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la Suisse soutient le développement de diagnostics, de thérapies et de vaccins

Lors de sa séance du 13 mai 2020, le Conseil fédéral a précisé l’utilisation des 175 millions de francs restants.

Lors de sa séance du 13 mai 2020, le Conseil fédéral a décidé d’allouer 175 millions de francs à la lutte mondiale contre la pandémie de COVID-19. Ce montant doit permettre de fournir une aide humanitaire et d’encourager le développement, la production et l’accès équitable et universel aux produits de diagnostic, aux thérapies et aux vaccins. Les 175 millions de francs font partie d’une série de mesures à hauteur de 400 millions, approuvées il y a deux semaines par le Conseil fédéral.

Le 29 avril 2020, le Conseil fédéral a décidé d’affecter 400 millions de francs à la gestion internationale de la pandémie de COVID-19 afin de soutenir les personnes vivant dans la pauvreté et la misère, notamment dans les pays en développement. La Suisse a déjà accordé un prêt de 200 millions de francs au Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et une contribution immédiate de 25 millions de francs au Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes du Fonds monétaire international (FMI). Lors de sa séance du 13 mai 2020, le Conseil fédéral a précisé l’utilisation des 175 millions de francs restants.

L’aide humanitaire, l’innovation et la santé au centre des préoccupations
Sur ces 175 millions de francs, la Direction du développement et de la coopération (DDC) a déjà effectué des versements d’un montant total de 52 millions. Ceux-ci incluent des contributions à l’ONU et au Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi qu’une aide bilatérale – comprenant la livraison de matériel de secours – dans des régions en crise humanitaire. La Suisse a également alloué 10 millions de francs à la Coalition pour les innovations de préparation aux épidémies (CEPI) au profit de la recherche d’un vaccin contre le nouveau coronavirus.

Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de soutenir d’autres actions par les contributions suivantes:
– 60 millions pour le développement et la fourniture de produits de diagnostic, de thérapies et de vaccins contre le COVID-19. La moitié de cette somme sera versée à l’alliance « Gavi », domiciliée à Genève et spécialisée dans la fourniture de vaccins aux pays en développement. Les 50% restants seront alloués à la fondation Wellcome Trust et à la Foundation for Innovative New Diagnostics, qui favorisent l’accès des habitants de pays en développement aux diagnostics et aux thérapies contre le COVID-19.
– 50,5 millions pour répondre aux besoins croissants en matière d’aide humanitaire dans le monde, en réponse aux appels d’urgence lancés par le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et par l’ONU, mais aussi en faveur de l’aide bilatérale.
– 2,5 millions mis à la disposition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) par la Suisse pour la coordination de la riposte internationale au COVID-19.

Ces contributions à une réaction internationale forte vis-à-vis d’une pandémie qui ne connaît pas de frontières vont dans le sens des intérêts de la Suisse. Par cette décision, le Conseil fédéral donne suite à une motion de la Commission de politique extérieure du Conseil national réclamant une augmentation des crédits d’aide humanitaire de 100 millions de francs pour l’année 2020.

Compte tenu de la situation actuelle, le DFAE peut économiser quelque 20 millions de francs d’ici à la fin de l’année. Ces fonds doivent être affectés à l’aide humanitaire dans le cadre de la lutte contre le COVID-19.

Les pays en développement particulièrement exposés
Le COVID-19 n’affecte pas seulement la santé, il compromet également la vie économique et sociale. Les pays en développement sont particulièrement touchés par le virus: ils ne disposent souvent pas d’un système de santé opérationnel et leurs habitants n’ont pas d’économies, d’emploi régulier ou de système social stable susceptibles de les protéger contre la perte de leurs moyens de subsistance. Une telle situation augmente les risques de troubles, de déplacements forcés et de migration irrégulière. La Suisse a donc tout intérêt à fournir une aide rapide et non bureaucratique à ces populations touchées par la détresse et la pauvreté. En tant que pays hôte de nombreuses organisations internationales à Genève, la Suisse dispose d’outils importants qui lui permettent de contribuer de manière significative à l’atténuation des conséquences de cette pandémie dans le monde.