Stratégie de vaccination contre le COVID-19 : les personnes vulnérables sont prévues en priorité

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) ont défini la stratégie de vaccination contre le COVID-19. Les personnes vulnérables, c’est-à-dire les personnes âgées et celles atteintes d’une maladie préexistante, devront être vaccinées en premier. Ensuite viendront le personnel de santé et celles et ceux qui vivent avec des personnes vulnérables. L’objectif est de réduire le nombre de cas graves et de décès tout en protégeant le système de santé.

Le développement de divers vaccins contre le COVID-19 est bien avancé. En Suisse, les derniers préparatifs sont en cours pour que les premières vaccinations puissent avoir lieu en janvier. Au préalable, Swissmedic doit pouvoir autoriser un premier vaccin après examen de toutes les données cliniques.

Entre-temps, l’OFSP et la CFV ont publié la stratégie de vaccination. Elle comporte aussi bien des objectifs généraux que la détermination des groupes-cibles et les objectifs vaccinaux spécifiques.

L’objectif premier d’une vaccination contre le COVID-19 est de protéger les personnes vulnérables et de réduire ainsi les cas graves et les décès. Le deuxième est de réduire la charge pesant sur les hôpitaux et les homes pour maintenir le bon fonctionnement du système de santé. Enfin, le troisième objectif est de lutter contre les répercussions négatives de la pandémie et d’endiguer la propagation du virus.

Cette vaccination est en particulier prévue pour les groupes-cibles d’adultes suivants (par ordre de priorité décroissant en cas de disponibilité limitée du vaccin) :

1. Les personnes vulnérables (hormis les femmes enceintes) ;
2. Le personnel de santé en contact avec des patients et le personnel accompagnant les personnes vulnérables ;
3. Les contacts étroits (membres du ménage) des personnes vulnérables ;
4. Les personnes résidant dans une institution communautaire qui présente un risque d’infection et un potentiel de flambée (p. ex. institutions pour personnes handicapées) ainsi que le personnel.
5. Tous les autres adultes qui voudraient se faire vacciner.

Les enfants et les adolescents ne font pas encore partie des groupes-cibles de la stratégie de vaccination, car les résultats des études correspondantes pour cette tranche d’âge ne sont pas encore disponibles.

Recommandations vaccinales liées à l’efficacité et à la disponibilité

La stratégie vaccinale constitue la base des recommandations en la matière. Dès que les données concernant l’efficacité et la sécurité seront disponibles, la CFV communiquera des recommandations pour chaque groupe-cible. Selon le nombre de doses disponibles dans la première phase, il sera nécessaire de définir les priorités entre les groupes-cibles, et au sein de ceux-ci.

La vaccination contre le COVID-19 sera gratuite pour la population. La Confédération, les cantons et l’assurance obligatoire des soins (AOS) assumeront les coûts du vaccin, de son administration et du matériel nécessaire. La vaccination n’est pas soumise à la franchise et à la quote-part.

Informations à l’intention de la population et des professionnels

La Confédération ne prévoit pas de rendre la vaccination obligatoire. Dans le cas du COVID-19 également, la Confédération estime qu’une information transparente et compréhensible est indispensable. Chaque personne doit décider elle-même si elle veut se faire vacciner.

Sur le site consacré à la vaccination contre le coronavirus, l’OFSP publie régulièrement des informations sur les objectifs de la vaccination contre le COVID-19, les différents vaccins et la progression des travaux. En outre, l’office lancera une large campagne d’information.

Pour soutenir le personnel de santé qui réalisera les vaccinations, l’OFSP élabore du matériel d’information et des listes de contrôle en coopération avec les représentants des cantons, les médecins et d’autres partenaires.

Collaboration étroite de tous les acteurs concernés

Il est prévu d’entamer la vaccination contre le COVID-19 dès que les autorisations et les recommandations vaccinales seront disponibles et que les premiers vaccins arriveront en Suisse.

Les cantons sont responsables de réaliser les vaccinations. Les travaux préparatoires ont lieu en étroite collaboration avec l’OFSP, la Pharmacie de l’armée et d’autres acteurs.

Décès de l’ancien conseiller fédéral Flavio Cotti

Flavio Cotti avait la politique dans le sang : son pragmatisme, son ouverture d’esprit et surtout sa capacité innée à tisser des liens, même entre des groupes opposés, étaient manifestes dès son plus jeune âge. C’est par exemple sous sa présidence que le mouvement de jeunesse interpartis tessinois a lancé une initiative populaire pour le droit de vote des femmes en 1966. Soit cinq ans avant l’introduction du suffrage féminin en Suisse.

Après avoir fait ses premières armes au niveau local et cantonal, Flavio Cotti a été élu au Conseil d’État tessinois à seulement 36 ans. En 1983, il a accédé au Conseil national. En 1984, il est devenu président du parti démocrate-chrétien suisse. Il ne lui restait qu’une étape, rapidement franchie : en 1986, il est devenu conseiller fédéral, premier Tessinois à siéger au gouvernement après le départ de Nello Celio en 1973.

Flavio Cotti a dirigé le Département fédéral de l’intérieur de 1987 à 1993. Il a pris ensuite les rênes du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), où il a donné toute la mesure de son talent politique et de sa stature d’homme d’État, apprécié bien audelà de son domaine.

Son mandat au DFAE a été marqué par des dossiers délicats, notamment celui des avoirs en déshérence. Il a alors eu l’occasion de montrer son courage et sa détermination à faire toute la lumière sur le comportement de la Suisse pendant la deuxième guerre mondiale.

A la tête de la diplomatie suisse, il a également exercé la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, en 1996. Cette année clé a redonné du lustre à la politique extérieure de la Suisse avec la signature des accords de paix de Dayton, qui ont mis un terme à la guerre civile en ex-Yougoslavie. En 1998, un an avant de quitter le Conseil fédéral, Flavio Cotti a conclu les Bilatérales I avec l’Union européenne.

Lorsqu’il était à la tête du DFAE, Flavio Cotti a beaucoup voyagé et rencontré des personnalités marquantes, telles que le Pape, Nelson Mandela, Shimon Peres et Yasser Arafat. Il a noué des liens d’amitié avec le chancelier allemand Helmut Kohl, dont il admirait la capacité à faire de l’Allemagne un modèle de démocratie pour l’Europe.

Flavio Cotti a présidé deux fois la Confédération: en 1991, année du 700e anniversaire de la Suisse et en 1998, pour le 150e anniversaire de l’État fédéral.

Profondément enraciné dans la culture catholique et animé par un fort humanisme chrétien, Flavio Cotti a fait preuve d’ouverture et de pragmatisme pendant ses années au Conseil fédéral et démontré que le changement ne lui faisait pas peur. Ceux qui l’ont connu et ont eu l’occasion de travailler avec lui aiment à dire que Flavio Cotti était un conservateur aux idées progressistes et un fédérateur. L’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss se plaît à rappeler que c’est Flavio Cotti qui a posé les jalons de la politique suisse en matière de drogue et jeté les bases de la loi sur l’assurance maladie.

Flavio Cotti a quitté la scène politique fédérale en 1999. Il a exercé ensuite plusieurs mandats dans l’économie privée. Extrêmement discret sur le plan médiatique, il n’en est pas moins demeuré un observateur attentif du monde politique. En septembre 2017, à Bellinzone, il faisait partie de la foule qui a fait un accueil triomphal à Ignazio Cassis, premier Tessinois à siéger au Conseil fédéral, près de 20 ans après lui.

Flavio Cotti s’est éteint des suites du COVID-19 à l’hôpital La Carità de Locarno, entouré de l’affection des siens.

Le Conseil fédéral a pris d’autres mesures

Le Conseil fédéral a pris d’autres mesures. Ces mesures seront valables à partir du 12 décembre 2020, et jusqu’au 22 janvier 2021. L’illustration ci-après indique les mesures qui s’appliqueront  au niveau national.

Détails concernant les modifications des mesures

Modifications du 12 décembre 2020 :

Fermeture à 19 h, le dimanche et les jours fériés

Les restaurants et les bars, les magasins et les marchés, les musées et les bibliothèques ainsi que les installations de sport et de loisirs devront rester fermés entre 19 h et 6 h. Il y a des exceptions pour les restaurants des hôtels (ne servant que les clients de ces établissements), les services de livraison de repas à domicile et les services de petite restauration à l’emporter ; ils sont autorisés à rester ouverts jusqu’à 23 h.Les magasins et les marchés, les musées et les bibliothèques ainsi que les installations de sport et de loisirs devront aussi rester fermés les dimanches et les jours fériés. Les restaurants et les bars pourront par contre rester ouverts le dimanche et les jours fériés.Les nuits du 24 et du 31 décembre, il sera possible de prolonger l’ouverture jusqu’à 1 h.

Interdiction des manifestations

Les manifestations publiques seront interdites, à l’exception des fêtes religieuses (jusqu’à 50 personnes), des funérailles en présence du cercle familial et des proches amis, des assemblées législatives et des manifestations politiques.

Activités sportives et culturelles à cinq personnes

Les activités sportives de loisir seront autorisées à condition de ne pas les pratiquer à plus de cinq personnes à la fois. Les sports de contact restent interdits. La règle des cinq personnes s’applique aussi aux activités culturelles non professionnelles.Les activités sportives et culturelles restent autorisées pour les jeunes de moins de 16 ans (à l’exception des compétitions). Les entraînements et les compétitions des sportifs faisant partie d’un cadre national ainsi que les entraînements et les matchs des ligues professionnelles restent aussi autorisés, mais sans public. Enfin, les répétitions et spectacles d’artistes ou d’ensembles pourront aussi continuer à avoir lieu.

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Journée d’action « En parler. Trouver de l’aide. »

Le coronavirus ne constitue pas seulement un danger pour notre condition physique ; la pandémie représente également une pression sur le moral de nombreuses personnes.

