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Déclarations d’effets indésirables présumés de vaccins contre le Covid-19 évaluées en Suisse
En date du 29 juin 2021, 3 419 déclarations d’effets indésirables présumés de vaccins (EIV) contre le Covid-19 avaient été évaluées en Suisse. La plupart des déclarations mentionnent plus d’une réaction. Au total, 2 125 (62,2 %) soit la majorité, rapportaient des effets indésirables non graves, tandis que 1 294 (37,8 %) déclarations évoquaient des effets graves.
La plupart des déclarations émanaient de professionnels de la santé, et 632 (18,5 %) provenaient directement de personnes concernées ou de patients. Les personnes concernées étaient âgées en moyenne de 62 ans (au sein d’une fourchette allant de 16 à 101 ans), et parmi elles, 30,3 % avaient 75 ans ou plus. Dans les cas considérés comme graves l’âge moyen était de 65,2 ans, et dans les déclarations faisant état de décès concomitants à la vaccination la moyenne s’établissait à 80,6 ans.
La majorité des déclarations concernaient des femmes (67,4 %), les hommes comptaient pour 29,4 % des cas, et les 3,2 % restants ne mentionnaient pas le sexe de la personne. Au total, 1 377 (40,3 %) déclarations concernaient le vaccin Comirnaty® de Pfizer/BioNTech et 1 983 (58 %), le vaccin contre le Covid-19 de Moderna. Dans 59 (1,7 %) déclarations, le vaccin qui avait été administré n’était pas précisé.
Les déclarations d’effets indésirables que l’institut a reçues et analysées jusqu’à présent ne modifient pas le profil bénéfice-risque positif des vaccins contre le Covid-19 utilisés en Suisse. Les EI connus de ces vaccins sont mentionnés dans les textes de l’information concernant le médicament, qui sont publiés sur www.swissmedicinfo.ch et mis à jour en permanence.
Coronavirus : la Suisse remet quatre millions de doses de vaccin au programme COVAX
Lors de sa séance du 30 juin 2021, le Conseil fédéral a décidé de céder au programme COVAX la majeure partie des quelque 5,4 millions de doses de vaccin commandées auprès d’AstraZeneca. La Suisse peut ainsi apporter une contribution notable à la lutte globale contre la pandémie de COVID-19. L’initiative COVAX vise à garantir un accès régulier et équitable aux vaccins contre le COVID-19 partout dans le monde. Les grandes inégalités en matière de répartition globale des vaccins laissent prévoir que la pandémie durera encore un certain temps à l’échelle mondiale.
La campagne de vaccination en Suisse continue de progresser : plus de 60 % de la population adulte a reçu une dose, tandis que plus de 40 % est complètement vaccinée. En outre, suffisamment de doses sont disponibles pour vacciner les enfants et les adolescents tout en assurant un éventuel vaccin de rappel. Les vaccins supplémentaires que la Confédération a commandés pour 2022 prendront en compte les possibles mutations du virus.
La campagne mise en particulier sur les vaccins à ARNm, qui se sont avérés très efficaces et bien tolérés. Les produits de Moderna et de Pfizer/BioNTech sont basés sur cette technologie. D’autres vaccins seront cependant utilisés en complément, notamment pour les personnes qui présentent une intolérance aux vaccins à ARNm.
Au vu du nombre suffisant de doses disponibles pour protéger la population, le Conseil fédéral a décidé de remettre quatre millions de doses du produit d’AstraZeneca au programme COVAX. La Suisse en avait commandé près de 5,4 millions au total. 1,4 million de doses de ce produit à vecteur viral resteront réservées pour un futur emploi en Suisse. Elles seront en premier lieu destinées aux personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas recevoir de vaccin à ARNm ainsi qu’à celles qui ont reçu une première dose du produit d’AstraZeneca à l’étranger. Ces vaccins seront disponibles dès que Swissmedic aura autorisé le produit et que l’OFSP et la Commission fédérale pour les vaccinations auront publié la recommandation de vaccination correspondante.
Engagement international pour lutter contre la pandémie
Le programme COVAX entend fournir cette année jusqu’à deux milliards de doses aux pays participants. Il a pu commencer à distribuer les premières doses à des pays à faible ou moyen revenu en février 2021. Jusqu’à présent, un total de 131 pays ont reçu plus de 88 millions de doses.
