as confiance en toi, tu peux accomplir beaucoup de choses. Pour moi, elle n’est pas seulement une artiste, mais une icone de la musique et de la mode »

Le Kosovo n’est plus dans la liste rouge Suisse

Toute personne entrant en Suisse en provenance de certains États et territoires doit se mettre en quarantaine. La liste de ces régions sera mise à jour le 28 septembre 2020. Un résultat de test négatif ne permet pas de mettre fin à la quarantaine.

Qui doit se placer en quarantaine ?

Les personnes qui ont séjourné dans un État ou sur un territoire à risque élevé d’infection et qui entrent en Suisse par la suite doivent se placer en quarantaine. Les États et territoires concernés sont précisés dans une liste, laquelle est régulièrement adaptée à la situation épidémiologique.

C’est la liste en vigueur au moment de l’entrée en Suisse qui détermine si une quarantaine est obligatoire.

Vérifiez la liste en vigueur lors de votre entrée sur le territoire : avez-vous séjourné dans un des États ou sur un des territoires définis pendant les 10 derniers jours avant d’entrer en Suisse ? Si oui, vous êtes tenus par la loi de vous placer en quarantaine et de déclarer votre arrivée aux autorités cantonales. Suivez les consignes données à la rubrique Procédure après l’entrée en Suisse.

Les passagers en transit qui ont séjourné moins de 24 heures dans un État ou sur un territoire à risque élevé d’infection ne sont pas obligés de se placer en quarantaine. D’autres exceptions sont fixées à l’art. 4 de l’ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs.

Un test négatif ne permet pas de lever une quarantaine obligatoire et ne réduit pas non plus sa durée. En effet, un résultat négatif n’exclut pas une infection. Vous en trouverez l’explication biologique sur la page Questions fréquentes.

Liste des États et des territoires

Les États et territoires concernés sont définis dans l’ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs. Cette liste est régulièrement actualisée.

Lorsqu’un État figure sur la liste, tous ses territoires, îles et territoires d’outre-mer sont concernés, même s’ils n’y sont pas nommés séparément. Font exception à cette règle les États voisins de la Suisse. Dans ce cas, les États n’apparaissent pas en tant que tout ; seuls certains de leurs territoires sont inscrits. Vous trouverez de plus amples informations sur le site questions fréquentes.

Supprimés de la liste dès le 28 septembre 2020 : Kosovo, Saint-Marin.

Les États et territoires rajoutés sont en gras.

 Liste en vigueur pour une entrée en Suisse à compter du 28.9.2020


Zones des pays voisins
En France:

  • Région Bretagne
  • Région Centre-Val de Loire
  • Région Corse
  • Région Hauts-de-France
  • Région Île de France
  • Région Normandie
  • Région Nouvelle-Aquitaine
  • Région Occitanie
  • Région Pays de la Loire
  • Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Territoire d’outre-mer Guadeloupe
  • Territoire d’outre-mer Guyane
  • Territoire d’outre-mer La Réunion
  • Territoire d’outre-mer Martinique
  • Territoire d’outre-mer Mayotte
  • Territoire d’outre-mer Polynésie française
  • Territoire d’outre-mer Saint-Barthélemy
  • Territoire d’outre-mer Saint-Martin

En Italie:

  • Regione Liguria

En Autriche:

  • Land Niederösterreich
  • Land Oberösterreich
  • Land Wien
États et zones

  • Albanie
  • Andorre
  • Argentine
  • Arménie
  • Bahamas
  • Bahreïn
  • Belgique
  • Belize
  • Bolivie
  • Bosnie et Herzégovine
  • Brésil
  • Cabo Verde
  • Chili
  • Colombie
  • Costa Rica
  • Croatie
  • Danemark
  • Émirats arabes unis
  • Équateur
  • Espagne
  • États-Unis
  • Grande-Bretagne
  • Guyana
  • Honduras
  • Hongrie
  • Inde
  • Irak
  • Irlande
  • Islande
  • Israël
  • Jamaïque
  • Koweït
  • Liban
  • Libye
  • Luxembourg
  • Macédoine du Nord
  • Maldives
  • Malte
  • Maroc
  • Moldova
  • Monaco
  • Monténégro
  • Namibie
  • Népal
  • Oman
  • Panama
  • Paraguay
  • Pays-Bas
  • Pérou
  • Portugal
  • Qatar
  • République dominicaine
  • Roumanie
  • Slovénie
  • Suriname
  • Territoire palestinien occupé
  • Trinité-et-Tobago
  • Tchéquie
  • Ukraine

Pour consulter une liste antérieure à celles ci-dessus, veuillez vous reporter à la version correspondante de l’« ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs ». Toutes les versions de cette ordonnance sont accessibles dans le recueil systématique (voir encadré sur la droite).

« Assumons nos responsabilités »

Simonetta Sommaruga, Présidente de la Confédération, Message vidéo pour le débat général de la 75e Assemblée générale des Nations Unies

(Seul le discours prononcé fait foi)

Monsieur le Président de l’Assemblée générale,

Monsieur le Secrétaire-général des Nations Unies,

Mesdames et messieurs les Chefs d’Etat et de gouvernement,

Excellences,

Mesdames et messieurs,

Il est des moments qui marquent de leur empreinte des générations entières. La fondation de l’organisation des Nations Unies il y a septante-cinq ans a été un tel moment. Pour cela, nous devons être reconnaissants à nos parents.

Pouvons-nous néanmoins aujourd’hui nous permettre un regard critique sur l’ONU ? – Oui, nous le pouvons …  Nous le devons même.

En effet, septante-cinq ans plus tard, il y a toujours des guerres, plus de réfugiés et de déplacés que jamais, une crise climatique pour l’heure sans solution, des millions d’êtres humains souffrant de la faim, et l’égalité entre les hommes et les femmes qui n’est pas réalisée.

Nous pourrions critiquer l’ONU pour cela – mais au fond, quand nous parlons de « l’ONU », de qui parlons-nous ? – Nous parlons en fait de nous-mêmes, car l’ONU, c’est ses Etats-membres. Et ceux-ci font souvent obstacle au travail de l’ONU. Ils bloquent des décisions ou refusent de les mettre en œuvre, ils torpillent des résolutions et en violent les principes.

Cela affaiblit l’ONU. Et par là-même, cela nous affaiblit nous tous. Si nous voulons une ONU forte, alors nous devons, nous les Etats-membres, soutenir avec force l’Organisation et poursuivre ensemble ses objectifs. Car les objectifs de l’ONU sont nos objectifs.

Mesdames et messieurs,

Nous vivons dans une époque marquée par des tensions géopolitiques. Nombre d’Etats sont aussi de plus en plus polarisés dans leurs affaires intérieures.

Plus que jamais, l’ONU est indispensable pour la promotion de la paix et de la sécurité dans le monde. Elle incarne la cause des droits de l’homme, celle du développement durable ainsi que celle d’un monde réglé par le droit. Nous serions donc bien avisés de poursuivre ensemble les objectifs de l’ONU car ils nous profitent à tous et nous renforcent.