Vous ne vous sentez pas bien ou vous vous inquiétez pour quelqu’un ? Essayez d’en parler. Le PDF suivant indique où vous pouvez trouver de l’aide.

Journée d’action « En parler. Trouver de l’aide. » De quoi s’agit-il ?

En Suisse, la crise du coronavirus affecte le psychisme de bon nombre de personnes. À lʼoccasion de la journée dʼaction « En parler. Trouver de l’aide. », divers acteurs se pencheront sur la santé psychique. Les personnes dans des situations difficiles bénéficieront dʼactions de solidarité et seront informées des offres d’aide concrètes. La journée sensibilisera la population à être attentive à son entourage et à apporter de l’aide.

La journée « En parler. Trouver de l’aide. » est organisée par l’OFSP sur mandat du Conseil fédéral, en collaboration avec les organisations d’entraide La Main Tendue, Pro Juventute, Pro Senectute, Pro Mente Sana, Caritas, la Croix-Rouge suisse et de nombreux autres acteurs.

Briser le tabou de la santé psychique

Le 10 décembre, les personnes qui souffrent psychiquement, leurs proches et les professionnels du domaine prennent la parole pour faire part de leurs expériences et de leurs démarches lors de cette période spéciale que constitue la pandémie. Des organisations spécialisées présentent leurs offres de soutien pour les personnes concernées et indiquent les centres de conseil où trouver une aide facilement accessible.

Vaccin contre le COVID-19 : la Confédération s’assure l’accès à d’autres doses de vaccin de Moderna

La Confédération est à pied d’œuvre pour permettre à la population suisse d’accéder rapidement à des vaccins sûrs et efficaces contre le COVID-19. Comme le développement et la disponibilité de ces vaccins sont soumis à de nombreuses incertitudes, la Confédération poursuit différentes approches. Elle a maintenant pu s’assurer trois millions de doses de vaccins supplémentaires de Moderna.

Comme Pfizer/BioNTech, Moderna se concentre sur une nouvelle technologie : l’ARNm est un type de molécule messagère qui transmet des instructions pour la production de protéines. En l’occurrence, elle transmet aux cellules l’information nécessaire à la fabrication dʼune protéine virale. Le système immunitaire identifie alors cette dernière comme un antigène puis réagit en fabriquant des anticorps. Cette réponse immunitaire permet au corps de se préparer à lutter contre le virus.

Autres discussions avec les fabricants de vaccins

À ce jour, la Suisse a signé des contrats avec trois fabricants de vaccins dont le développement clinique des produits est bien avancé. Outre Moderna (en tout environ 7,5 millions de doses de vaccins), il s’agit des fabricants de vaccins Pfizer/BioNTech (environ 3 millions de doses de vaccins) et AstraZeneca (environ 5,3 millions de doses).

Les trois fabricants suivent actuellement une procédure d’autorisation auprès de Swissmedic. Parallèlement, la Suisse est membre de l’initiative COVAX, ce qui lui permet d’accéder à des doses couvrant jusqu’à 20 % de sa population.

La Confédération poursuit des discussions avec différents fabricants de vaccins. Comme il n’est pas encore clair, actuellement, quel vaccin prévaudra, la Confédération veille à s’assurer plusieurs vaccins contre le SARS-CoV-2 recourant à différentes technologies (ARNm, à base de protéines, à base de vecteurs).

le Conseil fédéral exhorte les cantons dont la situation épidémiologique se détériore à agir rapidement et décide de mesures supplémentaires

La situation épidémiologique reste particulièrement tendue en Suisse. Le Conseil fédéral appelle les cantons dans lesquels la situation se détériore à agir rapidement. Lors de sa séance du 4 décembre, il a en outre décidé de prendre de nouvelles mesures pour réduire encore le nombre de contaminations, notamment en vue des fêtes de fin d’année. Les règles applicables aux magasins seront durcies dès mercredi 9 décembre, et la capacité des trains, télécabines et téléphériques des domaines skiables sera limitée.

Dans certains cantons, le nombre des nouvelles infections au coronavirus stagne à un niveau élevé ou repart même à la hausse. Par ailleurs, la situation dans les hôpitaux reste très tendue. Certains d’entre eux doivent reporter les opérations non urgentes et le personnel hospitalier est fortement sollicité.

Le Conseil fédéral est préoccupé par cette évolution. C’est pourquoi il appelle les cantons à agir rapidement en prenant des mesures plus strictes là où la situation se détériore ou se stabilise à un niveau trop élevé. Pour en juger, les critères sont notamment le nombre de nouvelles
infections, le taux de reproduction, les hospitalisations et le taux d’incidence. Le Conseil fédéral est convaincu que seule une action rapide permettra d’éviter des mesures plus drastiques. Il procédera à une évaluation intermédiaire lors d’une séance extraordinaire fixée le 8 décembre, et décidera le 11 décembre de mesures plus strictes si les cantons n’ont pas pris d’ici là les mesures qui s’imposent.

Moins de clients dans les magasins
L’augmentation de la fréquentation des magasins et des contacts privés qui s’annoncent avec les fêtes de fin d’année et les vacances accroît les risques de contamination. C’est pourquoi, après avoir consulté les cantons, le Conseil fédéral a décidé d’adapter l’ordonnance COVID-19 pour renforcer les mesures au niveau national.

Afin de mieux protéger la population, le Conseil fédéral a décidé de réduire le nombre de personnes pouvant se trouver simultanément dans un magasin. À partir du 9 décembre, et jusqu’à nouvel avis, les magasins de grande surface devront prévoir dix mètres carrés par client, contre quatre actuellement. Cette mesure devrait également encourager la population à mieux planifier ses achats.

Nouvelles règles pour les restaurants
Dans les restaurants de toute la Suisse, il sera obligatoire de recueillir les coordonnées d’au moins un hôte par groupe, comme c’est déjà le cas dans plusieurs cantons. Durant la nuit du 31 décembre au 1er janvier, les établissements seront autorisés à fermer à 1 h au lieu de 23 h, afin de réduire le risque de réunions spontanées dans le cadre privé.

Enfin, le chant est interdit en dehors du cercle familial et de l’école obligatoire, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Cette interdiction concerne non seulement les chœurs, mais également les chants de groupe lors des offices religieux et de certaines traditions de la Saint-Sylvestre.

Le Conseil fédéral recommande instamment à la population de limiter chaque réunion privée ou au restaurant aux personnes issues de deux ménages maximum, afin de maintenir le nombre de contacts aussi bas que possible. La limite de 10 personnes est maintenue. Pour réduire encore le nombre de contacts et les flux de personnes, la recommandation relative au télétravail doit être appliquée de manière stricte. À cet effet, le Conseil fédéral en appelle une fois encore aux employeurs pour faciliter autant que possible le travail à domicile. Les employés devraient pouvoir ainsi réduire au maximum le nombre de leurs contacts avant les fêtes de fin d’année. Cela vaut tout particulièrement  pour ceux qui prévoient de côtoyer des personnes vulnérables.

Limitation de la fréquentation des domaines skiables
Les domaines skiables pourront ouvrir pour le tourisme intérieur. Là où la situation épidémiologique est critique, il faut tout d’abord prendre les mesures à même de l’améliorer. Les domaines skiables devront avoir obtenu une autorisation cantonale d’ici au 22 décembre. Celle-ci dépendra de la situation épidémiologique et si les capacités de dépistage, de traçage des contacts et des hôpitaux sont suffisantes. Les exploitants des domaines skiables devront par ailleurs appliquer des plans de protection stricts qui mettent en œuvre les règles définies de manière uniforme au niveau national. L’objectif est d’empêcher toute propagation du virus dans les régions touristiques.

La fréquentation des domaines skiables n’est pas limitée en tant que telle. Mais à partir du 9 décembre, les moyens de transport fermés – trains, télécabines et téléphériques – ne pourront être occupés qu’aux deux tiers de leur capacité totale. Cette limitation est valable aussi bien pour les places assises que pour les places debout.

Le port du masque est obligatoire dans tous les moyens de transport, y compris sur les téléskis et les télésièges. Il en va de même dans les files d’attente, où il faut également respecter la distance requise. Sur les domaines skiables, les clients ne seront autorisés à entrer dans un restaurant que s’il y a une table à leur disposition. En outre, à l’intérieur et sur les terrasses, la règle en vigueur continue de s’appliquer : il n’est permis de consommer qu’une fois assis, et chaque table ne peut être occupée que par quatre personnes, exception faite des parents avec leurs enfants.

Les cantons seront tenus de contrôler l’application de ces règles. S’ils constatent des manquements importants, ils devront adresser un avertissement aux exploitants des domaines skiables et retirer leur autorisation si les abus persistent. Enfin, les cantons devront rendre compte à la Confédération du nombre respectif des contrôles effectués, des avertissements émis et des autorisations retirées, ainsi que des capacités des hôpitaux.

La Suisse finance la reconstruction de maisons en Albanie: le conseiller fédéral Cassis fait le point sur l’avancement des travaux

Dans le cadre de sa visite officielle à Tirana, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a rencontré, le 23 novembre 2020, le premier ministre albanais Edi Rama, le ministre des affaires étrangères en poste Gent Cakaj et le président Ilir Meta. Les discussions ont porté sur l’engagement de la Suisse en Albanie, la présidence albanaise de l’OSCE et la candidature des deux pays au Conseil de sécurité de l’ONU. Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a également visité un projet de la DDC visant à rénover des maisons détruites.

En 1970, il y a donc un demi-siècle, la Suisse nouait officiellement des relations diplomatiques avec l’Albanie, et les deux pays entretiennent depuis lors des échanges bilatéraux étroits. En 1992, la Suisse ouvrait sa première ambassade à Tirana. Pour le conseiller fédéral Ignazio Cassis, cette visite en Albanie constituait donc un événement spécial en cette année de jubilé. «Je suis particulièrement heureux de célébrer cet anniversaire par une visite. Ces 50 années de relations diplomatiques sont aussi un demi-siècle de liens d’amitié. Durant les douze mois écoulés, nous avons justement eu une démonstration de notre solidarité mutuelle: après le terrible tremblement de terre de 2019, la Suisse a envoyé immédiatement une aide humanitaire et, au moment de l’éclatement de la pandémie de COVID-19, les échanges ont été intensifs.

