{"id":100838,"date":"2015-12-14T08:07:46","date_gmt":"2015-12-14T07:07:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.albinfo.ch\/?p=100838"},"modified":"2015-12-14T14:12:51","modified_gmt":"2015-12-14T13:12:51","slug":"dayton-et-les-guepiers-ethniques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.albinfo.at\/fr\/dayton-et-les-guepiers-ethniques\/","title":{"rendered":"Dayton et les gu\u00eapiers ethniques"},"content":{"rendered":"<p>Vingt ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis la signature des Accords de Dayton \u00e0 Paris, soit le 14 d\u00e9cembre 1995. Le plan de paix de Dayton, qui a permis l\u2019arr\u00eat des hostilit\u00e9s, pr\u00e9voyait la cr\u00e9ation de deux entit\u00e9s politico-territoriales au sein de la Bosnie et Herz\u00e9govine (BiH): la F\u00e9d\u00e9ration croato-bosniaque (nomm\u00e9e ensuite F\u00e9d\u00e9ration de Bosnie-Herz\u00e9govine),qui couvre 51 % du territoire du pays, et la R\u00e9publique serbe de BiH (Republika Srpska). Je me souviens de ce moment comme si s\u2019\u00e9tait hier, alors que j\u2019avais 24 ans. Je me rappelle de cet acte de sceau symbolique entre les chefs d\u2019Etat de BiH, de Serbie et de Croatie, car le lendemain, je me suis rendu \u00e0 un important colloque \u00e0 Paris, sur le th\u00e8me \u00ab L\u2019Ex-Yougoslavie en Europe. De la faillite des d\u00e9mocraties au processus de paix \u00bb. Ce souvenir s\u2019est aussi grav\u00e9 dans ma t\u00eate car j\u2019ai pu m\u2019y rendre in-extremis, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention de l\u2019un des organisateurs du colloque au consulat de France \u00e0 Gen\u00e8ve pour me d\u00e9livrer un visa d\u2019entr\u00e9e en France. Ce voyage \u00e0 Paris me fait aussi rappeler la monstrueuse gr\u00e8ve des transports publics, car le trajet, depuis l\u2019a\u00e9roport Charles de Gaulle jusqu\u2019au lieu o\u00f9 fut organis\u00e9 l\u2019\u00e9v\u00e8nement, avait dur\u00e9 plusieurs heures.<\/p>\n<p>En arrivant sur place, en tant qu\u2019\u00e9tudiant en sciences politiques activement engag\u00e9 pour comprendre et agir sur les vraies causalit\u00e9s \u00e0 l\u2019origine des violences en ex-Yougoslavie, j\u2019avais aper\u00e7u la pr\u00e9sence de plusieurs figures intellectuelles fran\u00e7aises m\u00e9diatis\u00e9es sur le dossier des Balkans, \u00e0 l\u2019exemple de Paul Garde, Pierre Hassner, Florence Hartmann, Alain Finkielkraut, etc. Ils \u00e9taient activement engag\u00e9s pour sensibiliser l\u2019opinion et influencer les d\u00e9cideurs occidentaux vis-\u00e0-vis de la situation qui pr\u00e9valait en Croatie, mais aussi en Bosnie et Herz\u00e9govine ou au Kosovo. La question de la reconstruction de la BiH \u00e9tait au c\u0153ur des d\u00e9bats, apr\u00e8s cet accord historique survenu la veille. Dans mon expos\u00e9, je m\u2019\u00e9tais permis de dresser un tableau un peu moins optimiste en rappelant la situation qui pr\u00e9valait en dehors de la BiH , notamment au Kosovo, soumis \u00e0 un r\u00e9gime d\u2019apartheid depuis la suppression de son autonomie en 1989 par l\u2019un des cosignataires des Accords de Dayton, M. Slobodan Milosevi\u0107.<\/p>\n<p>A cette conf\u00e9rence, la pr\u00e9sence d\u2019un homme de grand en taille et au visage fin m\u2019a vite saut\u00e9 aux yeux. En fait, les grands m\u00e9dias du monde avaient parl\u00e9 de lui quelques temps avant. J\u2019\u00e9tais tr\u00e8s heureux de l\u2019occasion qui se pr\u00e9sentait pour lui serrer la main et \u00e9changer quelques mots. Il s\u2019agissait de Tadeusz Mazowiecki, dissident et premier chef d\u2019Etat polonais post-communiste qui avait remis, quelques mois auparavant, une d\u00e9mission fracassante de la fonction de Rapporteur sp\u00e9cial de l\u2019ONU pour des droits de l\u2019homme en ex-Yougoslavie. Il avait jet\u00e9 l\u2019\u00e9ponge apr\u00e8s s\u2019\u00eatre rendu compte qu\u2019avec ses nombreux rapports d\u00e9non\u00e7ant la barbarie et ses causes, il pr\u00eachait dans le d\u00e9sert. En fait, ce qui l\u2019avait pouss\u00e9 \u00e0 claquer la porte de cette mission importante, c\u2019est qu\u2019apr\u00e8s Srebrenica, la purification ethnique s\u2019\u00e9tait aussi poursuivie dans l\u2019enclave prot\u00e9g\u00e9e de Zepa, sans que la Communaut\u00e9 internationale agisse.