{"id":129224,"date":"2016-10-25T15:16:01","date_gmt":"2016-10-25T13:16:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/?p=129224"},"modified":"2016-10-25T12:23:22","modified_gmt":"2016-10-25T10:23:22","slug":"ekspozita-ne-france-shqiperia-1207-km-ne-lindje","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.albinfo.at\/fr\/ekspozita-ne-france-shqiperia-1207-km-ne-lindje\/","title":{"rendered":"Exposition \u00e0 Marseille: &#8220;Albanie, 1207 km est&#8221;"},"content":{"rendered":"<p>1207\u00a0kilom\u00e8tres s\u00e9parent Marseille de Tirana, la capitale de l\u2019Albanie, soit \u00e0 peine le double du trajet Paris-Marseille ou, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres pr\u00e8s, la distance qui s\u00e9pare la cit\u00e9 phoc\u00e9enne de Berlin. L\u2019ambition de ce projet est d\u2019attirer l\u2019attention sur un pays des Balkans g\u00e9ographiquement et culturellement proche de nous, dont l\u2019histoire et l\u2019identit\u00e9 appartiennent pleinement \u00e0 la culture m\u00e9diterran\u00e9enne mais qui demeure pourtant assez m\u00e9connu des Fran\u00e7ais. Il se trouve que l\u2019histoire et l\u2019identit\u00e9 albanaises sont aujourd\u2019hui au c\u0153ur des pr\u00e9occupations des artistes de ce pays, pour la plupart encore marqu\u00e9s par la chute du r\u00e9gime communiste, en 1991, et la mise en place d\u2019une houleuse \u00ab\u00a0p\u00e9riode de transition\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Leur donner la parole est une mani\u00e8re de nous interroger nous-m\u00eames sur ce que nous savons du pass\u00e9 et de l\u2019actualit\u00e9 de l\u2019Albanie, des questions de soci\u00e9t\u00e9 qui la traversent et de sa g\u00e9opolitique, au point de basculement entre l\u2019Adriatique et la M\u00e9diterran\u00e9e, entre les fronti\u00e8res du Mont\u00e9n\u00e9gro, du Kosovo, de la Mac\u00e9doine et de la Gr\u00e8ce.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s les dialogues engag\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es avec des artistes venus du Maroc, de Gr\u00e8ce ou de Tunisie, le Mucem propose ici une discussion avec onze artistes albanais contemporains, tous engag\u00e9s d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre dans un questionnement sur l\u2019identit\u00e9 de leur pays. Il ne s\u2019agit \u00e9videmment pas de les enfermer dans cette qu\u00eate identitaire. Toute \u0153uvre porte en elle une aspiration \u00e0 l\u2019universel, m\u00eame si elle prend ses racines dans un terreau particulier. Or, il semble que le terreau albanais soit particuli\u00e8rement riche\u2026<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir subi une des pires dictatures de l\u2019apr\u00e8s-Seconde Guerre mondiale, les soubresauts du postcommunisme et les cons\u00e9quences indirectes des guerres des Balkans, l\u2019Albanie est depuis 2009 candidate \u00e0 l\u2019entr\u00e9e dans l\u2019Union europ\u00e9enne. Elle est par ailleurs l\u2019un des rares pays au monde \u00e0 avoir un Premier ministre artiste, f\u00e9ru d\u2019art contemporain international, Edi Rama, depuis 2013. Maire de Tirana entre 2000 et 2011, il s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fait conna\u00eetre pour avoir fait repeindre la ville en couleurs vives, mat\u00e9rialisant une utopie artistique souvent exprim\u00e9e mais rarement mise en acte, bas\u00e9e sur l\u2019hypoth\u00e8se du pouvoir des artistes \u00e0 changer la vie. Cette op\u00e9ration a marqu\u00e9 les esprits et retentit encore sur la sc\u00e8ne artistique du pays, comme retentissent les questionnements autour d\u2019une m\u00e9moire collective \u00e0 reconstruire, d\u2019un pass\u00e9 communiste \u00e0 d\u00e9passer, d\u2019un folklore \u00e0 interroger avec pr\u00e9caution.