Rencontre avec des ministres et visite de courtoisie auprès du président
Lors des entretiens officiels, la politique, la société, l’économie et la formation professionnelle ont notamment été des sujets abordés. Avec le premier ministre Edi Rama, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a également parlé des défis qui se sont posés ces derniers mois et de l’actuelle présidence albanaise de l’OSCE. Le chef du DFAE a souligné à cette occasion le soutien de la Suisse à la présidence albanaise et s’est félicité du travail accompli. Edi Rama a relevé avec satisfaction la bonne collaboration entre les deux pays et donné une vue d’ensemble des principaux thèmes qui seront abordés lors de la réunion du Conseil ministériel de l’OSCE prévue le 3 décembre. L’entretien avec l’actuel ministre des affaires étrangères Gent Cakaj a été l’occasion d’un échange sur des questions bilatérales ainsi que sur la situation politique en Albanie et dans la région des Balkans occidentaux. Dans le cadre de son entretien avec le président Ilir Meta, le conseiller fédéral Ignazio Cassis est revenu sur les 50 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et l’Albanie. Entre 1970 et aujourd’hui, les excellentes relations d’amitié entre les deux pays se sont élargies et renforcées.

Gros plan sur les activités de l’Aide humanitaire en Albanie
Pour clôturer sa visite officielle, le conseiller fédéral Ignazio Cassis s’est rendu sur le site d’un projet, soutenu par la Suisse, visant à rénover des habitations détruites par un séisme. En novembre 2019, un tremblement de terre en Albanie a fait plus de 50 morts et laissé quelque 30 000 personnes sans abri. En discutant avec le ministre albanais en charge de la reconstruction Arben Ahmet, le chef du DFAE a pu obtenir sur le terrain un aperçu concret de l’aide d’urgence de la Suisse. «Quelques heures seulement après le terrible séisme, une équipe de l’Aide humanitaire de la Confédération s’est rendue à Tirana. Dans l’intervalle, nos collaborateurs et collaboratrices sur place avaient pris contact avec des partenaires de coopération ainsi qu’avec les autorités locales. Il a ainsi été possible de garantir que l’aide était apportée directement là où les personnes en avaient le plus besoin», a souligné Ignazio Cassis, se félicitant de la collaboration qui a parfaitement fonctionné en ce moment difficile.

Partenaires de la coopération internationale de longue date
Le développement de l’Albanie, la stabilité des Balkans occidentaux et le rapprochement des pays de cette région avec l’Europe sont des questions qui revêtent une grande importance pour la Suisse. Depuis 1995, elle s’engage sur place dans le cadre de sa Stratégie de coopération internationale (CI). L’Albanie figure ainsi parmi les pays prioritaires de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et du Secrétariat d’État à l’économie (SECO). Depuis 1996, la Suisse a investi près de 345 millions de francs dans le développement de l’Albanie et compte, avec l’Allemagne, parmi les principaux donateurs bilatéraux du pays. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a précisé que la Suisse était disposée à renouveler son soutien à l’Albanie dans ses efforts de réforme et a félicité cette dernière pour le rôle stabilisateur qu’elle joue dans les Balkans occidentaux. «Je suis fier que nous puissions accompagner l’Albanie dans cette voie. La Suisse soutient les efforts visant à mettre en place des structures et des institutions démocratiques afin de promouvoir l’intégration au sein de la famille européenne.»

 

 

la Suisse renouvelle son soutien au Programme des Nations Unies pour le développement

Malgré les progrès réalisés dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable de l’Agenda 2030, environ 600 millions de personnes dans le monde vivent dans l’extrême pauvreté. En raison de la pandémie de COVID-19, ce chiffre est de nouveau en forte hausse pour la première fois depuis plusieurs décennies. Conscient du rôle crucial que joue le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans la lutte contre la pauvreté, le Conseil fédéral a décidé ce 18 novembre de lui verser une contribution de 52,7 millions de francs.

D’après la Banque mondiale, jusqu’à 115 millions de personnes risquent de basculer dans une situation d’extrême pauvreté en raison de la pandémie de la COVID-19. C’est la première fois depuis 1998 que le nombre de personnes touchées par l’extrême pauvreté augmente. Selon les estimations de l’ONU, 10,3 milliards de dollars sont nécessaires pour couvrir les besoins humanitaires et réduire à long terme les conséquences sociales, économiques et politiques de la pandémie dans les pays les plus pauvres. En 2030, on estime que 80 pourcent des personnes les plus pauvres vivront dans des contextes fragiles ou des régions touchées par des conflits.

En soutenant le PNUD à hauteur de 52,7 millions de francs pour l’année 2021, la Suisse contribue de manière importante à la gestion de la crise liée à la COVID-19 et à la réalisation des objectifs de développement durable de l’Agenda 2030. Le PNUD aide les pays en développement à lutter contre la pauvreté et à surmonter les obstacles structurels pour parvenir au développement durable. Il œuvre ainsi à la prévention des conflits, à la promotion de la gouvernance démocratique et au renforcement des capacités dédiées à la gestion des crises. Les objectifs du PNUD concordent avec les intérêts de la Suisse, puisqu’ils visent à réduire les inégalités, la pauvreté, les conflits et d’autres menaces dont les effets se font sentir bien au-delà des pays en développement.

Entre 2018 et 2019, les activités du PNUD ont permis d’améliorer l’accès aux biens et services de première nécessité pour 48 millions de personnes, dont une moitié de femmes. Le PNUD a en outre favorisé la création d’emplois et amélioré les moyens de subsistance de cinq millions de personnes dans 28 pays en situation de crise. Dans le domaine de l’état de droit, ses projets ont permis de soutenir les processus électoraux organisés dans 23 pays et facilité l’inscription de 28 millions de nouveaux électeurs et électrices, dont 48 pourcent de femmes. Le PNUD joue un rôle de premier plan dans la gestion de la pandémie de la COVID-19 : il analyse l’impact socioéconomique de la pandémie dans plus de 60 pays et coordonne les mesures de soutien à moyen terme adoptées par l’ONU pour y faire face. Environ 10 pourcent des contributions de base du PNUD ont été alloués au financement de la réponse à la pandémie de la COVID-19.

Partenaire stratégique de la Suisse depuis 1974, le PNUD fait partie des organisations multilatérales prioritaires de la Coopération internationale (CI) de la Suisse. Ses activités concordent avec les objectifs de la stratégie de la CI 2021-2024 de la Suisse, à savoir la promotion du développement économique et humain, la promotion de la paix et de l’état de droit, la lutte contre les changements climatiques et leurs effets, ainsi que  la gestion durable des ressources naturelles. La Suisse œuvre activement au sein des organes de direction du PNUD pour que sa contribution se traduise par des améliorations concrètes pour les groupes de population pauvres et vulnérables. Soucieuse de renforcer l’efficacité du PNUD, la Suisse soutient ses efforts de réforme et participe à l’élaboration de son plan stratégique pour la période 2022-2025.

Coronavirus : le Conseil fédéral relève le crédit pour l’achat de vaccins contre le COVID-19

La Confédération souhaite que la population suisse ait rapidement accès à un vaccin sûr et efficace contre le COVID-19. Le Conseil fédéral a déjà approuvé un premier crédit de 300 millions de francs à cet effet. Lors de sa séance du 11 novembre, il a décidé d’augmenter ce montant de 100 millions de francs afin de disposer d’une marge de manœuvre suffisante pour des achats de vaccins supplémentaires. Jusqu’à présent, la Confédération a conclu un contrat avec deux fabricants.

Comme il n’est pas encore possible de dire avec certitude quelles entreprises ou quels vaccins finiront par s’imposer et seront mis à la disposition de la population suisse, la Confédération mise sur plusieurs fabricants pour l’approvisionnement en vaccins contre le COVID-19. Comme tout autre vaccin, celui contre le COVID-19 doit également répondre aux exigences de sécurité et d’efficacité pour que Swissmedic puisse accorder une autorisation.

Pour mettre en œuvre la stratégie d’acquisition de la Confédération, il est nécessaire de conclure d’autres contrats de réservation. Les engagements financiers supplémentaires qui en résultent ont conduit le Conseil fédéral à augmenter de 100 millions de francs le crédit pour l’accès aux vaccins contre le COVID-19, le portant ainsi à 400 millions de francs. Le montant provient de crédits COVID-19 déjà approuvés et inscrits au budget de l’armée.

Accès garanti à plusieurs millions de doses

Jusqu’à présent, la Confédération a conclu des contrats avec deux fabricants. Elle s’est assuré la disponibilité de 4,5 millions de doses auprès de la société Moderna et a convenu la livraison de 5,3 millions de doses au maximum avec la société pharmaceutique britannique AstraZeneca et le gouvernement suédois. En outre, elle participe à l’initiative internationale COVAX, un programme mondial d’achat de vaccins contre le COVID-19 pour environ 20 % de la population. Dans l’idéal, cela représenterait jusqu’à 3,2 millions de doses supplémentaires.

Outre la prévention, il est aussi important de traiter les infections au COVID-19. À l’été 2020, la Confédération s’est donc assuré la disponibilité d’un médicament immunothérapeutique produit par Molecular Partners. Dans certains cas, ce médicament pourrait également être administré à titre prophylactique pour protéger d’une infection.

La Confédération est en contact avec d’autres fabricants de candidats vaccins prometteurs afin de conclure des contrats supplémentaires. La stratégie de vaccination et les recommandations dépendront des différents vaccins et tiendront compte des dernières connaissances scientifiques, en étroite collaboration avec la Commission fédérale pour les vaccinations.