<\/p>\n<p>Cette campagne de l\u2019est de la BiH \u00e9tait men\u00e9e au nom d\u2019une id\u00e9ologie de cr\u00e9ation d\u2019une nouvelle entit\u00e9 politico-territoriale, mais cette fois-ci, \u00e9pur\u00e9e, par des massacres collectifs, d\u00e9placements, et viols des populations civiles musulmanes et destructions syst\u00e9matiques. En fait, la formule ex-Yougoslave, qui \u00e9tait n\u00e9e sous l\u2019influence de diff\u00e9rentes r\u00e9alit\u00e9s historiques et g\u00e9opolitique au lendemain de la Deuxi\u00e8me guerre mondiale, \u00e9tait un mod\u00e8le \u00e9tatique de compromis face \u00e0 la complexit\u00e9 de la question nationale qui se posait dans cette r\u00e9gion de l\u2019Europe. Elle permettait un \u00e9quilibre fragile, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, d\u2019une part entre les deux blocs id\u00e9ologiques Occidental et Sovi\u00e9tique, mais aussi \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, via une r\u00e9partition du pouvoir, entre le pouvoir central, soit la f\u00e9d\u00e9ration avec pour centre Belgrade, et les huit r\u00e9publiques et provinces autonomes. La complexit\u00e9 de la chose r\u00e9sidait dans le fait que ces entit\u00e9s politico-territoriales, en particulier la BiH, n\u2019\u00e9taient pas homog\u00e8nes d\u2019un point de vue ethnolinguistique. Cette derni\u00e8re \u00e9tait compos\u00e9e et dirig\u00e9e par ses trois principales composantes ethniques, lesquelles partagent la langue, mais se distinguent sur le plan religieux, c\u2019est-\u00e0-dire les Musulmans, les Serbes (orthodoxes) et les Croates (catholiques). Avec l\u2019explosion de cette formule yougoslave, rendue possible par une \u00e9conomie en pleine d\u00e9liquescence et une violation des institutions de ce pays par les forces nationalistes, la formule de la BiH vola aussi en \u00e9clat.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s trois ann\u00e9es\u00a0d\u2019horreurs en Croatie et en BiH, en particulier pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 1995, l\u2019opinion publique mondiale \u00e9tait sous le choc face \u00e0 la d\u00e9couverte des meurtres de masse perp\u00e9tr\u00e9es par les milices serbes sur les populations bosniaques (musulmanes) de Srebrenica et de Gorazde, soit les pires massacres \u00e0 grande \u00e9chelle survenus en Europe apr\u00e8s la Deuxi\u00e8me guerre mondiale. Apr\u00e8s cet \u00e9pisode de conqu\u00eate, qui constituait une pi\u00e8ce maitresse de la strat\u00e9gie d\u2019extension territoriale serbe en BiH, il y eut un revirement de la politique \u00e9trang\u00e8re am\u00e9ricaine et europ\u00e9enne, manifest\u00e9e enfin par une d\u00e9termination politique pour stopper la folie meurtri\u00e8re. C\u2019est donc qu\u2019apr\u00e8s les funestes \u00e9pisodes de l\u2019\u00e9t\u00e9 1995 et les changements des rapports de force militaire (rendus possible par la cr\u00e9ation de la F\u00e9d\u00e9ration croato-musulmane) que les Accords de Dayton, n\u00e9goci\u00e9s \u00e0 Ohio, ont pu aboutir.<\/p>\n<p>On vivait ce changement comme une d\u00e9livrance car nous avions perdu l\u2019espoir de voir les massacres s\u2019arr\u00eater, m\u00eame si on savait pertinemment que le mal \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fait. En r\u00e9alit\u00e9, depuis les Accord de Washington en 1994, j\u2019avais saisi le fait que la solution politique dans la r\u00e9gion \u00e9mergerait des champs de bataille, ce qui signifiait une l\u00e9gitimation tacite des entreprises de nettoyage ethnique, et que les nouvelles structures politico-territoriales allaient \u00eatre \u00e9difi\u00e9es selon des d\u00e9marcations ethniques.