<\/p>\n<p>Cette exposition rassemble, autour de ces questions, des \u0153uvres de jeunes artistes albanais, s\u00e9lectionn\u00e9s par un jury international, avec la participation des conservatrices du Centre Pompidou, Christine Macel et Alicia Knock, pour le Salon d\u2019art contemporain de Tirana en 2015, et des \u0153uvres d\u2019artistes albanais pr\u00e9sents dans les collections fran\u00e7aises, bien connus du public international. Les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019histoire, au folklore albanais, au r\u00e9alisme socialiste ou aux \u00e9v\u00e9nements marquants de la \u00ab\u00a0p\u00e9riode de transition\u00a0\u00bb sont omnipr\u00e9sentes dans ces \u0153uvres. C\u2019est la raison pour laquelle le Mucem a choisi de les faire dialoguer avec un tableau r\u00e9aliste socialiste pr\u00eat\u00e9 par la Galerie nationale de Tirana (une huile sur toile de Zef Soshi,<em>Krijimi i kooperativ\u00ebs n\u00eb Mal \u00ebsi <\/em>[<em>La Cr\u00e9ation de la coop\u00e9rative dans les montagnes<\/em>], 1974) et avec les collections historiques albanaises tir\u00e9es des collections du Mucem (d\u00e9p\u00f4t du Mus\u00e9e national d\u2019histoire naturelle). Ces derni\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9es, interpr\u00e9t\u00e9es et confront\u00e9es \u00e0 d\u2019autres objets par une artiste albanaise contemporaine, Edit Pulaj, par ailleurs bonne connaisseuse de l\u2019art populaire albanais.<\/p>\n<p>Plusieurs axes se croisent donc dans l\u2019exposition\u00a0: les liens entre art, pouvoir, image, imagerie, histoire, propagande\u2026 dans un pays encore tr\u00e8s marqu\u00e9 par son pass\u00e9 r\u00e9cent, vingt-cinq ans apr\u00e8s la chute de la dictature communiste\u00a0; les liens entre folklore et identit\u00e9\u00a0; le pouvoir des artistes \u00e0 changer la ville et la vie, notamment \u00e0 travers l\u2019op\u00e9ration urbanistico-artistique des ann\u00e9es\u00a02000 \u00e0 Tirana.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Artistes pr\u00e9sent\u00e9s dans l\u2019exposition\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Endri Dani est n\u00e9 en 1987 \u00e0 Shkodra*<\/li>\n<li>Yllka Gjollesha est n\u00e9e en 1985 \u00e0 Dibra*<\/li>\n<li>Ilir Kaso est n\u00e9 en 1982 \u00e0 P\u00ebrmet*<\/li>\n<li>Adrian Paci est n\u00e9 en 1969 \u00e0 Shkodra<\/li>\n<li>Edit Pulaj est n\u00e9e en 1974 \u00e0 Tirana<\/li>\n<li>Leonard Qylafi est n\u00e9 en 1980 \u00e0 Korca*<\/li>\n<li>Anri Sala est n\u00e9 en 1974 \u00e0 Tirana<\/li>\n<li>Ermela Teli est n\u00e9e en 1981 \u00e0 Tirana*<\/li>\n<li>Driant Zeneli est n\u00e9 en 1983 \u00e0 Shkodra*<\/li>\n<li>Fani Zguro est n\u00e9 en 1977 \u00e0 Tirana*<\/li>\n<li>Enkelejd Zonja est n\u00e9 en 1979 \u00e0 Fier*<\/li>\n<\/ul>\n<h6>*\u00a0Artistes pr\u00e9sents au Salon de Tirana 2015, organis\u00e9 par le minist\u00e8re de la Culture d\u2019Albanie et l\u2019ambassade de France \u00e0 Tirana.<br \/>\nCette exposition s\u2019inscrit dans un agenda particuli\u00e8rement dense entre la France et l\u2019Albanie avec la signature tr\u00e8s r\u00e9cente d\u2019une d\u00e9claration d\u2019intention pour le d\u00e9veloppement culturel et le lancement d\u2019un temps fort albanais en France de septembre\u00a02016 au printemps\u00a02017, dont cet \u00e9v\u00e9nement constitue un premier rendez-vous.<br \/>\nLe Mucem remercie Monsieur Bernard FITOUSSI, ambassadeur de France \u00e0 Tirana, et Monsieur Dritan TOLA, ambassadeur d\u2019Albanie en France.<br \/>\nArticle publi\u00e9:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.mucem.org\/node\/4549\">http:\/\/www.mucem.org\/node\/4549<\/a><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1207\u00a0kilom\u00e8tres s\u00e9parent Marseille de Tirana, la capitale de l\u2019Albanie, soit \u00e0 peine le double du trajet Paris-Marseille ou, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres pr\u00e8s, la distance qui s\u00e9pare la cit\u00e9 phoc\u00e9enne de Berlin. 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