Il n’est pour l’heure pas possible de dire à quel moment un vaccin sera disponible. Toutefois, l’Office fédéral de la santé publique estime que les premières vaccinations pourront être effectuées en Suisse au cours du premier semestre 2021.

Retraite des magistrats: le droit au versement rétroactif sera limité

Les membres du Conseil fédéral et le chancelier de la Confédération ont droit à une retraite lorsqu’ils quittent leurs fonctions. Celle-ci est réglée par la loi fédérale concernant les traitements et la prévoyance professionnelle des magistrats (RS 172.121 (RS 172.121) et l’ordonnance de l’Assemblée fédérale concernant les traitements et la prévoyance professionnelle des magistrats (RS 172.121.1). La loi et l’ordonnance ne règlent pas le cas où un magistrat ne fait pas valoir son droit à la retraite dès qu’il quitte ses fonctions mais en demande plus tard le versement rétroactif.

Ce que le droit en vigueur ne dit pas doit être déterminé par l’interprétation. Le 1er juillet 2020, le Conseil fédéral a interprété les dispositions pertinentes de manière très large dans le cas d’une demande de versement rétroactif et approuvé le versement pour les 5 dernières années, sous réserve de l’approbation de la Délégation des finances (DélFin) des Chambres fédérales. A la même date, il a par ailleurs décidé d’exclure totalement le versement rétroactif des pensions de retraite à l’avenir. Il a chargé la Chancellerie fédérale de préparer, avec l’Office fédéral de la justice, les adaptations législatives éventuellement nécessaires.

La DélFin s’est penchée sur le système des retraites des magistrats le 2 septembre 2020. Elle a recommandé au Conseil fédéral de renoncer au versement rétroactif des retraites aux anciens conseillers fédéraux. Elle lui a en outre recommandé de respecter le principe de l’emploi ménager des fonds, établi à l’art. 12, al. 4, de la loi sur les finances (RS 611.0) et de ne plus verser de retraites qui ne seraient pas effectivement dues selon une interprétation stricte des dispositions pertinentes.

Le Conseil fédéral partage l’avis de la DélFin, selon lequel la revendication rétroactive de retraites non perçues n’est pas conforme au sens et au but du régime des retraites. Se fondant sur deux avis de droit externes et un avis de l’Office fédéral de la justice, il estime toutefois qu’aux termes des dispositions en vigueur, le droit au versement rétroactif de la retraite existe, mais qu’il se prescrit par 5 ans.

Dans ce contexte, le Conseil fédéral a décidé de limiter à 5 ans au plus le versement rétroactif des retraites jusqu’à ce que les règles excluant un tel versement soient établies. S’il devait arriver qu’on fasse valoir des droits remontant à plus de 5 ans, il soulèverait l’exception de prescription. En d’autres termes, il rejetterait les requêtes dans ce sens.

La seconde extrapolation de 2020 confirme un déficit élevé pour la Confédération

La Confédération s’attend à un déficit de 20 milliards de francs pour l’exercice en cours, dont 18,1 milliards sont dus aux dépenses extraordinaires destinées à atténuer les effets de la pandémie de coronavirus. Le budget 2020 prévoyait un excédent de 0,3 milliard. Toutefois, l’insécurité entourant ces prévisions reste grande, car l’augmentation des cas de coronavirus pourrait avoir des conséquences encore plus importantes sur les finances de la Confédération jusqu’à la fin de l’année.

Lors de sa séance du 28 octobre 2020, le Conseil fédéral a pris connaissance des résultats de l’extrapolation la plus récente. Se fondant sur les chiffres disponibles à la fin du mois de septembre, la Confédération s’attend à un déficit de financement ordinaire de 1,9 milliard pour l’exercice 2020. Les dépenses extraordinaires dues aux vastes mesures prises par la Confédération pour gérer la pandémie de coronavirus devraient, selon les estimations, atteindre un montant de 18,1 milliards. En l’état actuel des connaissances, la Confédération ne devrait donc pas utiliser l’intégralité des montants autorisés à titre extraordinaire dans le cadre des suppléments (30,9 milliards, compensations incluses). Dans l’ensemble, la Confédération devrait enregistrer un déficit de financement de 20 milliards.

Les estimations, qui se fondent sur les chiffres disponibles à la fin de septembre, restent entourées d’une grande incertitude, car le nombre de cas de coronavirus augmente fortement à l’heure actuelle.

Une otage suisse tuée par des terroristes au Mali

Les autorités françaises ont informé les autorités suisses, ce vendredi après-midi, que l’otage suisse détenue au Mali était décédée. Elle aurait été tuée par les ravisseurs de l’organisation terroriste islamiste Jama’at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM) il y a environ un mois.

“C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort de notre concitoyenne”, a déclaré le conseiller fédéral Ignazio Cassis. “Je condamne cet acte cruel et exprime mes plus sincères condoléances aux proches de la victime.”

Les circonstances exactes de l’assassinat de l’otage suisse ne sont pas encore claires. Les autorités françaises ont été informées de cette exécution par l’intermédiaire de l’otage française récemment libérée.

La Suisse exige le rapatriement du corps 

Les autorités suisses, sous la direction du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), mettent tout en œuvre pour connaître les circonstances exactes de cette exécution ainsi que le lieu où se trouve le corps de la victime. La Suisse fera tout son possible pour le rapatrier. Pour ce faire, le DFAE tentera de se rapprocher du nouveau gouvernement de transition au Mali.

Intervention d’une task force interdépartementale 

En collaboration avec les autorités maliennes et d’autres partenaires, les autorités suisses ont travaillé ces quatre dernières années pour que la citoyenne suisse soit libérée et puisse retrouver sa famille. A plusieurs reprises, les membres du Conseil fédéral ont fait pression sur les autorités maliennes pour demander sa libération.

Une task force interdépartementale sous la direction du DFAE avait été déployée. Le groupe de travail était composé de représentants du DFAE, de l’Office fédéral de la police (fedpol), du Service de renseignements de la Confédération (SRC)et du Ministère public de la Confédération (MPC). Les autorités suisses étaient également en contact permanent avec la famille de la victime.

Pourquoi Gjon ne s’écrit pas John ?

“J’ai rencontré” John pour la première fois à la Bibliothèque cantonale universitaire de Fribourg. Il s’y trouvait avec un tas de questions auxquelles il espérait trouver réponse dans ce temple du savoir. Dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler les scènes de films de Tarkovsky et de David Lynch, il répétait, en nous demandant : “répondez-moi”! … pourquoi la vie après la mort ? Pourquoi on court sans jamais nous arrêter ? Pourquoi on prie, chacun pour soi ? Pourquoi je suis étranger ici et là-bas ?

Naturellement, de manière virtuelle, des centaines de milliers d’autres personnes l’ont rencontré via Youtube par sa chanson avec laquelle il aurait dû représenter la Suisse à l’Eurovision cette année, concours annulé à cause de la pandémie.

Gjon le non-virtuel ne présentait pas de différence avec celui que j’avais “rencontré” à la bibliothèque. Les questions étaient encore présentes et nous allions essayer d’y répondre à travers une discussion durant laquelle nous avons survolé d’autres aspects de sa carrière.

En cherchant mon hobby, j’ai découvert le piano 

À l’âge de 7-8 ans, comme tous les enfants de son âge, Gjon recherchait une activité qui le rendrait heureux. C’était très important pour lui étant donné que ses camarades de classe avaient un hobby, principalement un sport.

« Durant cette recherche, à l’école de musique à Bulle, je suis entré en contact avec le piano. J’ai crée une relation avec cet instrument, qui m’a bien plus touché que le sport. Je regardais avec admiration les réussites es personnages connus tels que Mozart, Beethoven et Bach. Toutefois, comme j’étais assez introvertie comme personne, l’idée de chanter s’est fait naturellement à cet âge. Ma relation avec le piano était très intime et je ne voulais pas la partager avec les autres. Le piano était mon secret » explique Gjon.

Elvis Presley et les larmes de son grand-père

 Le grand-père de Gjon, Hamidi, venait tout juste d’arriver du Canada. Enthousiasmé avec ce qu’il avait appris durant les cours de piano, Gjon joue quelques morceaux devant lui. Lorsqu’il termine, il demande s’il peut chanter une chanson pour lui. »

« Je n’avais jusqu’alors jamais tenté le chant – explique Gjon et c’était quelque chose de nouveau pour moi. J’ai accepté de chanter une chanson. Même si ça n’allait pas bien sonner, pensai-je, il n’y aurait aucun problème car il n’y avait que mon grand-père qui était présent. Sans aucune préparation, j’ai commencé à chanter « Can’t help falling in love with you » d’Elvis Presley sans avoir aucune idée de ma performance. Lorsque j’ai jeté un coup d’œil à mon grand-père, il pleurait. C’est la première fois que je voyais mon grand-père pleurer » Gjon fait une pause de quelques instants et poursuit : « pour moi, ce moment était très particulier – je regardais mon grand-père les larmes aux yeux. J’ai eu l’impression d’avoir traversé son esprit à travers la chanson. Là j’ai obtenu le courage de faire quelque chose d’intime devant les autres, c’est-à-dire de chanter en public.

 De « E bukura more » jusqu’à « Je t’aime »

“Sans que je ne sache rien, mon grand-père avait arrangé ma participation à l’émission « Ti vlen » en Albanie où en tant qu’invité je chanterais un morceau. Je me suis présenté avec la chanson « Moj e bukura more ». Toute cette expérience était très nouvelle et inconnue pour moi. Sans aucune préparation, j’ai chanté à cette émission, mais je n’étais pas satisfait de ma performance. Je me suis promis à ce moment-là de ne plus participer à un événement public. Je n’ai pas abandonné le chant, j’ai simplement voulu me donner du temps pour me présenter en étant plus préparé. » Après cette expérience, Gjon passe beaucoup de temps à écouter les autres chanteurs du calibre de Céline Dion et Whitney Houston et ce sur les conseils de son grand-père. Il passe ainsi se journées dans sa chambre en s’entrainant sur ces voix qui étaient très proches de sa voix d’enfant. Pendant ce temps, les organisateurs de la première édition de l’émission Albanians got talent, après avoir vu et entendu Gjon entonner Moj e bukura more, l’invitent à participer aux concours.