Mon pays est fier de contribuer à la réalisation des objectifs de l’ONU, même si cela n’est pas toujours aisé. Traduire en politique nationale les objectifs que nous nous sommes par exemple fixés dans le domaine climatique ou en matière d’égalité des sexes est difficile. Mais c’est pour cela que nous tous, hommes et femmes politiques, sommes élus : pour offrir à nos populations respectives et à l’humanité en général une vie décente dans la liberté et la sécurité.

Mon pays plaide aussi pour un ordre international réglé par le droit. Nous nous engageons pour le droit international humanitaire et la prévention des conflits, et offrons nos bons offices là où ils sont souhaités. Mon pays est prêt à assumer encore davantage de responsabilités et c’est pour cela que la Suisse est, pour la première fois, candidate à un siège non-permanent au Conseil de sécurité pour la période 2023- 2024.

Bien évidemment, la Suisse appuie sans réserve l’appel du Secrétaire-général à un cessez-le-feu mondial. Mais au-delà d’un tel appel, que faire ?

Nous devons investir encore davantage dans la prévention des conflits. Ici aussi, les droits humains doivent demeurer au centre de notre action. La « Genève internationale » contribue en ce sens également à la prévention des conflits, en accueillant par exemple le Conseil des droits de l’homme ou le Secrétariat du traité sur le commerce des armes.

En poursuivant les pires crimes, la Cour pénale internationale contribue à mettre en œuvre le droit international humanitaire. Nous confirmons ici notre soutien à la Cour pénale internationale en tant que partie intégrante d’un ordre international réglé par le droit. Afin de faciliter des échanges sur les meilleures façons de respecter ces normes humanitaires, la Suisse a été un des premiers pays à publier un rapport volontaire sur leur mise en œuvre nationale. Mon pays serait heureux de faire des émules.

S’il est juste de tenter de prévenir les conflits et de s’efforcer d’en atténuer les pires conséquences humanitaires, il est aussi crucial de résoudre durablement les conflits en cours. En tant que capitale de la paix, la « Genève internationale » y contribue en offrant un cadre qui permet le dialogue pour les parties au conflit.

La politique de paix suisse s’appuie sur des éléments fondamentaux de la culture politique de mon pays, tels que le partage du pouvoir, l’ouverture au dialogue, la tolérance et la prise en compte des intérêts de chacun. La Suisse entend encore renforcer à l’avenir ses capacités et son expertise de médiation et de facilitation pour venir en aide à celles et ceux qui souhaitent, par la voie du dialogue, mettre fin à des conflits.

Mesdames et messieurs,

Si la « Genève internationale » contribue à la paix et à la sécurité dans le monde, elle est aussi le siège de l’Organisation mondiale de la santé qui a joué un rôle si crucial depuis le déclenchement de la pandémie de COVID-19.

La crise sanitaire actuelle a provoqué des souffrances indicibles de par le monde. Ce sont les plus vulnérables qui ont été les plus durement touchés : l’enfant dans un camp de déplacés bondé ; la mère seule qui a perdu son emploi ; le jeune dont les perspectives professionnelles ont été anéanties ; ou encore les personnes âgées et les malades qui sont particulièrement exposés.

Mon pays s’efforce de faire face à cette pandémie au mieux.

Dans ce processus de lutte contre la pandémie, l’Organisation mondiale de la santé joue un rôle central. En tant qu’Etat-hôte de l’OMS et d’autres organisations internationales dans le domaine de la santé, la Suisse s’engage pour qu’elles puissent agir efficacement. Pour cela, l’OMS doit pouvoir disposer de ressources suffisantes et du soutien de nous tous pour mener à bien ses réformes. Est-il juste d’exiger autant de cette organisation alors que celle-ci dépend à 80% de contributions volontaires ?

Au-delà de la nécessaire lutte contre l’actuelle pandémie, il nous appartient aussi dès à présent de penser au monde qui émergera de cette crise et qui ne saurait entièrement être celui d’hier. Si toute crise est une souffrance, c’est aussi un moment de changement qui permet de se réinventer.

Réinventons-nous donc en gardant à l’esprit les objectifs que nous nous sommes fixés à nous-mêmes lors de la création de l’ONU il y a septante-cinq ans.

Mesdames et messieurs,

il est des moments qui marquent de leur empreinte des générations entières. Dans de tels moments, des actions décidées et courageuses sont requises. Cela est vrai aujourd’hui. Du point de vue de mon pays, les tâches les plus urgentes sont la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable ainsi que de l’Accord de Paris, et un engagement accru en faveur de la paix.

C’est à nous, représentants politiques de nos pays respectifs, qu’appartient la responsabilité de prendre les bonnes décisions pour le bien de notre humanité commune et de notre planète. Assumons cette responsabilité.

Renforçons la capacité d’action de l’ONU et assurons-nous que les décisions que nous prenons aujourd’hui fassent la fierté des générations de demain.

La prime moyenne de l’assurance maladie augmentera de 0,5% en 2021

La prime moyenne s’élèvera en 2021 à 316,50 francs. Après des hausses modérées en 2019 et 2020, la hausse de 0,5 % en 2021 sera à nouveau inférieure à la moyenne des dernières années. Depuis 2010, la prime moyenne a augmenté de 3,2 % par an en moyenne et de 3,7 % par an depuis l’entrée en vigueur de l’assurance obligatoire des soins en 1996.

Les projections montrent que dans neuf cantons (AG, AI, AR, BS, NE, OW, SH, SZ, ZH), l’évolution de la prime moyenne sera inférieure ou égale à 0 %, alors que dans dix autres (BE, FR, GE, GL, GR, SG, SO, UR, VD, ZG), elle se situera entre 0% et 1%. Dans les sept cantons restants (BL, JU, LU, NW, TG, TI, VS), la hausse sera supérieure à 1%. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a approuvé toutes les primes pour un an.

La prime moyenne des adultes (375,40 francs) et des jeunes adultes (265,60 francs) sera en légère augmentation de 0,4% par rapport à l’année passée. Celle des enfants baissera légèrement de 0,1% et s’élèvera à 99,70 francs.

Effets de la pandémie sur les coûts

La hausse des primes reflète sur le long terme la hausse des coûts dans l’assurance-maladie obligatoire. Les primes de 2021 sont calculées pour couvrir les coûts estimés pour l’année 2021. Il n’est actuellement pas possible de connaître l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les coûts de l’année 2020. Il subsiste de nombreuses incertitudes et il est encore trop tôt pour évaluer les coûts réels. Si les coûts des prestations de l’année 2020 s’avèrent plus élevés ou moins élevés qu’estimés lors de la fixation des primes, cela se traduira par une variation correspondante des réserves.

Pour une réduction volontaire des réserves

Les réserves cumulées des assureurs dépasseront les 11 milliards en 2020. L’OFSP a approuvé pour l’année prochaine une compensation des primes encaissées en trop de 183 millions de francs et une réduction volontaire des réserves de 28 millions de francs, ce qui fait un total de 211 millions qui retournera aux assurés.

La bonne santé financière des caisses-maladie est en soi positive. Le Conseil fédéral estime toutefois qu’une majorité d’assureurs disposent encore de réserves trop élevées. Actuellement, la législation ne prévoit pas de mesure contraignante pour qu’un assureur-maladie réduise le montant des réserves. Néanmoins, le Conseil fédéral a proposé lors de sa séance du 18 septembre 2020 d’adapter l’Ordonnance sur la surveillance de l’assurance-maladie (OSAMal), afin d’inciter les assureurs-maladie à calculer les primes au plus juste des coûts et d’éviter ainsi des réserves excessives. Les assureurs-maladie pourront notamment recourir plus facilement à la réduction volontaire des réserves. Le projet est actuellement en consultation.

