La hausse des prix pèse sur le climat de consommation

Après deux trimestres largement positifs, l’indice du climat de consommation (−4 points) retrouve quasiment sa moyenne pluriannuelle (−5 points) en janvier 2022.

Les ménages suisses sont nettement moins optimistes quant à l’évolution de l’économie pour les douze prochains mois. Le sous-indice correspondant, qui s’établit à 21 points, reste toutefois largement supérieur à la moyenne pluriannuelle (−9 points) ; les personnes interrogées continuent donc de tabler sur une poursuite de la reprise conjoncturelle. La situation sur le marché du travail est, par conséquent, également jugée favorable : le sous-indice sur la sécurité de l’emploi s’améliore de nouveau de manière notable et retrouve le niveau de la moyenne pluriannuelle pour la première fois depuis le début de la pandémie en s’établissant à −59 points. Les ménages pensent également que les chiffres du chômage vont continuer d’évoluer favorablement au cours des douze prochains mois.

Malgré les perspectives globalement positives, les consommateurs s’attendent à ce que l’évolution de leur situation financière soit légèrement inférieure à la moyenne durant les douze prochains mois (−3 points). Même analyse pour la situation financière passée : le sous-indice correspondant se situe à −10 points. La hausse des prix à la consommation, qui rabote le pouvoir d’achat des ménages suisses, semble notamment avoir contribué à cette perception. L’évolution passée des prix (83 points) est perçue comme ayant été plus marquée qu’au mois d’octobre 2021 (70 points). Les personnes interrogées tablent également sur une hausse des prix à la consommation pour les douze prochains mois. Le sous-indice correspondant, qui s’établit à 93 points, est désormais nettement supérieur à la moyenne pluriannuelle (67 points).

La hausse des prix pourrait expliquer en partie la faible propension des consommateurs à effectuer des achats importants. Le sous-indice correspondant (−23 points) reste bien en deçà du niveau d’avant la crise et de la moyenne pluriannuelle (−7 points).

Le SEM poursuit son service d’aumônerie musulmane dans les centres fédéraux d’asile

Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a décidé de prolonger jusqu’à fin décembre 2022 son service d’aumônerie musulmane dans les centres fédéraux pour requérants d’asile (CFA). Cette décision intervient à la suite d’une étude menée par le Centre Suisse Islam et Société (CSIS) de l’Université de Fribourg, qui dresse un bilan très positif du projet. Le SEM recherche une solution afin d’assurer le financement à long terme de l’aumônerie musulmane et de doter ce service d’une structure stable.

En janvier 2021, le SEM a lancé un projet pilote d’aumônerie musulmane dans les centres fédéraux pour requérants d’asile. La mise en place de ce service, qui devait initialement se terminer à la fin de l’année passée, vient compléter l’offre d’aumônerie des Églises nationales. Le projet tire parti des enseignements d’un premier essai mené au niveau cantonal dans la région de Zurich en 2016 et 2017.

Au total, le SEM a employé l’an passé cinq aumôniers musulmans, dont une femme, dans les structures régionales de Zurich, de Suisse romande et de Suisse orientale, soit 2,3 équivalents plein temps. En février 2022, un aumônier sera également engagé au Tessin.

Le SEM a chargé le CSIS, déjà mandaté pour analyser l’essai mené à Zurich, d’évaluer ce projet pilote. Selon l’enquête, tous les CFA examinés font état d’une forte demande pour ce service. D’une part, les requérants d’asile y recourent volontiers. D’autre part, les aumôniers musulmans sont des interlocuteurs précieux pour les professionnels actifs dans les CFA – encadrement, sécurité et personnel soignant – et leurs compétences religieuses, culturelles et linguistiques sont particulièrement appréciées. Enfin, la mise en place de ce service contribue à prévenir les situations potentiellement conflictuelles dans les CFA.

L’étude recommande notamment d’augmenter le temps de travail des aumôniers musulmans, vu l’importance du besoin qui existe à l’égard de ce service, de renforcer la coopération interprofessionnelle et interreligieuse dans les CFA et d’améliorer la formation des aumôniers. Au niveau structurel, elle suggère d’intensifier la coopération avec l’association QuaMS – qui a pour objectif d’assurer la qualité de l’aumônerie musulmane dans les institutions publiques du canton de Zurich – et de créer une structure analogue en Suisse romande. L’étude propose aussi d’inclure une représentation musulmane dans la coordination de l’aumônerie d’asile, constituée actuellement de représentants du SEM et des Églises nationales.

Sur la base des conclusions de cette étude, le SEM a décidé de reconduire le projet pour une année supplémentaire, en tenant compte des recommandations formulées. Si cette évaluation positive se confirme, le service d’aumônerie musulmane sera, dans la mesure du possible, mis en place définitivement dans les CFA.

Zari Xhaferi ne parvient pas à être élu à l’exécutif du canton de Zoug

Zari Xhaferi, le jeune politicien membre du parti socialiste suisse (PSS) et macédonien d’origine albanaise, n’a pas réussi à se faire élire au gouvernement du canton de Zoug, où il posait sa candidature sous la bannière du PSS. Le poste de directeur des finances du PDC, auparavant occupé par Peter Hegglin, qui a entre-temps été élu au niveau fédéral, au conseil des Etats, a été confié à Martin Pfister. Ce dernier, qui est aussi le chef du PDC au niveau cantonal, a obtenu la majorité absolue et n’a donc pas besoin de passer par un second tour.

Malgré la défaite, cette course a été une expérience extraordinaire pour le jeune politicien Albano-Suisse.

En effet, dans un canton où le poids du parti auquel il appartient est modeste et où le parti rival est significativement représenté, le résultat du jeune homme est néanmoins encourageant.

Xhaferi, qui travaille comme enseignant et journaliste, exerce son deuxième mandat de député du canton de Zoug. Il est très actif dans la vie sociale et politique de son canton. Albinfo.ch a suivi l’ascension politique de Zari Xhaferi à partir de sa première élection en tant que député cantonal.

 

Ni à gauche, ni à droite, la candidate libérale albano-suisse veut aller tout droit

La jeune politicienne albano-suisse a été choisie par la section jeune de son parti, le PLR, pour se présenter sur la liste du canton de Thurgovie. Elle espère ainsi récolter assez de voix pour obtenir un siège au Parlement suisse. Les élections auront lieu le 18 octobre prochain.

« Le PLR (parti radical libéral) n’enferme pas les citoyens dans de trop grandes contraintes, mais au contraire, leur laisse une grande liberté pour décider de leur avenir de manière autonome », a déclaré la vice-présidente de la section radicale de Romanshorn.

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« En tant que femme, je m’adresse aux femmes albanaises. Elles ne doivent pas attendre que d’autres s’engagent pour améliorer leur avenir. La vie en Suisse est dynamique, et offre de multiples possibilités aux femmes qui voudraient s’engager dans la politique ou dans d’autres sphères de la vie du pays », explique Nazmije Ismaili. Pour elle, les femmes albanaises devraient avoir plus confiance en elles.

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Nazmije est une jeune femme ambitieuse, qui souhaite obtenir des résultats encourageants. « Je me vois au Parlement », explique l’étudiante. Dans son temps libre, elle aime voyager, lire et jouer au golf. Elle est née et a grandit dans la ville de Arbon (Thurgovie), dans une famille de 5 enfants. La famille de Nazmije est en Suisse depuis trois générations. Aujourd’hui, la jeune femme originaire de Tetovo (Macédoine) est âgée de 26 ans. Elle est comptable de profession, et à côté de ses études, elle travaille dans la société d’assurances « Helvetia ».