“Je savais à présent que j’étais préparé pour l’événement, » explique Gjon. « Cette fois, j’ai décidé de chanter en français, langue qui, je l’admets, était plus proche de mon oreille. J’ai choisi la chanson Belle Notre-Dame de Paris, que j’ai chanté devant le jury composé de Rovena Dilo, Altin Basha et Armend Rexhepagiqi. Ce qui m’a le plus touché et encouragé était le commentaire de Rovena Dilo, qui m’a fait remarquer que je ne chantais pas comme un enfant mais avec la voix d’un enfant, je chantais comme un chanteur adulte. En demi-finale, je me suis présenté avec la chanson Je t’aime, qui a été très bien accueillie par tous. Après cette performance, c’était impossible de sortir Tirana » poursuit Gjon avec exaltation. « Tous les 20 mètres, on m’arrêtait pour me saluer. C’était très spécial pour moi. J’étais maintenant convaincu et je savais que je voulais chanter devant les autres. »

La route vers l’Eurovision

Après la participation à succès en Albanie, Gjon est invité à participer à La France a un talent et en Suisse un peu plus tard. Ces deux événements lui donnent plus d’expérience et dans ce cadre, il fait connaissance avec l’industrie de la musique. Il reçoit ensuite une offre pour un album de la part de SONY. Toutefois, il décide de ne pas entreprendre ce pas.

“Je compris à ce moment que je n’étais pas prêt pour un album, je n’étais pas prêt techniquement et je n’avais pas créé mon identité, mon style et ma voix musicales, raconte Gjon. « À partir de ce moment, j’ai refusé toutes les offres et participations à d’autres concours avec comme seul objectif de me concentrer sur mon propre développement et sur ma musique. J’ai passé 6 à 7 ans à écouter différents types de musique du monde entier avec le but de comprendre comment atteindre cette voix. J’ai en même temps poursuivi avec les cours de chant ».

Avant la participation à l’Eurovision, il apparait à La Plus Belle Voix en France. N’étant au courant de rien, la mère de Gjon enregistre une performance Gjon et l’envoie à cette émission, d’où l’invitation. Il y atteint la demi-finale. Après cette participation, Gjon reçoit des propositions et invitations à faire partie de l’Eurovision. « J’ai tout refusé » explique Gjon. « Toutefois, le groupe Aliose m’a invité à participer à un camp de musique, où j’ai décidé d’y aller sans savoir de quoi il s’agissait. Arrivé au camp de musique à Zürich, j’ai compris que c’était un camp de préparation à l’Eurovision. On n’avait qu’un jour à disposition et je suis arrivé avec mon idée de la mélodie de la chanson Répondez-moi. Même si tout est allé très vite, j’avais mon idée de ce que je voulais comme musique et texte mais pas comme production. La version de la chanson retravaillée à passé l’évaluation du jury composé de centaines de personnes de différents horizons et professions. Elle a obtenu le plus de points parmi les 500 participants. Ma chanson a été choisie pour représenter la Suisse à l’Eurovision.

 

Sur l’origine : pourquoi Gjon et non pas John

“Dans ce morceau, je voulais que l’origine occupe une place clé » raconte Gjon, en changeant de sujet – celui de la façon sur la réalisation de la chanson. « Cette question m’a accompagné depuis le temps de l’école lorsque la façon d’écrire mon nom, Gjon et non John, faisait naitre la question sur mon origine. C’était un sujet qui me poursuivait continuellement même si je ne trouvais pas important le fait d’en parler. Certaines fois, lorsqu’on me questionnait sur mon origine, il me venait à l’esprit de leur répondre que je venais de ma mère » rétorque Gjon avec sarcasme tout en poursuivant : « Pour moi, il était important de comprendre que j’étais de nationalité suisse mais d’origine albanaise. Et je vois ce pluriculturalisme comme une priorité et richesse irremplaçable. J’ai donc décidé de traiter la question de l’origine dans les chansons à travers les questions. Ainsi, les questions demeuraient sans réponses et ceci correspondait bien au sentiment que je ressentais lorsque je recherchais une réponse pour des choses qui n’en avaient pas. Autant personnelles qu’elles soient, les questions que Gjon pose dans la chanson sont également universelles. Ce sont des questions dont les réponses changent au fil du temps. « C’est la vie, poursuit Gjon, « d’accepter que tu n’as pas toutes les réponses et qu’elles sont limitées dans le temps ».

“Eurovision 2021” et les plans pour le futur

Après avoir remporté le titre cette année, Gjon participera à « l’Eurovision 2021 » mais avec une autre chanson. Avec ceci, la pression pour produire une autre chanson à succès est bien plus grande.

« Avec la nouvelle chanson, je veux démontrer que je ne sais pas faire qu’une chose » s’exprime Gjon. « Nous tentons de composer les chansons de différentes façons. Nous essayons d’avoir une plus grande diversité pour voir quels résultats on peut atteindre. Je sais que j’aurais voulu risquer car je suis jeune et je ne me soucie pas des conséquences ».

« En ce qui concerne mon engagement pour les concerts, la plupart d’entre eux sont annulés à cause de la pandémie. Entre temps, nous travaillons sur un nouvel album avec mon groupe et sommes à la recherche d’un nouveau label qui – vraisemblablement – sera de France. J’ai évalué une offre d’Albanie mais je crois que je dois débuter en français qui est la deuxième langue la plus écoutée après l’anglais. Cela ne veut pas dire que je ne réfléchirai pas à une possibilité de faire quelque chose en Albanie également ».

 La vie sur Mars.

 « Si je devais faire un album, j’aurais aimé faire un cover de la chanson « Life on Mars » de David Bowie. Le texte lui-même et la chanson sont d’une façon extraterrestres et parlent d’une réalité qui nous entoure tous les jours, où tout va de moins et moins bien » explique John en parlant de ses préférences.

« Parmi les artistes, je démarquerais Grace Johns, principalement pour son courage et sa confiance en elle. C’est comme dans la vie, lorsque tu as confiance en toi, tu peux accomplir beaucoup de choses. Pour moi, elle n’est pas seulement une artiste, mais une icone de la musique et de la mode »

Le Kosovo n’est plus dans la liste rouge Suisse

Toute personne entrant en Suisse en provenance de certains États et territoires doit se mettre en quarantaine. La liste de ces régions sera mise à jour le 28 septembre 2020. Un résultat de test négatif ne permet pas de mettre fin à la quarantaine.

Qui doit se placer en quarantaine ?

Les personnes qui ont séjourné dans un État ou sur un territoire à risque élevé d’infection et qui entrent en Suisse par la suite doivent se placer en quarantaine. Les États et territoires concernés sont précisés dans une liste, laquelle est régulièrement adaptée à la situation épidémiologique.

C’est la liste en vigueur au moment de l’entrée en Suisse qui détermine si une quarantaine est obligatoire.

Vérifiez la liste en vigueur lors de votre entrée sur le territoire : avez-vous séjourné dans un des États ou sur un des territoires définis pendant les 10 derniers jours avant d’entrer en Suisse ? Si oui, vous êtes tenus par la loi de vous placer en quarantaine et de déclarer votre arrivée aux autorités cantonales. Suivez les consignes données à la rubrique Procédure après l’entrée en Suisse.

Les passagers en transit qui ont séjourné moins de 24 heures dans un État ou sur un territoire à risque élevé d’infection ne sont pas obligés de se placer en quarantaine. D’autres exceptions sont fixées à l’art. 4 de l’ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs.

Un test négatif ne permet pas de lever une quarantaine obligatoire et ne réduit pas non plus sa durée. En effet, un résultat négatif n’exclut pas une infection. Vous en trouverez l’explication biologique sur la page Questions fréquentes.

Liste des États et des territoires

Les États et territoires concernés sont définis dans l’ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs. Cette liste est régulièrement actualisée.

Lorsqu’un État figure sur la liste, tous ses territoires, îles et territoires d’outre-mer sont concernés, même s’ils n’y sont pas nommés séparément. Font exception à cette règle les États voisins de la Suisse. Dans ce cas, les États n’apparaissent pas en tant que tout ; seuls certains de leurs territoires sont inscrits. Vous trouverez de plus amples informations sur le site questions fréquentes.

Supprimés de la liste dès le 28 septembre 2020 : Kosovo, Saint-Marin.

Les États et territoires rajoutés sont en gras.

 Liste en vigueur pour une entrée en Suisse à compter du 28.9.2020


Zones des pays voisins
En France:

  • Région Bretagne
  • Région Centre-Val de Loire
  • Région Corse
  • Région Hauts-de-France
  • Région Île de France
  • Région Normandie
  • Région Nouvelle-Aquitaine
  • Région Occitanie
  • Région Pays de la Loire
  • Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Territoire d’outre-mer Guadeloupe
  • Territoire d’outre-mer Guyane
  • Territoire d’outre-mer La Réunion
  • Territoire d’outre-mer Martinique
  • Territoire d’outre-mer Mayotte
  • Territoire d’outre-mer Polynésie française
  • Territoire d’outre-mer Saint-Barthélemy
  • Territoire d’outre-mer Saint-Martin

En Italie:

  • Regione Liguria

En Autriche:

  • Land Niederösterreich
  • Land Oberösterreich
  • Land Wien
États et zones

  • Albanie
  • Andorre
  • Argentine
  • Arménie
  • Bahamas
  • Bahreïn
  • Belgique
  • Belize
  • Bolivie
  • Bosnie et Herzégovine
  • Brésil
  • Cabo Verde
  • Chili
  • Colombie
  • Costa Rica
  • Croatie
  • Danemark
  • Émirats arabes unis
  • Équateur
  • Espagne
  • États-Unis
  • Grande-Bretagne
  • Guyana
  • Honduras
  • Hongrie
  • Inde
  • Irak
  • Irlande
  • Islande
  • Israël
  • Jamaïque
  • Koweït
  • Liban
  • Libye
  • Luxembourg
  • Macédoine du Nord
  • Maldives
  • Malte
  • Maroc
  • Moldova
  • Monaco
  • Monténégro
  • Namibie
  • Népal
  • Oman
  • Panama
  • Paraguay
  • Pays-Bas
  • Pérou
  • Portugal
  • Qatar
  • République dominicaine
  • Roumanie
  • Slovénie
  • Suriname
  • Territoire palestinien occupé
  • Trinité-et-Tobago
  • Tchéquie
  • Ukraine

Pour consulter une liste antérieure à celles ci-dessus, veuillez vous reporter à la version correspondante de l’« ordonnance COVID-19 mesures dans le domaine du transport international de voyageurs ». Toutes les versions de cette ordonnance sont accessibles dans le recueil systématique (voir encadré sur la droite).