<br \/>\nMoi, ma famille et mes proches, qui souffrions tant, sentions un soulagement devant les \u00e9crans de t\u00e9l\u00e9vision, lorsque les mains se seraient \u00e0 Paris. Il valait mieux une paix qu\u2019une guerre abominable, m\u00eame si elle \u00e9tait injuste. On se disaient que gr\u00e2ce \u00e0 cet accord politique de Dayton &#8211; abouti par un forcing des USA et des alli\u00e9s occidentaux &#8211; les meurtres et les destructions allaient enfin cesser, qu\u2019un travail de justice allait suivre et que peut-\u00eatre, nos r\u00e9gions d\u2019origine, le Kosovo et la Mac\u00e9doine, ne seraient pas mises de c\u00f4t\u00e9.<br \/>\nCe furent des espoirs vains car lorsqu\u2019en en 1998-1999 le conflit \u00e9clata au Kosovo, nous \u00e9tions litt\u00e9ralement m\u00e9dus\u00e9s face aux vents de guerre et de la spirale ethnique. Au d\u00e9but du conflit, j\u2019avais rencontr\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s bosniaques qui me disaient des choses qui me h\u00e9rissaient les poils \u00ab \u00c7a vient aussi chez vous, vous verrez, ce sera l\u2019horreur. Chez nous (en BIH) \u00e7a a commenc\u00e9 ainsi \u00bb . En effet, le proc\u00e9d\u00e9 \u00e9tait le m\u00eame car les objectifs politiques de Milo\u0161evi\u0107 \u00e9taient les m\u00eames : vider aussi le Kosovo de sa substance ethnique albanaise. La suite nous la connaissons tous, massacres de populations civiles de souche albanaise, viols comme arme de guerre, villages br\u00fbl\u00e9s, et d\u00e9portation de la moiti\u00e9 de la population en dehors du Kosovo.<br \/>\nContrairement \u00e0 la BiH, cette fois-ci, la r\u00e9ponse des Occidentaux ne s\u2019est pas fait attendre. Je pense souvent au soir de la date du 24 mars 1999, lors des premi\u00e8res frappes de l\u2019OTAN contre la Serbie. On se trouvait dans le club lausannois \u00ab Dardania \u00bb o\u00f9 on avait organis\u00e9 un d\u00e9bat avec un intellectuel kosovar de renom, Shk\u00eblzen Maliqi, afin de discuter les issues politiques du conflit. En plein d\u00e9bat, la porte du club s\u2019ouvra brusquement et un homme, la trentaine cria : \u00ab Ils ont frapp\u00e9 \u00bb. Il voulait dire les avions de l\u2019Otan venaient de bombarder Belgrade. Ce fut la liesse. Le d\u00e9bat laissa place au poste de t\u00e9l\u00e9 du club et aux \u00ab Breaking news \u00bb d\u2019Euronews. 78 jours apr\u00e8s les premi\u00e8res frappes, et gr\u00e2ce \u00e0 une forte mobilisation g\u00e9n\u00e9rale politique (processus de Rambouillet), militaire (Operation Allied Force) et humanitaire, le r\u00e9gime de Belgrade avait fini par l\u00e2cher le Kosovo, mais sans pour autant abandonner son objectif ethno politique.<\/p>\n<p>Enfin, lorsque en 2001 une mini guerre civile avait \u00e9clat\u00e9 en Mac\u00e9doine &#8211; qui est fort heureusement rest\u00e9e confin\u00e9e entre les forces gouvernementales mac\u00e9doniennes et la gu\u00e9rilla albanaise de Mac\u00e9doine \u2013 l\u2019issue politique qui mettait un terme au conflit, \u00e9tait plein d\u2019espoirs. Elle \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9pisode \u00e0 d\u00e9nouement positif car elle visait \u00e0 relancer le pays sur une base citoyenne, donc non ethnique. Malgr\u00e9 la signature des Accords d\u2019Ohrid, soit \u00e0 peine trois mois plus tard, les forces nationalistes mac\u00e9doniennes forc\u00e8rent, via un amendement, l\u2019ethnicisation de la Constitution, ce qui mina en grand partie une vision \u00e0 long terme d\u2019un pays commun avec pour socle l\u2019individu-citoyen.