Deuxième paquet du programme de maîtrise des coûts

Le montant des primes d’assurance-maladie représente une charge toujours plus importante pour les ménages. En raison de l’évolution démographique et du progrès technique, les coûts de la santé vont continuer d’augmenter à l’avenir. Le Conseil fédéral entend limiter la hausse des coûts à ce qui est médicalement justifiable. Il a adopté l’année passée un premier paquet de neuf mesures pour maîtriser les coûts de la santé. Celui-ci est actuellement en discussion au Parlement. En août dernier, il a envoyé en consultation un deuxième paquet de mesures dont les économies potentielles sont estimées à un milliard de francs.

Changement d’assurance de base
Les assureurs-maladie ont jusqu’à fin octobre pour informer leurs assurés du montant de leurs primes pour l’année suivante. Les assurés peuvent ensuite résilier leur assurance-maladie de base ou choisir une autre forme d’assurance jusqu’à fin novembre. Les assureurs-maladie doivent accepter chaque personne dans l’assurance obligatoire des soins et tout le monde est tenu de s’assurer. Pour que la résiliation soit acceptée, l’assureur actuel doit avoir reçu une copie du nouveau contrat d’assurance.

Priminfo.ch
Le site www.priminfo.ch met un calculateur de primes à disposition. Toutes les primes de l’assurance obligatoire des soins des assureurs-maladie approuvées par l’OFSP pour 2021 y figurent. Le site recense tous les assureurs-maladie. Les assurés ont la possibilité de sélectionner les primes selon leur montant et de calculer ainsi leur potentiel d’économies. Il suffit d’indiquer le domicile, l’âge, le modèle d’assurance, la franchise et l’assureur-maladie actuel. Lorsqu’une personne a trouvé l’assurance qui lui convient, elle peut demander une offre en ligne pour l’assurance obligatoire des soins ou imprimer et envoyer le formulaire approprié à l’assureur-maladie concerné. Cela ne génère aucun frais pour les assureurs-maladie.

Conseils en matière de primes
La documentation « Primes-Conseil » contient des informations sur l’assurance-maladie, des astuces pour économiser sur les primes ainsi que des lettres-type. Cette documentation est également disponible sur Internet à l’adresse www.priminfo.ch. L’OFSP met en outre à la disposition du public des aperçus de primes sur www.priminfo.ch. Ces documents peuvent également être commandés sous forme papier auprès de l’OFSP.

Ligne téléphonique
L’OFSP a mis en place une ligne téléphonique pour répondre aux questions des assurés :
allemand : 058 464 88 01 ; français : 058 464 88 02 ; italien : 058 464 88 03.
Toutes les données relatives aux primes peuvent en outre être téléchargées à partir du portail Open Data (www.opendata.swiss).

admin.ch

Comment prévenir la marginalisation progressive? Du racisme? Parlons-en

La marginalisation se fait habituellement de façon insidieuse. Des mots, des attitudes, des exclusions qui conduisent à diverses formes de discriminations pouvant devenir systématiques. Faut-il à chaque fois parler de racisme ? N’est-ce pas occulter la multiplicité des causes individuelles et structurelles, des peurs, des amalgames, voire de la désinformation ? Prétendre à un égalitarisme abstrait n’a-t-il pas l’inconvénient d’ignorer les difficultés multiples, mais aussi les richesses de la diversité ? Comment observer une marginalisation progressive, quand elle n’est pas encore, ou pas explicitement, du « racisme » ? Les deux années précédentes, nous avons traité des multiples discriminations, nous voulons cette fois mettre l’accent sur les facteurs positifs de prévention et de réhabilitation.

Invités :

Abra Konu, participante du « groupe des mamans », d’origine togolaise ;

Pierre Kastrioti Jashari, Photographe de l’enquête photographique de Jura bernois

2019- 2020, d’origine kosovar ;

Bashkim Iseni, Délégué à l’intégration de la ville de Lausanne

Vera Condé, Coordinatrice du service école-parents migrants, Villars-sur-Glâne

Patrice Meyer-Bisch, Observatoire de la diversité et des droits culturels, et Club

UNESCO, Fribourg

Animation: Greta Balliu, Observatoire de la diversité et des droits culturels

La Suisse et l’Autriche se félicitent de leur coopération en temps de crise

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a reçu le chancelier autrichien Sebastian Kurz en visite officielle en Suisse vendredi 18 septembre 2020. Les conseillers fédéraux Ueli Maurer et Alain Berset se sont joints à eux à l’occasion du déjeuner qui a eu lieu au domaine du Lohn. La présidente de la Confédération, le conseiller fédéral Ignazio Cassis et la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter ont participé aux entretiens officiels.

Les discussions ont notamment porté sur la gestion de la pandémie de coronavirus, le climat, l’environnement, les relations bilatérales, la politique européenne et des questions internationales. Les deux parties se sont félicitées des bonnes relations qu’elles entretiennent. Celles-ci ont grandement facilité leur étroite coopération pendant les mois difficiles du printemps dernier. Les deux pays se sont notamment épaulés pour rapatrier leurs ressortissants bloqués à l’étranger.

La Suisse accorde une grande importance aux échanges avec l’Autriche et ses autres partenaires européens dans la lutte contre le coronavirus. Elle soutient les efforts de la présidence du Conseil de l’Union européenne et de la Commission européenne, qui visent à améliorer la coordination des règles en matière de quarantaine au niveau du continent. La délégation suisse a souligné que la qualité de la coopération pendant la crise était de bon augure pour la recherche de solutions pragmatiques dans les relations entre la Suisse et l’Union européenne.

Les pays alpins sont particulièrement touchés par le changement climatique

A l’occasion des échanges sur l’environnement et les transports, la présidente de la Confédération a rappelé la nécessité de développer le transfert du trafic de marchandises de la route au rail afin de protéger les Alpes. La Nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) et les trois tunnels de base (Lötschberg, Saint-Gothard, Ceneri) sont un atout pour la compétitivité du rail. La présidente de la Confédération a en outre annoncé que l’année prochaine elle utiliserait la présidence de la Convention alpine pour organiser une rencontre des ministres des transports et de l’environnement des pays alpins et aller de l’avant dans la protection du climat et des Alpes. L’Autriche et la Suisse, pays alpins, sont particulièrement touchées par le changement climatique.

Les membres du Conseil fédéral ont exposé au chancelier Kurz les prochaines décisions de la Suisse en matière de politique européenne. La politique migratoire européenne a également été abordée. Les deux parties se sont notamment entretenues de la future réforme du système Dublin prévue par la Commission européenne et dont la Suisse soutient le principe.

Après la rencontre au Lohn, le chancelier Kurz rencontrera vendredi après-midi le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr avec lequel il s’entretiendra du fonctionnement des Etats fédéraux en situation de crise.