« Assumons nos responsabilités »

Simonetta Sommaruga, Présidente de la Confédération, Message vidéo pour le débat général de la 75e Assemblée générale des Nations Unies

(Seul le discours prononcé fait foi)

Monsieur le Président de l’Assemblée générale,

Monsieur le Secrétaire-général des Nations Unies,

Mesdames et messieurs les Chefs d’Etat et de gouvernement,

Excellences,

Mesdames et messieurs,

Il est des moments qui marquent de leur empreinte des générations entières. La fondation de l’organisation des Nations Unies il y a septante-cinq ans a été un tel moment. Pour cela, nous devons être reconnaissants à nos parents.

Pouvons-nous néanmoins aujourd’hui nous permettre un regard critique sur l’ONU ? – Oui, nous le pouvons …  Nous le devons même.

En effet, septante-cinq ans plus tard, il y a toujours des guerres, plus de réfugiés et de déplacés que jamais, une crise climatique pour l’heure sans solution, des millions d’êtres humains souffrant de la faim, et l’égalité entre les hommes et les femmes qui n’est pas réalisée.

Nous pourrions critiquer l’ONU pour cela – mais au fond, quand nous parlons de « l’ONU », de qui parlons-nous ? – Nous parlons en fait de nous-mêmes, car l’ONU, c’est ses Etats-membres. Et ceux-ci font souvent obstacle au travail de l’ONU. Ils bloquent des décisions ou refusent de les mettre en œuvre, ils torpillent des résolutions et en violent les principes.

Cela affaiblit l’ONU. Et par là-même, cela nous affaiblit nous tous. Si nous voulons une ONU forte, alors nous devons, nous les Etats-membres, soutenir avec force l’Organisation et poursuivre ensemble ses objectifs. Car les objectifs de l’ONU sont nos objectifs.

Mesdames et messieurs,

Nous vivons dans une époque marquée par des tensions géopolitiques. Nombre d’Etats sont aussi de plus en plus polarisés dans leurs affaires intérieures.

Plus que jamais, l’ONU est indispensable pour la promotion de la paix et de la sécurité dans le monde. Elle incarne la cause des droits de l’homme, celle du développement durable ainsi que celle d’un monde réglé par le droit. Nous serions donc bien avisés de poursuivre ensemble les objectifs de l’ONU car ils nous profitent à tous et nous renforcent.

Mon pays est fier de contribuer à la réalisation des objectifs de l’ONU, même si cela n’est pas toujours aisé. Traduire en politique nationale les objectifs que nous nous sommes par exemple fixés dans le domaine climatique ou en matière d’égalité des sexes est difficile. Mais c’est pour cela que nous tous, hommes et femmes politiques, sommes élus : pour offrir à nos populations respectives et à l’humanité en général une vie décente dans la liberté et la sécurité.

Mon pays plaide aussi pour un ordre international réglé par le droit. Nous nous engageons pour le droit international humanitaire et la prévention des conflits, et offrons nos bons offices là où ils sont souhaités. Mon pays est prêt à assumer encore davantage de responsabilités et c’est pour cela que la Suisse est, pour la première fois, candidate à un siège non-permanent au Conseil de sécurité pour la période 2023- 2024.

Bien évidemment, la Suisse appuie sans réserve l’appel du Secrétaire-général à un cessez-le-feu mondial. Mais au-delà d’un tel appel, que faire ?

Nous devons investir encore davantage dans la prévention des conflits. Ici aussi, les droits humains doivent demeurer au centre de notre action. La « Genève internationale » contribue en ce sens également à la prévention des conflits, en accueillant par exemple le Conseil des droits de l’homme ou le Secrétariat du traité sur le commerce des armes.

En poursuivant les pires crimes, la Cour pénale internationale contribue à mettre en œuvre le droit international humanitaire. Nous confirmons ici notre soutien à la Cour pénale internationale en tant que partie intégrante d’un ordre international réglé par le droit. Afin de faciliter des échanges sur les meilleures façons de respecter ces normes humanitaires, la Suisse a été un des premiers pays à publier un rapport volontaire sur leur mise en œuvre nationale. Mon pays serait heureux de faire des émules.

S’il est juste de tenter de prévenir les conflits et de s’efforcer d’en atténuer les pires conséquences humanitaires, il est aussi crucial de résoudre durablement les conflits en cours. En tant que capitale de la paix, la « Genève internationale » y contribue en offrant un cadre qui permet le dialogue pour les parties au conflit.

La politique de paix suisse s’appuie sur des éléments fondamentaux de la culture politique de mon pays, tels que le partage du pouvoir, l’ouverture au dialogue, la tolérance et la prise en compte des intérêts de chacun. La Suisse entend encore renforcer à l’avenir ses capacités et son expertise de médiation et de facilitation pour venir en aide à celles et ceux qui souhaitent, par la voie du dialogue, mettre fin à des conflits.

Mesdames et messieurs,

Si la « Genève internationale » contribue à la paix et à la sécurité dans le monde, elle est aussi le siège de l’Organisation mondiale de la santé qui a joué un rôle si crucial depuis le déclenchement de la pandémie de COVID-19.

La crise sanitaire actuelle a provoqué des souffrances indicibles de par le monde. Ce sont les plus vulnérables qui ont été les plus durement touchés : l’enfant dans un camp de déplacés bondé ; la mère seule qui a perdu son emploi ; le jeune dont les perspectives professionnelles ont été anéanties ; ou encore les personnes âgées et les malades qui sont particulièrement exposés.

Mon pays s’efforce de faire face à cette pandémie au mieux.

Dans ce processus de lutte contre la pandémie, l’Organisation mondiale de la santé joue un rôle central. En tant qu’Etat-hôte de l’OMS et d’autres organisations internationales dans le domaine de la santé, la Suisse s’engage pour qu’elles puissent agir efficacement. Pour cela, l’OMS doit pouvoir disposer de ressources suffisantes et du soutien de nous tous pour mener à bien ses réformes. Est-il juste d’exiger autant de cette organisation alors que celle-ci dépend à 80% de contributions volontaires ?

Au-delà de la nécessaire lutte contre l’actuelle pandémie, il nous appartient aussi dès à présent de penser au monde qui émergera de cette crise et qui ne saurait entièrement être celui d’hier. Si toute crise est une souffrance, c’est aussi un moment de changement qui permet de se réinventer.

Réinventons-nous donc en gardant à l’esprit les objectifs que nous nous sommes fixés à nous-mêmes lors de la création de l’ONU il y a septante-cinq ans.

Mesdames et messieurs,

il est des moments qui marquent de leur empreinte des générations entières. Dans de tels moments, des actions décidées et courageuses sont requises. Cela est vrai aujourd’hui. Du point de vue de mon pays, les tâches les plus urgentes sont la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable ainsi que de l’Accord de Paris, et un engagement accru en faveur de la paix.

C’est à nous, représentants politiques de nos pays respectifs, qu’appartient la responsabilité de prendre les bonnes décisions pour le bien de notre humanité commune et de notre planète. Assumons cette responsabilité.

Renforçons la capacité d’action de l’ONU et assurons-nous que les décisions que nous prenons aujourd’hui fassent la fierté des générations de demain.

La prime moyenne de l’assurance maladie augmentera de 0,5% en 2021

La prime moyenne s’élèvera en 2021 à 316,50 francs. Après des hausses modérées en 2019 et 2020, la hausse de 0,5 % en 2021 sera à nouveau inférieure à la moyenne des dernières années. Depuis 2010, la prime moyenne a augmenté de 3,2 % par an en moyenne et de 3,7 % par an depuis l’entrée en vigueur de l’assurance obligatoire des soins en 1996.

Les projections montrent que dans neuf cantons (AG, AI, AR, BS, NE, OW, SH, SZ, ZH), l’évolution de la prime moyenne sera inférieure ou égale à 0 %, alors que dans dix autres (BE, FR, GE, GL, GR, SG, SO, UR, VD, ZG), elle se situera entre 0% et 1%. Dans les sept cantons restants (BL, JU, LU, NW, TG, TI, VS), la hausse sera supérieure à 1%. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a approuvé toutes les primes pour un an.

La prime moyenne des adultes (375,40 francs) et des jeunes adultes (265,60 francs) sera en légère augmentation de 0,4% par rapport à l’année passée. Celle des enfants baissera légèrement de 0,1% et s’élèvera à 99,70 francs.

Effets de la pandémie sur les coûts

La hausse des primes reflète sur le long terme la hausse des coûts dans l’assurance-maladie obligatoire. Les primes de 2021 sont calculées pour couvrir les coûts estimés pour l’année 2021. Il n’est actuellement pas possible de connaître l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les coûts de l’année 2020. Il subsiste de nombreuses incertitudes et il est encore trop tôt pour évaluer les coûts réels. Si les coûts des prestations de l’année 2020 s’avèrent plus élevés ou moins élevés qu’estimés lors de la fixation des primes, cela se traduira par une variation correspondante des réserves.

