Opinion

Une cohésion sociale et des soins adéquats pour la société face à la Covid-19 à l’épreuve du principe de subsidiarité

Quelle contribution du principe de subsidiarité de la sécurité sociale à la cohésion sociale et quel l’avenir de l’« Etat-providence» dans la société en plein pandémie du Covid-19 ? Dans sa généralité, la subsidiarité consiste au fait « à laisser agir, autant que possible, les particuliers ou les petits groupes et à n’admettre l’intervention de collectivités plus grands celle de l’Etat ou d’une communauté des Etats que si les particuliers ou les petits groupes ne peuvent donner de réponses satisfaisantes aux problèmes qui leur sont posés ». De même, on peut considérer que le principe de subsidiarité trouve sa place dans le droit international (ONU, OIT et UE) et dans l’ordre juridique national dans certains pays.

 

Il est évident, en premier lieu, que les individus ou les entités plus petites sont concernés pour donner des réponses à ses problèmes. Par contre, les entités plus grandes, l’Etat ou la communauté des Etats, les secondes les premiers afin de donner des réponses satisfaisantes aux problèmes. C’est dans ce sens qu’ils sont subsidiaires.

 

Actuellement, dans une société dite la « société Covid-19 », la subsidiarité a marqué l’esprit d’« Etat-providence » qui a la peine de surmonter ses difficultés pour agir. Dans ce contexte, il y a un « État-providence » que nous avions espéré et sur lequel nous comptions dans les années 80 a été mis à rude épreuve devant la Covid-19 en jouant un rôle très latent.

 

Un « État-providence» au début fébrile face à la Covid-19 a été remplacé par la famille et la société civile. Un « État-providence» avec un rôle subsidiaire et un rôle très actif joué par la société civile et la famille, une solidarité avec leurs plus proches parents et les personnes âgées en premier lieu.

 

Aujourd’hui, nous avons besoin d’une société solidaire plus ouverte à une protection sociale efficace qui passe par les associations, la société civile, les œuvres caritatives et religieuses et pour une cohésion sociale avec la participation active de tous les acteurs sociaux.

 

 ceci s’ajoute, la crise sanitaire dont l’« Etat-providence » doit faire face, est une occasion à ne pas le rater. Ainsi, l’idée d’une vaccination à toute la population dite l’« universelle », pas selon le besoin, implique de peser plusieurs paramètres sanitaires-sociaux-financiers dans un pays à l’autre afin de protéger toute la population et de promouvoir une société en bonne santé digne de son nom ! D’ailleurs, ce concept de vaccination l’« universelle » qui se profile à l’horizon permettrait de contribuer à avoir des soins adéquats pour chacune et chacun.

 

Abdulah Ahmedi, Docteur en droit