<\/p>\n<p>Avec le recul, \u00e0 mes yeux, le probl\u00e8me majeur des Accords \u00e0 caract\u00e8re historique en ex-Yougoslavie, c\u2019est d\u2019avoir gel\u00e9 des situations de conflits, mais sans vraiment les r\u00e9soudre. Il s\u2019agit un peu de situations de \u00ab No Man\u2019s Land \u00bb, car ils n\u2019ont pas donn\u00e9 satisfaction ni aux vis\u00e9es politico-territoriales ethniques, mais n\u2019ont pas non plus offert de r\u00e9elles perspectives politiques et \u00e9conomiques permettant de d\u00e9passer les clivages ethniques. En fait, c\u2019est un peu comme le serpent qui se mord la queue. Sans stabilit\u00e9 institutionnelle et politique, il ne peut y avoir de perspectives \u00e9conomiques. Cette vuln\u00e9rabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e8re une trop forte d\u00e9pendance de l\u2019ext\u00e9rieur, ce qui aussi d\u00e9responsabilise les d\u00e9cideurs locaux. Cette pr\u00e9carit\u00e9 fournit aussi un terreau favorable aux d\u00e9magogues nationalistes-mafieux, souvent des anciens seigneurs de guerre convertis, qui n\u2019ont aucun int\u00e9r\u00eat \u00e0 voir le pays \u00e0 se stabiliser d\u2019un point de vue institutionnel-politique.<\/p>\n<p>Cette mentalit\u00e9 politique tient en otage des populations profond\u00e9ment divis\u00e9es par une fracture ethnique, laquelle, soulignons-le, n\u2019est pas dans l\u2019ordre naturel des choses mais a \u00e9t\u00e9 socialement et politiquement construite. C\u2019est une id\u00e9ologie de division qui s\u2019est progressivement transform\u00e9e en une donn\u00e9e culturelle. Elle paralyse l\u2019essence-m\u00eame de tout tissu de vie commune, y compris locale, et qui peut permettre de d\u00e9passer le cadre ethnique. L\u2019exemple le plus \u00e9tonnant qui m\u2019avait interpell\u00e9 en BiH \u00e9tait, jusqu\u2019il y a peu, l\u2019impossibilit\u00e9 de se pr\u00e9senter \u00e0 des \u00e9lections, si on ne faisait pas partie de l\u2019un des trois composantes ethnique du pays ! Fort heureusement d\u00e9verrouill\u00e9e par la Cour de Strasbourg, Bruxelles conditionne ce changement avec toute perspective europ\u00e9enne de la BiH.<\/p>\n<p>Ce qui me frappe, c\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui on retombe sur les m\u00eames probl\u00e8mes, comme un tapis roulant. Le dernier exemple en date est l\u2019accord r\u00e9cent conclu au mois d\u2019ao\u00fbt 2015, facilit\u00e9 par Bruxelles, entre la Serbie et le Kosovo. Ce dernier est devenu ind\u00e9pendant en 2008, mais n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 reconnu par la majorit\u00e9 du concert des nations. L\u2019accord en question implique de fait une forme de reconnaissance du Kosovo par la Serbie, mais en \u00e9change d\u2019une solution territoriale (quasi autonomie) pour la minorit\u00e9 serbe au Kosovo. De nouveau, cette solution ethno territoriale p\u00e9jore le sentiment d\u2019une citoyennet\u00e9 kosovare de tous les habitants du Kosovo, fid\u00e8lement \u00e0 l\u2019esprit de sa Constitution actuelle en vigueur, et fige des appartenances ethniques ou religieuses minoritaires au-dessus de celles citoyennes. Cette accord au Kosovo s\u2019apparente un peu \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un embryon de Republika Srpska en BiH, qui constitue un vrai frein de la consolidation d\u2019un Etat commun.<\/p>\n<p>Ce tableau sombre des Balkans aurait pu prendre de l\u2019\u00e9clat, si le processus d\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne s\u2019\u00e9tait amorc\u00e9 s\u00e9rieusement pour ces petits pays du continent europ\u00e9en, qui demeurent en marge des dynamiques sociales, politiques, culturelles et \u00e9conomiques europ\u00e9ennes. D\u00e9sormais, sans un appui europ\u00e9en digne de ce nom, le changement ne viendra pas de l\u2019int\u00e9rieur de ces pays. De plus, l\u2019\u00e9pisode grec a quelque peu refroidi les espoirs europ\u00e9ens pour les forces r\u00e9formatrices de la r\u00e9gion, r\u00e9duites \u00e0 la portion congrue.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vingt ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis la signature des Accords de Dayton \u00e0 Paris, soit le 14 d\u00e9cembre 1995. 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