Pour une réduction volontaire des réserves

Les réserves cumulées des assureurs dépasseront les 11 milliards en 2020. L’OFSP a approuvé pour l’année prochaine une compensation des primes encaissées en trop de 183 millions de francs et une réduction volontaire des réserves de 28 millions de francs, ce qui fait un total de 211 millions qui retournera aux assurés.

La bonne santé financière des caisses-maladie est en soi positive. Le Conseil fédéral estime toutefois qu’une majorité d’assureurs disposent encore de réserves trop élevées. Actuellement, la législation ne prévoit pas de mesure contraignante pour qu’un assureur-maladie réduise le montant des réserves. Néanmoins, le Conseil fédéral a proposé lors de sa séance du 18 septembre 2020 d’adapter l’Ordonnance sur la surveillance de l’assurance-maladie (OSAMal), afin d’inciter les assureurs-maladie à calculer les primes au plus juste des coûts et d’éviter ainsi des réserves excessives. Les assureurs-maladie pourront notamment recourir plus facilement à la réduction volontaire des réserves. Le projet est actuellement en consultation.

Deuxième paquet du programme de maîtrise des coûts

Le montant des primes d’assurance-maladie représente une charge toujours plus importante pour les ménages. En raison de l’évolution démographique et du progrès technique, les coûts de la santé vont continuer d’augmenter à l’avenir. Le Conseil fédéral entend limiter la hausse des coûts à ce qui est médicalement justifiable. Il a adopté l’année passée un premier paquet de neuf mesures pour maîtriser les coûts de la santé. Celui-ci est actuellement en discussion au Parlement. En août dernier, il a envoyé en consultation un deuxième paquet de mesures dont les économies potentielles sont estimées à un milliard de francs.

Changement d’assurance de base
Les assureurs-maladie ont jusqu’à fin octobre pour informer leurs assurés du montant de leurs primes pour l’année suivante. Les assurés peuvent ensuite résilier leur assurance-maladie de base ou choisir une autre forme d’assurance jusqu’à fin novembre. Les assureurs-maladie doivent accepter chaque personne dans l’assurance obligatoire des soins et tout le monde est tenu de s’assurer. Pour que la résiliation soit acceptée, l’assureur actuel doit avoir reçu une copie du nouveau contrat d’assurance.

Priminfo.ch
Le site www.priminfo.ch met un calculateur de primes à disposition. Toutes les primes de l’assurance obligatoire des soins des assureurs-maladie approuvées par l’OFSP pour 2021 y figurent. Le site recense tous les assureurs-maladie. Les assurés ont la possibilité de sélectionner les primes selon leur montant et de calculer ainsi leur potentiel d’économies. Il suffit d’indiquer le domicile, l’âge, le modèle d’assurance, la franchise et l’assureur-maladie actuel. Lorsqu’une personne a trouvé l’assurance qui lui convient, elle peut demander une offre en ligne pour l’assurance obligatoire des soins ou imprimer et envoyer le formulaire approprié à l’assureur-maladie concerné. Cela ne génère aucun frais pour les assureurs-maladie.

Conseils en matière de primes
La documentation « Primes-Conseil » contient des informations sur l’assurance-maladie, des astuces pour économiser sur les primes ainsi que des lettres-type. Cette documentation est également disponible sur Internet à l’adresse www.priminfo.ch. L’OFSP met en outre à la disposition du public des aperçus de primes sur www.priminfo.ch. Ces documents peuvent également être commandés sous forme papier auprès de l’OFSP.

Ligne téléphonique
L’OFSP a mis en place une ligne téléphonique pour répondre aux questions des assurés :
allemand : 058 464 88 01 ; français : 058 464 88 02 ; italien : 058 464 88 03.
Toutes les données relatives aux primes peuvent en outre être téléchargées à partir du portail Open Data (www.opendata.swiss).

admin.ch

Comment prévenir la marginalisation progressive? Du racisme? Parlons-en

La marginalisation se fait habituellement de façon insidieuse. Des mots, des attitudes, des exclusions qui conduisent à diverses formes de discriminations pouvant devenir systématiques. Faut-il à chaque fois parler de racisme ? N’est-ce pas occulter la multiplicité des causes individuelles et structurelles, des peurs, des amalgames, voire de la désinformation ? Prétendre à un égalitarisme abstrait n’a-t-il pas l’inconvénient d’ignorer les difficultés multiples, mais aussi les richesses de la diversité ? Comment observer une marginalisation progressive, quand elle n’est pas encore, ou pas explicitement, du « racisme » ? Les deux années précédentes, nous avons traité des multiples discriminations, nous voulons cette fois mettre l’accent sur les facteurs positifs de prévention et de réhabilitation.

Invités :

Abra Konu, participante du « groupe des mamans », d’origine togolaise ;

Pierre Kastrioti Jashari, Photographe de l’enquête photographique de Jura bernois

2019- 2020, d’origine kosovar ;

Bashkim Iseni, Délégué à l’intégration de la ville de Lausanne

Vera Condé, Coordinatrice du service école-parents migrants, Villars-sur-Glâne

Patrice Meyer-Bisch, Observatoire de la diversité et des droits culturels, et Club

UNESCO, Fribourg

Animation: Greta Balliu, Observatoire de la diversité et des droits culturels

La Suisse et l’Autriche se félicitent de leur coopération en temps de crise

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a reçu le chancelier autrichien Sebastian Kurz en visite officielle en Suisse vendredi 18 septembre 2020. Les conseillers fédéraux Ueli Maurer et Alain Berset se sont joints à eux à l’occasion du déjeuner qui a eu lieu au domaine du Lohn. La présidente de la Confédération, le conseiller fédéral Ignazio Cassis et la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter ont participé aux entretiens officiels.

Les discussions ont notamment porté sur la gestion de la pandémie de coronavirus, le climat, l’environnement, les relations bilatérales, la politique européenne et des questions internationales. Les deux parties se sont félicitées des bonnes relations qu’elles entretiennent. Celles-ci ont grandement facilité leur étroite coopération pendant les mois difficiles du printemps dernier. Les deux pays se sont notamment épaulés pour rapatrier leurs ressortissants bloqués à l’étranger.

La Suisse accorde une grande importance aux échanges avec l’Autriche et ses autres partenaires européens dans la lutte contre le coronavirus. Elle soutient les efforts de la présidence du Conseil de l’Union européenne et de la Commission européenne, qui visent à améliorer la coordination des règles en matière de quarantaine au niveau du continent. La délégation suisse a souligné que la qualité de la coopération pendant la crise était de bon augure pour la recherche de solutions pragmatiques dans les relations entre la Suisse et l’Union européenne.

Les pays alpins sont particulièrement touchés par le changement climatique

A l’occasion des échanges sur l’environnement et les transports, la présidente de la Confédération a rappelé la nécessité de développer le transfert du trafic de marchandises de la route au rail afin de protéger les Alpes. La Nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) et les trois tunnels de base (Lötschberg, Saint-Gothard, Ceneri) sont un atout pour la compétitivité du rail. La présidente de la Confédération a en outre annoncé que l’année prochaine elle utiliserait la présidence de la Convention alpine pour organiser une rencontre des ministres des transports et de l’environnement des pays alpins et aller de l’avant dans la protection du climat et des Alpes. L’Autriche et la Suisse, pays alpins, sont particulièrement touchées par le changement climatique.

Les membres du Conseil fédéral ont exposé au chancelier Kurz les prochaines décisions de la Suisse en matière de politique européenne. La politique migratoire européenne a également été abordée. Les deux parties se sont notamment entretenues de la future réforme du système Dublin prévue par la Commission européenne et dont la Suisse soutient le principe.

Après la rencontre au Lohn, le chancelier Kurz rencontrera vendredi après-midi le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr avec lequel il s’entretiendra du fonctionnement des Etats fédéraux en situation de crise.

Lesbos : la Suisse fournit une aide sur place et participe à l’accueil de mineurs non accompagnés

Après le vaste incendie qui a dévasté le camp de transit de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, dans la nuit du 9 septembre 2020, la Suisse a immédiatement réagi et proposé une aide humanitaire au gouvernement grec. En plus de l’aide sur place, la Suisse participe à l’accueil de 400 mineurs non accompagnés. Le SEM envisage la prise en charge d’une vingtaine d’enfants et de jeunes en provenance de ce camp. À ce stade, une répartition de l’ensemble des migrants de Moria n’est pas prioritaire au niveau de l’UE. Le Conseil fédéral a été informé de l’état de la situation lors de sa séance du 11 septembre 2020.

La situation reste confuse sur l’île de Lesbos après que les flammes ont ravagé les structures de Moria. L’ampleur exacte des dommages n’est pas encore connue, mais il est probable qu’une grande partie du camp est détruite ou qu’elle sera du moins inhabitable pour une longue période. La Confédération suit avec inquiétude l’évolution de la situation et les départements concernés se coordonnent en continu. La Suisse est en contact bilatéral étroit avec la Grèce et discute avec l’Union européenne.

Priorité à l’aide sur place

La priorité est actuellement à la fourniture d’une aide humanitaire sur place. Il s’agit avant tout de garantir sans délai l’hébergement, la prise en charge et la protection des migrants. De premiers contacts ont eu lieu avec les autorités grecques compétentes dès les premières heures du matin du 9 septembre 2020.

En accord avec les autorités grecques, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) envoie près d’une tonne de matériel d’aide. Un avion du Service de transport aérien de la Confédération décolle pour Athènes ce vendredi 11 septembre 2020 dans l’après-midi, avec à son bord des équipements demandés par les autorités grecques (sacs de couchage, matelas, réservoirs d’eau, ustensiles de cuisine et autre matériel de secours). Deux spécialistes du corps d’aide humanitaire font également le déplacement. Afin de pouvoir répondre aux besoins les plus pressants des personnes affectées par l’incendie, le DFAE met en outre à disposition, au titre de l’aide humanitaire, une somme pouvant atteindre un million de francs.