Lesbos : la Suisse fournit une aide sur place et participe à l’accueil de mineurs non accompagnés

Après le vaste incendie qui a dévasté le camp de transit de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, dans la nuit du 9 septembre 2020, la Suisse a immédiatement réagi et proposé une aide humanitaire au gouvernement grec. En plus de l’aide sur place, la Suisse participe à l’accueil de 400 mineurs non accompagnés. Le SEM envisage la prise en charge d’une vingtaine d’enfants et de jeunes en provenance de ce camp. À ce stade, une répartition de l’ensemble des migrants de Moria n’est pas prioritaire au niveau de l’UE. Le Conseil fédéral a été informé de l’état de la situation lors de sa séance du 11 septembre 2020.

La situation reste confuse sur l’île de Lesbos après que les flammes ont ravagé les structures de Moria. L’ampleur exacte des dommages n’est pas encore connue, mais il est probable qu’une grande partie du camp est détruite ou qu’elle sera du moins inhabitable pour une longue période. La Confédération suit avec inquiétude l’évolution de la situation et les départements concernés se coordonnent en continu. La Suisse est en contact bilatéral étroit avec la Grèce et discute avec l’Union européenne.

Priorité à l’aide sur place

La priorité est actuellement à la fourniture d’une aide humanitaire sur place. Il s’agit avant tout de garantir sans délai l’hébergement, la prise en charge et la protection des migrants. De premiers contacts ont eu lieu avec les autorités grecques compétentes dès les premières heures du matin du 9 septembre 2020.

En accord avec les autorités grecques, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) envoie près d’une tonne de matériel d’aide. Un avion du Service de transport aérien de la Confédération décolle pour Athènes ce vendredi 11 septembre 2020 dans l’après-midi, avec à son bord des équipements demandés par les autorités grecques (sacs de couchage, matelas, réservoirs d’eau, ustensiles de cuisine et autre matériel de secours). Deux spécialistes du corps d’aide humanitaire font également le déplacement. Afin de pouvoir répondre aux besoins les plus pressants des personnes affectées par l’incendie, le DFAE met en outre à disposition, au titre de l’aide humanitaire, une somme pouvant atteindre un million de francs.

Évacuation de 400 mineurs non accompagnés

Après cet incendie, 400 mineurs non accompagnés se retrouvent dans une situation très délicate. Ces enfants et ces jeunes particulièrement vulnérables doivent être évacués de toute urgence et accueillis dans d’autres pays européens. L’UE, sous présidence allemande, coordonne les travaux à cette fin. Le SEM, en réponse à une demande informelle de l’Allemagne, envisage une participation de la Suisse à ces efforts et la prise en charge d’une vingtaine de mineurs. À ce stade, une répartition de l’ensemble des migrants de Moria n’est pas prioritaire au niveau de l’UE.

Engagement suisse en Grèce depuis plusieurs années

La Suisse apporte son soutien à la Grèce depuis plusieurs années. Dans le domaine humanitaire, elle soutient des activités tendant à améliorer la situation des migrants, des requérants d’asile et des réfugiés sur les îles grecques, et vise également à venir en aide à la population grecque locale. Dans le domaine de l’asile, le SEM a débloqué en avril 2020 des moyens supplémentaires à hauteur de 1,1 million de francs en faveur de projets d’organisations d’aide destinés avant tout aux enfants et aux jeunes des camps sur les îles grecques de la mer Égée. Ces moyens servent aussi à financer des mesures immédiates pour lutter contre la propagation du coronavirus dans les structures d’hébergement. La Suisse a par ailleurs d’ores et déjà accueilli cette année, en provenance de Grèce, 52 requérants d’asile mineurs non accompagnés qui avaient des liens familiaux en Suisse. Cet engagement sera poursuivi.

Parallèlement à ce soutien, la Suisse s’engage résolument depuis plusieurs années au niveau européen pour une réforme durable du système de Dublin, le but étant de parvenir à une répartition plus équitable des responsabilités dans le domaine de l’asile et à un renforcement de la solidarité. La Commission européenne a annoncé pour 2020 la présentation du Pacte européen sur la migration et l’asile, dont il est prévu qu’il contienne de nouvelles propositions et permette de relancer la discussion sur une réforme de Dublin.

Coronavirus : pas de quarantaine pour les personnes des régions frontalières

Lors de sa séance du 11 septembre 2020, le Conseil fédéral a adopté les règles de quarantaine concernant les voyageurs arrivant en Suisse des pays voisins. Pour ces pays, seules les régions présentant un taux de contamination au-dessus de la valeur limite seront portées sur la liste des États et des territoires présentant un risque élevé d’infection, et non le pays tout entier. Les régions frontalières peuvent être exclues de la liste. Ainsi, le Conseil fédéral tient compte aussi bien de la prévalence en forte hausse selon les endroits que de l’étroite interdépendance des régions frontalières. La modification d’ordonnance entre en vigueur le 14 septembre 2020. Dans le même temps, la liste des zones à risque est actualisée.

Depuis le 6 juillet 2020, toute personne qui entre en Suisse en provenance d’un État ou d’un territoire présentant un risque de contamination élevé doit observer dix jours de quarantaine. Cette mesure, prononcée par le Conseil fédéral, vise à prévenir autant que possible l’importation du coronavirus et sa propagation en Suisse. Le Conseil fédéral adopte aujourd’hui une approche régionale s’agissant des pays voisins. Pour ceux-ci, seules les régions fortement touchées seront portées sur la liste des États et des territoires présentant un risque élevé de contamination. Cette pratique est déjà bien établie dans plusieurs pays.

Exceptions pour les régions frontalières
Les régions frontalières des pays limitrophes peuvent être exclues de la liste. Cette approche différenciée permet au Conseil fédéral de tenir compte des échanges économiques, sociaux et culturels étroits qui caractérisent ces régions. Dans le même temps, le Conseil fédéral réagit à la prévalence en forte hausse qui sévit en Suisse et dans des pays voisins, et en particulier la France.

Depuis le mois de juin, les nouvelles contaminations ne cessent d’augmenter en Suisse. Alors qu’il y en avait 98 par semaine début juin, ce nombre est passé à 1844 à la fin août (soit 18 fois plus). En France, cette augmentation est encore plus forte : dans presque toutes les régions de France, les nouvelles infections sont nettement supérieures à la valeur limite de 60 pour 100 000 personnes (incidence sur deux semaines). Une augmentation supérieure à cette limite s’observe aussi dans certains Länder autrichiens et dans plusieurs cantons suisses.

Avec cette régionalisation, seules les personnes revenant des zones à risque sont tenues de se mettre en quarantaine, mais pas celles qui circulent dans un espace transfrontalier. Le Conseil fédéral table toujours sur la responsabilité individuelle pour l’application des règles. La population doit s’abstenir autant que possible de se rendre dans des zones à risque et se mettre en quarantaine au retour de telles régions. Les frontaliers sont aujourd’hui déjà exemptés de l’obligation de quarantaine.

Une majorité de cantons se sont prononcés en faveur de cette approche. Certains cantons craignent toutefois que cette exception pour les régions frontalières n’entraîne des charges supplémentaires et n’affaiblisse l’acceptation de l’obligation de quarantaine au sein de la population.

