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Prishtina: regain de violences

  • Foto: albinfo.ch

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La capitale du Kosovo, Prishtina, a connu de violentes manifestations, les plus violentes depuis la déclaration d’indépendance du pays. Des dizaines de blessés parmi les policiers et les manifestants sont signalés, c’est un lourd bilan qui est relaté pour la journée en question. La manifestation, organisée par le parti d’Autodétermination (Vetëvendosje, opposition) était également soutenue par les autres partis de l’opposition, dont AAK et Nisma. Un rassemblement pour réclamer la démission du ministre serbe Aleksandar Jablanovic , accusé d’avoir insulté les Albanais du Kosovo, et la protection de l’entreprise « Trepça ». A la tête du ministère du Travail le ministre serbe A. Jablanovic est aussi l’un des trois ministres serbes du cabinet du Premiers ministre Isa Mustafa

Plus de 10 milles citoyens ont participé à cette manifestation, annoncée comme étant pacifique.

Le ministre serbe Jabllanoviç, qui avait qualifié les mères des personnes disparues durant la guerre de « sauvages », a provoqué des réactions dans tout le pays.

La manifestation a débuté avec des violences, juste après que le représentant du parti d’autodétermination Dardan Molliqaj ait demandé aux policiers de briser le cordon de police servant à protéger le bâtiment gouvernemental. Cet appel a chauffé les esprits, autant des policiers que des manifestants. Les forces de l’ordre n’ont pas hésité une seule minute avant d’utiliser du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Les violences provenaient des deux côtés

Le porte-parole du centre des cliniques universitaires du Kosovo, Shpend Fazilu, a indiqué que des dizaines de blessés ont demandé de l’aide à cette institution sanitaire. Il a expliqué que le nombre de ceux qui avaient besoin d’aide ne faisait qu’augmenter, mais que toutefois, aucun patient n’était en danger de mort.

« Personne n’est en danger. Il s’agit surtout de légères contusions. L’équipe est mobilisée avec tout l’équipement nécessaire » a déclaré Fazliu pour les médias au Kosovo.

Parmi les blessés se trouve également le député Visar Ymeri, transporté au centre clinique universitaire. Albinfo.ch a été informé qu’environ 75 policiers avait été blessés.

La manifestation a débuté à midi et s’est poursuivie jusqu’à 17 heures. Les policiers ont eu recours à des balles en caoutchouc, en plus du gaz lacrymogène. Quant aux manifestants, c’est derniers ont jeté des pierres et des cocktails Molotov.

Durant toute la manifestation, les policiers ont arrêté des dizaines de personnes, dont le vice-président de « Vetëvendosje » et maire de Prishtina, Shpend Ahmeti. Cependant, il a été libéré après une courte période. Après sa libération, Sh. Ahmeti a déclaré que le Premier ministre Isa Mustafa était disposé à frapper et blesser tout le Kosovo, juste pour protéger son ministre Jablanoviq.

Le leader de Vetëvendosje ainsi que les autres représentants des partis de l’opposition n’ont pas été ménagé non plus par la police.

Le gouvernement a tout de même réagi en fin de journée lors de sa conférence de presse. Ce dernier a réitéré sa détermination à ne pas tolérer toute évolution pouvant déstabiliser le pays et ses institutions, et détruire les biens publics et privés. Le gouvernement a condamné la violence contre la police et a salué le professionnalisme de la police lors de ces manifestations.

« Ces protestations étaient politiquement motivées et ont été très nocives pour notre pays . Le gouvernement demande aux organisateurs d’interrompre ces manifestations violentes » a déclaré le ministre Isa Mustafa. Le gouvernement respecte le droit de manifester, mais estime que les manifestations ne doivent pas être détournées à des fins politiques. Le pouvoir doit être gagné par des élections libres grâce aux votes des citoyens », a déclaré le ministre.
Le vice premier ministre et ministre des affaires étrangères, Hashim Thaçi, a quant à lui affirmé que le gouvernement n’abandonnerait pas face à ces manifestants.

« La violence est inacceptable, et nous ne lâcherons pas face à la violence. Les actes perpétrés aujourd’hui proviennent d’un petit groupe. Nous remercions les policiers qui s’est engagé pour la protection de la vie des citoyens. Il s’agit d’une tentative de la prise du pouvoir par la violence. Dans cet Etat, le gouvernement est déterminé par le les élections et par les vois des citoyens », a déclaré Thaçi.

De leur côté, les représentants de l’opposition ont fait savoir que les manifestations se poursuivraient jusqu’à ce que leurs objectifs soient atteints. La démission du ministre Jabllanovic ainsi que la loi sur le géant métallurgique « Trepça » sont les deux revendications de manifestants.