Évacuation de 400 mineurs non accompagnés

Après cet incendie, 400 mineurs non accompagnés se retrouvent dans une situation très délicate. Ces enfants et ces jeunes particulièrement vulnérables doivent être évacués de toute urgence et accueillis dans d’autres pays européens. L’UE, sous présidence allemande, coordonne les travaux à cette fin. Le SEM, en réponse à une demande informelle de l’Allemagne, envisage une participation de la Suisse à ces efforts et la prise en charge d’une vingtaine de mineurs. À ce stade, une répartition de l’ensemble des migrants de Moria n’est pas prioritaire au niveau de l’UE.

Engagement suisse en Grèce depuis plusieurs années

La Suisse apporte son soutien à la Grèce depuis plusieurs années. Dans le domaine humanitaire, elle soutient des activités tendant à améliorer la situation des migrants, des requérants d’asile et des réfugiés sur les îles grecques, et vise également à venir en aide à la population grecque locale. Dans le domaine de l’asile, le SEM a débloqué en avril 2020 des moyens supplémentaires à hauteur de 1,1 million de francs en faveur de projets d’organisations d’aide destinés avant tout aux enfants et aux jeunes des camps sur les îles grecques de la mer Égée. Ces moyens servent aussi à financer des mesures immédiates pour lutter contre la propagation du coronavirus dans les structures d’hébergement. La Suisse a par ailleurs d’ores et déjà accueilli cette année, en provenance de Grèce, 52 requérants d’asile mineurs non accompagnés qui avaient des liens familiaux en Suisse. Cet engagement sera poursuivi.

Parallèlement à ce soutien, la Suisse s’engage résolument depuis plusieurs années au niveau européen pour une réforme durable du système de Dublin, le but étant de parvenir à une répartition plus équitable des responsabilités dans le domaine de l’asile et à un renforcement de la solidarité. La Commission européenne a annoncé pour 2020 la présentation du Pacte européen sur la migration et l’asile, dont il est prévu qu’il contienne de nouvelles propositions et permette de relancer la discussion sur une réforme de Dublin.

Coronavirus : pas de quarantaine pour les personnes des régions frontalières

Lors de sa séance du 11 septembre 2020, le Conseil fédéral a adopté les règles de quarantaine concernant les voyageurs arrivant en Suisse des pays voisins. Pour ces pays, seules les régions présentant un taux de contamination au-dessus de la valeur limite seront portées sur la liste des États et des territoires présentant un risque élevé d’infection, et non le pays tout entier. Les régions frontalières peuvent être exclues de la liste. Ainsi, le Conseil fédéral tient compte aussi bien de la prévalence en forte hausse selon les endroits que de l’étroite interdépendance des régions frontalières. La modification d’ordonnance entre en vigueur le 14 septembre 2020. Dans le même temps, la liste des zones à risque est actualisée.

Depuis le 6 juillet 2020, toute personne qui entre en Suisse en provenance d’un État ou d’un territoire présentant un risque de contamination élevé doit observer dix jours de quarantaine. Cette mesure, prononcée par le Conseil fédéral, vise à prévenir autant que possible l’importation du coronavirus et sa propagation en Suisse. Le Conseil fédéral adopte aujourd’hui une approche régionale s’agissant des pays voisins. Pour ceux-ci, seules les régions fortement touchées seront portées sur la liste des États et des territoires présentant un risque élevé de contamination. Cette pratique est déjà bien établie dans plusieurs pays.

Exceptions pour les régions frontalières
Les régions frontalières des pays limitrophes peuvent être exclues de la liste. Cette approche différenciée permet au Conseil fédéral de tenir compte des échanges économiques, sociaux et culturels étroits qui caractérisent ces régions. Dans le même temps, le Conseil fédéral réagit à la prévalence en forte hausse qui sévit en Suisse et dans des pays voisins, et en particulier la France.

Depuis le mois de juin, les nouvelles contaminations ne cessent d’augmenter en Suisse. Alors qu’il y en avait 98 par semaine début juin, ce nombre est passé à 1844 à la fin août (soit 18 fois plus). En France, cette augmentation est encore plus forte : dans presque toutes les régions de France, les nouvelles infections sont nettement supérieures à la valeur limite de 60 pour 100 000 personnes (incidence sur deux semaines). Une augmentation supérieure à cette limite s’observe aussi dans certains Länder autrichiens et dans plusieurs cantons suisses.

Avec cette régionalisation, seules les personnes revenant des zones à risque sont tenues de se mettre en quarantaine, mais pas celles qui circulent dans un espace transfrontalier. Le Conseil fédéral table toujours sur la responsabilité individuelle pour l’application des règles. La population doit s’abstenir autant que possible de se rendre dans des zones à risque et se mettre en quarantaine au retour de telles régions. Les frontaliers sont aujourd’hui déjà exemptés de l’obligation de quarantaine.

Une majorité de cantons se sont prononcés en faveur de cette approche. Certains cantons craignent toutefois que cette exception pour les régions frontalières n’entraîne des charges supplémentaires et n’affaiblisse l’acceptation de l’obligation de quarantaine au sein de la population.

Exemptions de l’obligation de quarantaine
Sont désormais également exemptés de l’obligation de quarantaine les acteurs culturels et les sportifs revenant respectivement d’un événement ou d’une compétition, ainsi que les personnes ayant pris part à un congrès spécialisé. Il faut toutefois qu’un plan de protection spécifique soit élaboré et appliqué pour l’événement ayant lieu à l’étranger.

Les personnes qui, pour des raisons professionnelles ou médicales, doivent se rendre dans une zone à risque et ne peuvent pas reporter leur voyage sont également exemptées de l’obligation de quarantaine. Dans ce cas, il faut que le séjour à l’étranger ne dure pas plus de cinq jours et qu’un plan de protection soit élaboré et appliqué.

Enfin, le Conseil fédéral a aussi adapté les bases permettant de calculer les jours de quarantaine dans l’ordonnance COVID-19 Mesures dans le domaine du transport international de voyageurs. Les cantons peuvent ainsi prendre en considération les jours passés dans un pays ne présentant pas de risque de contamination élevé avant l’arrivée en Suisse, et réduire la durée de la quarantaine en conséquence.

Test de dépistage : la Confédération abaisse les tarifs
Lors de sa séance, le Conseil fédéral a également décidé de réduire de 95 à 82 francs le tarif des analyses diagnostiques de biologie moléculaire pour le SARS-CoV-2 (test PCR) et de 39 à 25 francs celui d’une analyse sérologique (test anticorps). Il a également précisé diverses procédures.

Coronavirus : la Suisse modifie sa pratique en matière d’entrée concernant les vols en transit

À partir du 31 août 2020, les passagers de vols en provenance d’un pays à risque ne pourront plus entrer en Suisse en transitant par un pays qui n’est pas jugé à risque. En revanche, ceux qui viennent d’un pays qui n’est pas considéré à risque peuvent entrer en Suisse même s’ils doivent faire escale dans un aéroport d’un pays à risque, à condition qu’ils ne quittent pas la zone de transit de cet aéroport. Les restrictions d’entrée en vigueur ont souvent été contournées en choisissant de transiter par certains aéroports.

Les citoyens suisses et les ressortissants de pays membres de l’UE ou de l’AELE peuvent entrer en Suisse depuis n’importe quel pays du monde en dépit du coronavirus. Selon le pays dans lequel ils ont séjourné, ils sont toutefois tenus, à leur entrée en Suisse, de respecter les prescriptions de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) en matière de quarantaine.

Les voyageurs au sein de l’espace Schengen et ceux en provenance des pays de l’UE non-membres de Schengen ne sont plus soumis à des restrictions d’entrée. La Suisse a progressivement assoupli ses restrictions en matière d’entrée à l’égard de ces pays depuis la mi-mai.

Par contre, la plupart des États qui ne font pas partie de l’espace Schengen restent sur la liste des pays à risque de l’ordonnance 3 COVID-19. L’entrée en Suisse en provenance de ces pays est en principe interdite jusqu’à nouvel ordre.

Prise en compte de l’aéroport de départ et non plus de l’aéroport de transit
Jusqu’ici, l’aéroport déterminant pour les passagers de vols en provenance d’un pays à risque était celui duquel partait le vol qui les amenait directement en Suisse. La liaison précédente n’était pas prise en compte. Par exemple, un ressortissant d’un État tiers qui embarquait aux États-Unis (pays à risque) et faisait escale au Canada pour se rendre à Zurich pouvait entrer en Suisse en respectant les prescriptions en matière de quarantaine, car le Canada était (et est toujours) un État tiers considéré comme ne présentant pas de risque au sens de l’ordonnance 3 COVID-19. Les États-Unis étant, eux, inscrits comme pays à risque, les passagers en provenance directe de Washington ou de Chicago ne pouvaient pas entrer en Suisse.

Dorénavant, ce sera le pays depuis lequel partent les voyageurs désireux d’entrer en Suisse qui sera déterminant. Les ressortissants d’États tiers qui atterrissent, par exemple, à Zurich à bord d’un vol en provenance des États-Unis ayant fait escale à Toronto ne pourront plus entrer en Suisse à partir du 31 août. Cette mesure vise à empêcher que les restrictions d’entrée soient contournées en choisissant l’aéroport de transit en fonction de la liste des pays à risque.

Le même principe s’applique dans le sens inverse : les passagers de vols en provenance d’un État tiers qui n’est pas considéré à risque (par ex. le Japon, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande) peuvent entrer en Suisse même si, faute de vols directs, ils ont dû faire escale dans un aéroport d’un pays à risque (par ex. la Turquie). L’entrée en Suisse est alors possible pour autant qu’ils n’aient pas quitté la zone internationale de transit de cet aéroport et ne soient donc pas entrés dans ledit pays.