Exemptions de l’obligation de quarantaine
Sont désormais également exemptés de l’obligation de quarantaine les acteurs culturels et les sportifs revenant respectivement d’un événement ou d’une compétition, ainsi que les personnes ayant pris part à un congrès spécialisé. Il faut toutefois qu’un plan de protection spécifique soit élaboré et appliqué pour l’événement ayant lieu à l’étranger.

Les personnes qui, pour des raisons professionnelles ou médicales, doivent se rendre dans une zone à risque et ne peuvent pas reporter leur voyage sont également exemptées de l’obligation de quarantaine. Dans ce cas, il faut que le séjour à l’étranger ne dure pas plus de cinq jours et qu’un plan de protection soit élaboré et appliqué.

Enfin, le Conseil fédéral a aussi adapté les bases permettant de calculer les jours de quarantaine dans l’ordonnance COVID-19 Mesures dans le domaine du transport international de voyageurs. Les cantons peuvent ainsi prendre en considération les jours passés dans un pays ne présentant pas de risque de contamination élevé avant l’arrivée en Suisse, et réduire la durée de la quarantaine en conséquence.

Test de dépistage : la Confédération abaisse les tarifs
Lors de sa séance, le Conseil fédéral a également décidé de réduire de 95 à 82 francs le tarif des analyses diagnostiques de biologie moléculaire pour le SARS-CoV-2 (test PCR) et de 39 à 25 francs celui d’une analyse sérologique (test anticorps). Il a également précisé diverses procédures.

Produit intérieur brut au 2e trimestre 2020 : chute historique due à la pandémie

Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a reculé de –8,2 % au 2e trimestre, après une baisse (révisée) de –2,5 % au trimestre précédent*. La pandémie de coronavirus et les mesures prises pour l’endiguer ont fortement limité l’activité économique indigène. Parallèlement, l’économie mondiale a plongé dans une profonde récession. En comparaison internationale, le repli du PIB suisse reste néanmoins relativement limité.

Au deuxième trimestre, le PIB de la Suisse a subi la plus forte baisse depuis le début de l’enregistrement des chiffres trimestriels en 1980. Au premier semestre 2020, le PIB a accusé une baisse cumulée de –10,5 %  par rapport au 4e trimestre 2019, soit avant la crise du coronavirus. Néanmoins, grâce à la structure sectorielle de l’économie suisse, le repli a été moins important en comparaison internationale.

Le secteur pharmaceutique, poids lourd de l’économie, est parvenu à accroître ses ventes et à empêcher ainsi un tassement encore plus marqué de l’ensemble de l’industrie manufacturière (–9,0 %). Par contre, les secteurs sensibles à la conjoncture, comme les machines et les métaux ou encore les instruments de précision et l’horlogerie, ont grandement souffert de la crise économique internationale. Les exportations de marchandises** (–9,4 %) ont par conséquent connu un net fléchissement.

C’est le secteur des services qui, au 2e trimestre, a été le plus durement touché par les mesures sanitaires prises pour faire face à la pandémie, comme en témoigne l’effondrement de la valeur ajoutée. Néanmoins, ici aussi, la structure de l’économie suisse a eu un effet stabilisateur en comparaison internationale. Car si la valeur ajoutée a marqué un repli exceptionnel dans l’hôtellerie-restauration (–54,2 %) et dans le secteur des transports et de la communication (–21,7 %), la part des services tournés vers le tourisme dans le PIB est plus faible en Suisse que dans la plupart des pays voisins. En outre, le recul de la valeur ajoutée dans le commerce (–3,6 %) a été relativement modéré. D’une part, le commerce de transit s’est considérablement accru. D’autre part, le commerce de détail a affiché une évolution relativement robuste, malgré les restrictions de voyage et la fermeture des établissements de restauration. Enfin, le secteur de la santé (–8,6 %) et les services proches des entreprises (–8,6 %) ont également accusé une forte baisse. Les exportations de services ont par conséquent considérablement régressé (–15,9 %).

Les mesures sanitaires prises pour enrayer la pandémie ont mis un sérieux coup de frein aux dépenses de consommation privée (–8,6 %). En raison de la fermeture des magasins et restaurants et d’autres restrictions, notamment dans les domaines de la santé et du voyage, les dépenses des ménages se sont inscrites en baisse dans la plupart des secteurs de consommation. D’autres canaux de distribution, comme le commerce en ligne, n’ont que partiellement compensé les pertes. Les investissements dans la construction (–4,0 %) et les investissements en biens d’équipement (–11,7 %) ont eux aussi essuyé un fort repli. Quant à la consommation publique, elle n’a connu qu’une hausse marginale (+0,2 %). La demande intérieure finale a ainsi enregistré un recul historique (–7,4 %), avec pour corollaire une chute des importations de marchandises*** (–14,3 %) et de services (–22,2 %).

admin.ch

 

Rita Ora adresse un message pour le Kosovo

L’artiste mondialement connue Rita Ora, ambassadrice d’UNICEF UK et d’origine du Kosovo, a adressé un message à tous les citoyens du Kosovo leur faisant appel à respecter les mesures de protection contre le virus COVID-19.

“Je suis triste de voir qu’autant de personnes au Kosovo sont touchés par le coronavirus » dit Rita dans le message vidéo que vous trouvez dans le lien ci-dessous. « Je porte mon masque même en dehors de chez moi et ce dans le but de retourner au Kosovo et de fêter tous ensemble la fin de ce virus » poursuit-elle.

Elle a demandé à chacun de respecter les mesures de protection contre le COVID-19, à savoir :

Porter le masque ;

Garder la distanciation sociale ;

Faire attention à son hygiène

Le bureau de l’UNICEF, en collaboration avec USAID au Kosovo ont lancé appel à chacun au Kosovo de respecter les gestes barrières et de protéger les enfants du Kosovo aujourd’hui afin qu’ils puissent briller demain comme des stars mondiales.

Pour Chaque Enfant !

 

L’Albanie dans la liste des pays à risque

Le Conseil fédéral a adapté la liste des États et des territoires présentant un risque élevé d’infection, avec effet au 20 août 2020 à 0 h. Parmi les ajouts figurent notamment l’Albanie, les Baléares et la Belgique.

Quarantaine obligatoire : liste des États et des territoires

Les États et territoires concernés sont définis dans l’ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs. Cette liste est régulièrement actualisée.

Supprimés de la liste à compter du 20 août 2020 : Arabie saoudite, Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe, Serbie et Singapour.

Les États et territoires rajoutés sont en gras.

 Liste en vigueur lors de l’entrée en Suisse à dater du 20 août 2020

  • Afrique du Sud
  • Albanie
  • Andorre
  • Argentine
  • Arménie
  • Aruba
  • Bahamas
  • Bahreïn
  • Belgique
  • Belize
  • Bolivie
  • Bosnie et Hérzegovine
  • Brésil
  • Cabo Verde
  • Chili
  • Colombie
  • Costa Rica
  • El Salvador
  • Équateur
  • Espagne y compris les Îles Baléares (sans les Îles Canaries)
  • Eswatini (Swaziland)
  • États-Unis (y compris Porto Rico et les Îles Vierges des États-Unis)
  • Gibraltar
  • Guam
  • Guatemala
  • Inde
  • Honduras
  • Îles Féroé
  • Îles Turques-et-Caïques
  • Irak
  • Israël
  • Kazakhstan
  • Kirghizistan
  • Kosovo
  • Koweït
  • Luxembourg
  • Macédoine du Nord
  • Maldives
  • Malte
  • Mexique
  • Moldova
  • Monaco
  • Monténégro
  • Namibie
  • Oman
  • Panama
  • Pérou
  • Qatar
  • République dominicaine
  • Roumanie
  • Sint Maarten
  • Suriname
  • Territoire palestinien occupé

bag.admin.ch

 

Connaître Gjakova avec Shqipe

Shqipe Mula

Profession: professeur de tourisme-hôtellerie, Gjakova

En 2015, Shqipe a achevé avec succès une formation de guide et depuis, c’est devenu son deuxième métier. Son attachement à l’héritage culturel est bien plus profond puisqu’elle vient d’une famille qui a gardé la forme originelle de l’artisanat du plis – le fez albanais. Pour Shqipe, cet élément familial, accouplé au respect des autres valeurs historiques, culturelles, naturelles et archéologiques du pays, complète le long chemin de sa préparation pour exercer aujourd’hui le métier de guide.

Connaître Gjakova avec Shqipe

“Venir de Gjakova veut dire ne pas résister à la grandeur du Grand Bazar (Çarshia e Madhe) explique Shqipe, qui met en œuvre son travail de guide dans la région de Gjakove, d’où elle est originaire également. La visite du Grand Bazar est l’une des parties les plus importantes du tour qu’elle dirige. Shqipe voudrait que tous les visiteurs voient et vivent Gjakova comme elle-même la voit et l’aime chaque jour de sa vie. « Chaque groupe de touriste ou visiteur possède sa particularité et les moments spontanés qui surviennent. L’une des plus belles choses est la proximité professionnelle que j’essaye de créer avec les touristes ou visiteurs afin qu’ils vivent Gjakova ». Etant professeure de matières professionnelles de l’hôtellerie et le tourisme en école secondaire, Shqipja encourage les jeunes à voir leur futur professionnel dans l’un des domaines du secteur du tourisme.

La passion pour le deuxième métier

Au Kosovo, le métier de guide est nouveau, ce qui rend difficile sa survie sur le marché. Shqipe fait partie du Conseil Exécutif et membre de l’association GuideKs qui dresse de fortes fondations pour le développement de cette profession au Kosovo. « J’espère que nous aurons des nouvelles positives très rapidement sur cet aspect. Je vais certainement continuer d’être guide touristique pour la ville de Gjakovë. J’accueillerai avec grand plaisir des groupes de touristes et de visiteurs et je ferai en sorte qu’ils aiment ma ville et mon pays » raconte Shqipe. Pour elle, le métier de guide touristique est l’un des meilleurs, des plus attirants et des plus divertissants qui soit.

Artikulli  është publikuar në magazinën albinfo.ch, numrin special të verës 2020 (Qershor-Korrik)

Connaître Vushtrri avec Egzona

Egzona Azemi

Profession : Ethnologue

Egzona exerce son activité de guide touristique dans la ville de Vushtrri depuis 2018. Son métier d’ethnologue complète joliment son activité de guide touristique avec un accent sur les monuments de l’héritage culturel dans sa ville. L’étude de la vie sociale et de la culture de la société a offert à Egzona plus d’espace pour transmettre et témoigner de la culture aux différents visiteurs. En 2015, elle a suivi une formation afin de pouvoir exercer son métier de guide touristique et c’est là qu’est née l’idée de croiser les deux professions.

Connaître Vushtrri avec Egzona

En tant que guide touristique de l’héritage culturel à Vushtrri, j’attends les visiteurs et les touristes près du Château de la ville. Je fais le tour du château en donnant des explications mais j’ai d’autres visites planifiées et je fais visiter les autres monuments et des lieux intéressants de la ville. Ainsi, la visite débute au Château, nous poursuivons ensuite vers le Hamam, le pont de Pierre et nous visitons les monuments religieux et culturels de la ville.

La ville de Vushtrri est petite mais se vante d’histoire et d’ancienneté importante donc le meilleur moment se fait après la visite de la ville, près du Pont de Pierre sans rivière, je raconte l’histoire du pont qui faisait office de liaison et de commerce entre les différentes tribus et plus grands pays anciens et moyenâgeux. C’est quasiment avec chaque groupe que nous visitons ce Pont/monument puisque c’est l’un des rares sous lequel ne coule pas de rivière et il représente un symbole unique pour la ville.

La passion pour le deuxième métier

Ce qui attire le plus Egzona dans ce deuxième métier de guide est la proximité qu’elle crée avec les gens et la possibilité de présenter et promouvoir le pays, les capacités et les connaissances en général. Pour Egzona, chaque moment avec les touristes et visiteurs est unique car chacun d’entre eux est différent et transmet une énergie différente. Les meilleurs moments sont les compliments qui récompensent ton travail. Elle désire souligner les cas où les touristes sont revenus accompagnés de leurs amis ou familles pour une deuxième visite.

 

 

 

 

Profession et passion : guide touristique dans ma ville

Nora Arapi Krasniqi

Profession : architecte conservateur/restauratrice

Nora développe son activité de guide touristique dans la ville de Prizren depuis 2014. Sa profession d’architecte conservateur/restauratice et son travail dans le domaine de l’héritage culturel constituent un point de départ important et un beau croisement avec son deuxième métier de guide touristique. Durant son engagement en 2009 pour la rédaction du livre-guide Prizren In Your Pocket, Nora s’est concentrée sur le rôle important du tourisme culturel. Ses connaissances professionnelles au niveau de l’interprétation de l’héritage culturel l’aident dans son travail de guide touristique.

Prizren (Foto Arben Llapashtica)

Connaître Prizren avec Nora

La visite de la ville se fait principalement à pied et elle débute au Pont de pierre (Ura e Gurit) où se déroule une présentation de Prizren, un résumé du développement historique et des caractéristiques de la ville telles que : les langues locales, l’harmonie religieuse et la diversité culturelle. Le premier arrêt se fait à l’Église Catholique Zonja Ndihmëtare. S’ensuit une flânerie sur la place Shadërvan. On s’arrête ensuite à l’Église Orthodoxe Shën Gjergji et les deux petites chapelles. La prochaine étape est la Fontaine de la place Shadërvan suivie de la Mosquée Sinan Pasha. La visite se poursuit dans la partie moderne du centre historique où est présentée la période et les développements de la ville durant la deuxième moitié du 20ème siècle. Plus tard, l’échappée continue vers le Complexe Marashi pour revenir au Complexe de la Ligue Albanaise de Prizren. Vient ensuite le tour du Hamam de Gazi Mehmed Pasha, La Teqe Halveti, la route des Forgerons avec un dernier arrêt au Kino Lumbardh. Dans les cas où une activité culturelle a lieu au cinéma Lumbardh, on y participe en général avec les visiteurs. Ceci est l’un des itinéraires en demi-journée qui est dans la plupart des cas demandé par les visiteurs. Toutefois, dépendamment du temps et de leur intérêt, des lieux tels que le Château de Prizren, le musée archéologique, la tour de l’horloge et l’Eglise Shën Premta peuvent s’ajouter à la liste.

La passion pour le deuxième métier

« La présentation des caractéristiques du lieu, la connaissance de personnes d’autres pays et formations, des questions difficiles posées par les visiteurs et qui m’aident moi aussi à redécouvrir les trésors de mon pays. Voilà certains des éléments principaux qui me donnent du plaisir durant mon travail » indique Nora. Elle ajoute qu’elle poursuivra ce deuxième métier tant qu’elle en aura la possibilité car elle aime les nouvelles rencontres avec des gens différents qui veulent connaître le Kosovo.

En Janvier 2020, Nora a présenté les richesses de Prizren au Haut Représentant de l’Union Européenne, Josep Borell, durant la visite de ce dernier au Kosovo. Nora explique qu’il avait démontré un grand intérêt pour les locaux de filigrane et l’artisanat traditionnel. Borell a également fait part d’une grande admiration pour les produits locaux.

 

Les grandes manifestations à nouveau autorisées dès octobre à des conditions strictes et sous réserve d’autorisation

Lors de sa séance du 12 août 2020, le Conseil fédéral a décidé d’autoriser à nouveau les manifestations de plus de 1000 personnes à compter du 1er octobre 2020, à condition de respecter des mesures de protection sévères et d’obtenir l’autorisation des autorités cantonales. Pour la délivrer, les cantons devront tenir compte de leur situation épidémiologique et de leurs capacités de traçage des contacts. Avec cette décision, le Conseil fédéral entend empêcher une dégradation de la situation épidémiologique, tout en tenant compte des besoins de la population et des intérêts économiques des associations sportives et des organisateurs de manifestations culturelles.

Le Département fédéral de l’intérieur (DFI), en collaboration avec les cantons et les autres départements fédéraux compétents, est chargé de définir d’ici au 2 septembre des critères d’autorisation uniformes applicables à toutes les grandes manifestations, qu’elles soient sportives, culturelles ou religieuses par exemple. Ces critères serviront de garde-fous complémentaires aux mesures habituelles de distance et d’hygiène, et pourront s’appuyer sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la task force scientifique de la Confédération. Concrètement, il faudra obtenir une autorisation du canton concerné pour organiser une manifestation, autorisation que le canton peut refuser en fonction de sa situation épidémiologique et de ses capacités de traçage des contacts.

Pour rappel, les manifestations de plus de 1000 personnes sont interdites en Suisse depuis le 28 février 2020. Cette interdiction est l’une des mesures centrales qui ont permis de réduire le nombre de personnes infectées par le coronavirus. En vigueur jusqu’au 31 août, elle a été prolongée aujourd’hui jusqu’à la fin du mois de septembre. Cette prolongation donne aux cantons le temps de définir le régime d’autorisation et de renforcer si nécessaire leurs capacités de traçage des contacts.

Avec cette décision, le Conseil fédéral entend empêcher une dégradation de la situation épidémiologique, tout en tenant compte des intérêts économiques et des besoins de la population, par exemple l’accès à une vie culturelle et à une offre sportive diversifiées. Les grandes manifestations ne présentent pas toutes les mêmes risques ; certaines permettent de respecter dans une large mesure la distance minimale de sécurité.

Port du masque obligatoire dans les avions

Le Conseil fédéral a également décidé d’imposer le port du masque dans les avions à partir du 15 août. Le port du masque est déjà obligatoire dans les transports publics depuis le 6 juillet. Cette nouvelle mesure concerne tous les vols de ligne et les vols charters au départ ou à destination de la Suisse, indépendamment de la compagnie aérienne.

Exemption de quarantaine pour les diplomates

Les diplomates étrangers sont exemptés de quarantaine lorsque leur entrée en Suisse est nécessaire au bon fonctionnement des ambassades. Désormais, cette exemption sera aussi valable pour les diplomates suisses qui se rendent en Suisse pour raisons de service.

Crédit supplémentaire pour financer la gestion de la pandémie

La gestion de la pandémie de COVID-19 a entraîné des dépenses supplémentaires pour l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), par exemple pour les campagnes de communication, la gestion des lignes téléphoniques et le développement de l’application SwissCovid. Pour couvrir ces frais, le Conseil fédéral demande un crédit supplémentaire de 31,6 millions de francs pour 2020.

La solidarité au lieu de l‘exclusion: Invitation à la rencontre des associations de migrant-e-s

La solidarité au lieu de l’exclusion

La Suisse d’aujourd’hui serait impensable sans les migrant-e-s. Nous participons activement au développement économique, social et culturel du pays depuis des décennies. Sans nous, la Suisse ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Mais au lieu de reconnaître la contribution de tous et de faire avancer ensemble notre patrie commune, les politiciens populistes de droite tentent de diviser le pays. Ils disent « Nous » et nous appellent « les autres », mais ne parlent toujours que d’eux-mêmes. C’est dangereux.

Car une politique basée sur l’exclusion, la discrimination et le racisme ne peut avoir de succès. Ce n’est qu’ensemble que nous pouvons avancer. Seuls, nous ne pouvons que reculer.

Ce qu’ils veulent, c’est revenir à une époque où la main d’oeuvre était flexible et bon marché, où les travailleurs étaient entassés sans droits dans des baraques et séparés de leurs familles. Car c’est là le véritable objectif de l’initiative de résiliation de l’UDC : au lieu de la protection des salaires et de l’égalité des droits, elle veut revenir au statut inhumain de saisonnier et donner le champ libre aux entreprises de dumping et aux profiteurs. Avec de nombreux salarié-e-s bon marché et sans droits qui travaillent dur et ne peuvent pas se défendre.

Plus de droits grâce à la libre circulation des personnes

La libre circulation des personnes est une histoire à succès. Grâce à elle, tous les citoyens et citoyennes de l’UE/AELE, tous les Suisses et Suissesses peuvent décider librement de l’endroit où ils veulent vivre et travailler et y faire venir les membres de leur famille. Ce sont nos droits humains que la libre circulation des personnes nous garantit à tous.

Pour l’UDC, c’est une épine dans le pied depuis des années. Avec son initiative, elle veut priver les migrantes et les migrants de leurs droits, et en même temps détériorer les salaires et les droits de tous les employé-e-s en Suisse.

La vison rétrograde et xénophobe que porte l’UDC sur la société ne correspond pas à la réalité. Car nous sommes là depuis longtemps et nous faisons partie intégrante de la diversité de la Suisse !

Comme le montre aussi la crise actuelle, ce n’est qu’ensemble que nous pouvons faire face aux défis. En tant que représentantes et représentants des migrantes et des migrants en Suisse, nous nous opposons donc fermement à cette attaque contre nos droits communs, car nous défendons le principe de l’égalité des droits pour toutes et tous. L’initiative de résiliation nuit à tout le monde, que l’on soit étrangère ou étranger, Suissesse ou Suisse.

Notre réponse à l’attaque de l’UDC est la solidarité :

  • Au lieu de la xénophobie et de l’exclusion, nous nous engageons pour une Suisse ouverte, solidaire et respectueuse.
  • Au lieu d’une politique hostile aux migrantes et migrants, nous demandons la sécurité de séjour, le droit au respect de la vie familiale, la liberté de mouvement et d’établissement et l’égalité de traitement pour toutes et tous. Nous demandons la garantie du respect des droits humains pour toutes et tous !
  • Au lieu de défendre les intérêts de quelques-uns, nous luttons pour la justice sociale et de bonnes conditions de travail pour toutes et tous.

Pour un non massif à l’initiative de résiliation

Ensemble, luttons résolument contre le démantèlement de nos droits à tous ! Nous ne laisserons pas l’UDC s’imposer avec sa politique antisociale et raciste. Ensemble, engageons-nous pour un NON clair à l’initiative de résiliation de l’UDC du 27 septembre 2020 !

Découvre Gjeravica avec Arineta Mula!

Le pic de Gjeravica s’élève à 2,658 mètres. J’ai commencé à aimer le Kosovo plus intensément quand j’ai gravi cette montagne. Gjeravica est

la deuxième plus haute montagne des Bjeshket e Nemura, les «Montagnes Maudites» , nom qui attire l’attention et qui est une maison pour nous tous.

Il exsite plusieurs façons de gravir Gjeravica. Chacune d’elles montre des vues de la nature. L’une d’entre elles est le départ de la Fosse d’Erenik, route qui est passable par voiture en moins d’une heure par Junik.

C’est un terrain de difficulté moyenne. Un sentier très adapté, où chaque pas que tu poses semble facile et la vue des forêts et paysages verts autour de toi t’inspire et te pousse à ne pas t’arrêter car très rapidement, sans trop d’efforts, tu te retrouveras audessus de ces paysages.

La montagne et le lac peuvent exister l’un sans l’autres. Mais si ils sont proches l’un de l’autre, ils créent un miracle. La fraîcheur de la marche vers la montagne est embellie par le Lac qui se trouve sous le Pic de Gjeravica à 2,200 mètres, où se trouve également la source du fleuve Ereniku qui se verse dans le Plateau de Dukagjini.

Impossible à dire mais alors que tu marches sur le dernier sentier, les jambes ne résistent pas au grand désir d’aller encore plus haut. Quand tu vois un grand rocher sur le pic, alors tu comprends que tu as atteint le plus haut sommet du Kosovo.

Environ quatre heures de marche. En plus des beautés du Kosovo, tu aperçois les chaines de montagne d’Albanie et du Mon- ténégro. Lorsqu’il fait beau, tu peux voir les

«Montagnes Maudites». Cellesci sont très abruptes et offrent une vue sur la plus hau- te montagne d’Albanie «Mali Jezercë». Entre les pays, on remarque les frontières crées par les montagnes qui semblent s’embrasser. Une maison pour tous.

Si vous désirez vivre quelque chose d’unique, alors vous devez grimper au sommet de Gjeravica.

Montbalkans

Foto: PPSE Kosova

 

Les aventures dans la nature pour tout le monde!

Marche dans la nature, le kayak, le cam- ping, le cyclisme montagneux, la marche dans la neige (snowshoeing), skitouring. Il ne te reste qu’à choisir. Les régions préf- rées sont les Alpes albanaises et les montagnes du Sharr avec des activités proposées au Kosovo, en Albanie, Monténégro et Macédonie du Nord.

supercampers

Le cyclisme et le Kayak sur le Drini i Bardhë

Le centre de Prizren n’est pas la seule attraction de la ville. Tu peux explorer notre partie préférée du Drini i Bardhë – le Canyon de Nashec. Nous parton du centre de Prizren à vélo pour 30 à 40 minutes. La route est pittoresque et tranquille. À Nashec nous faisons du kayak à travers le Canyon pendant 1-2 heures. Retour à Prizren par le même chemin. Ce fortfait comprend : un guide, un vélo avec casque, le kayak, les pagaies et le gilet de sauvetage.

supercampers

Randonnée dans le Parc National Sharri

Saviez-vous que les montagnes du Sharr s’étendent sur la frontière Kosovo-Macédoine du Nord et touchent également l’Albanie ? Durant cette visite d’une jour- née, nous pourrons voir des paysages du Kosovo et de très beaux lacs de la Macédoine du Nord. Le départ se fait de Prizren, nous voyageons 30 à 40 minutes jusqu’à la pierre noire (Guri i Zi). De là débute la ran- donnée (hiking) d’une durée de 4 heures (aller et retour) pour le pic de Skarpa où nous nous reposerons et profiterons de la nature. Retour à Prizren à vélo. Ce forfait comprend un guide, un vélo tout terrain avec casque et le transport jusqu’au Guri i Zi. (Zaplluxhë, Dragash)

Supercampers 

Foto: PPSE Kosova

 

entrée en Suisse des partenaires de vie originaires d’États tiers de nouveau autorisée à partir du 3 août prochain

Le 20 juillet 2020, le Conseil fédéral a levé toutes les restrictions d’entrée liées au coronavirus pour douze premiers États non membres de l’UE/AELE. L’entrée en Suisse des ressortissants de tous les autres pays tiers en vue d’un séjour de courte durée ne restera possible que dans des cas exceptionnels. À partir du 3 août prochain, les personnes dont le partenaire de vie réside en Suisse pourront de nouveau entrer sur le territoire helvétique, pour autant qu’elles parviennent à prouver leur relation. Les personnes originaires d’États ou de zones présentant un risque élevé d’infection seront, pour leur part, soumises à une obligation de quarantaine.

Conformément à l’ordonnance COVID-19, quiconque est marié à une personne vivant en Suisse, vit en partenariat enregistré avec une telle personne ou a des enfants mineurs avec elle est considéré comme un cas de rigueur et donc exempté des restrictions d’entrée liées au coronavirus. À partir du 3 août, cette disposition pourra également être invoquée par les personnes entretenant une liaison amoureuse ou une autre relation étroite de partenariat avec une personne vivant en Suisse, même si elles ne sont pas mariées, ne vivent pas en partenariat enregistré et n’ont pas d’enfants mineurs ensemble.

Condition : le partenariat doit exister depuis longtemps et être prouvé.
Les intéressés doivent être munis d’une invitation de la personne vivant en Suisse. Ils doivent également prouver, d’une part, que leur partenariat existe depuis longtemps et a été régulièrement entretenu, d’autre part, qu’ils ont rencontré leur partenaire en Suisse ou à l’étranger au moins une fois avant l’introduction des restrictions d’entrée. Outre l’invitation écrite accompagnée d’une copie du passeport suisse ou du titre de séjour, les preuves peuvent revêtir la forme d’un certificat de partenariat dûment signé par les deux parties, d’un échange de lettres ou de courriels, de billets d’avion, de photographies ou de copies des cachets d’entrée et de sortie apposés dans les passeports.

Les représentations suisses à l’étranger peuvent délivrer des visas aux ressortissants d’États soumis à l’obligation de visa si ces conditions et toutes les autres conditions d’entrée sont remplies. S’agissant des autres ressortissants, elles peuvent délivrer une attestation si leur entrée en Suisse ne saurait autrement être autorisée. Il est recommandé aux personnes concernées d’entrer directement en Suisse, le transit par d’autres pays n’étant pas garanti. Une fois le séjour terminé, le départ de l’intéressé dans les délais doit être sûr et réalisable. Toutes les personnes entrant en Suisse en provenance d’États ou de zones présentant un risque élevé d’infection sont soumises à l’obligation de quarantaine, même si leur entrée sur le territoire helvétique est autorisée.