Depuis le début de la pandémie, la Suisse s’engage pour une solution globale et équitable en matière de répartition des vaccins contre le COVID-19. L’année dernière, elle a versé 20 millions de francs au programme COVAX en faveur de 92 pays à faible revenu. De plus, le Conseil fédéral a décidé en avril 2021 d’apporter un soutien supplémentaire de 300 millions de francs au Access to Covid-19 Tools Accelerator (ACT-A). Parmi cette somme, 125 millions de francs iront au programme COVAX. L’ACT-A vise à promouvoir l’accès aux vaccins contre le COVID-19, aux médicaments et aux tests ainsi qu’à renforcer les systèmes de santé dans la lutte contre la pandémie.
Le programme COVAX a vu le jour en avril 2020 sous l’égide de l’OMS et d’autres organisations. L’alliance vaccinale GAVI, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations CEPI et l’OMS en assument conjointement l’exploitation. La Suisse s’est activement impliquée lors de la création du programme en tant que co-présidente du « Group of Friends of the Covax-Facility ».
Coronavirus : le Conseil fédéral présente sa planification pour les mois à venir
Lors de sa séance du 30 juin 2021, le Conseil fédéral a discuté de la manière dont la Suisse doit se préparer aux mois d’automne et d’hiver et à une éventuelle recrudescence du nombre de cas. Dans un rapport, il a établi différents scénarios et ses réflexions sur la manière de procéder. Sont abordés en priorité la détection rapide des variants qui suscitent des inquiétudes, la poursuite de la campagne de vaccination et les moyens de garantir des capacités suffisantes pour le dépistage et le traçage des contacts dans les cantons.
La situation épidémiologique en Suisse s’est considérablement améliorée au cours des derniers mois. Le Conseil fédéral voit trois scénarios possibles pour l’évolution de l’épidémie dans les prochains mois. Leur point commun est l’hypothèse selon laquelle le virus deviendra endémique à long terme. Cela signifie que le virus ne disparaîtra pas, mais continuera à circuler dans la population. La plupart des personnes entreront tôt ou tard en contact avec le virus et seront contaminées si elles ne sont pas protégées par un vaccin.
Trois scénarios pour l’automne et l’hiver
Dans le scénario 1, le nombre de cas reste à un niveau bas. Des foyers de moindre ampleur sont encore possibles. Le nombre de cas peut augmenter quelque peu en raison de facteurs saisonniers, mais n’entraîne pas de charge importante pour le système de santé. Les mesures encore en place peuvent être levées. Dans ce scénario, la crise liée à la pandémie est terminée.
Dans le scénario 2, on observe une augmentation du nombre de cas en automne ou en hiver au plus tard. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela, par exemple la proportion de personnes non vaccinées, la levée des mesures, les effets saisonniers ou l’apparition de nouveaux variants plus infectieux. Cette augmentation fait peser une telle charge sur le système de santé qu’elle nécessite le maintien ou la réintroduction de certaines mesures de base édictées par les pouvoirs publics, telles que l’obligation de porter un masque ou de respecter la distance. Des vaccinations de rappel peuvent s’avérer nécessaires.
Dans le scénario 3, un ou plusieurs nouveaux variants apparaissent, contre lesquels le vaccin ou l’immunité acquise à la suite d’une guérison ne protègent plus ou plus suffisamment. S’ensuit une nouvelle vague pandémique, nécessitant une intervention forte des pouvoirs publics et une nouvelle vaccination.
La planification à moyen terme de la Confédération et des cantons se focalise sur le scénario 2 et les défis suivants :
Détecter rapidement les nouveaux variants inquiétants
Plus vite les nouveaux variants qui suscitent des inquiétudes seront identifiés, plus vite leur arrivée et leur propagation pourront être limitées par des mesures ciblées. Le Conseil fédéral a déjà décidé des mesures de précaution à cet effet, comme la procédure à suivre aux frontières. Il a chargé aujourd’hui le Département fédéral de l’intérieur (DFI) de renforcer le système de surveillance permettant de détecter les nouveaux variants et de suivre leur propagation en Suisse, et de le faire en collaboration avec les services fédéraux concernés et les cantons.
Améliorer la disposition de la population à se faire vacciner
La vaccination d’une large part de la population est essentielle si l’on entend soulager les services de santé et maîtriser l’épidémie. Une éventuelle résurgence du virus en automne dépendra largement de la proportion de personnes vaccinées. C’est pourquoi l’information sur les vaccins sera poursuivie de manière intensive. Les préparatifs en vue de la vaccination de rappel et l’adaptation des vaccins aux nouveaux variants constituent des éléments essentiels dans la planification à moyen terme.
Préparer la vaccination de rappel
À l’heure actuelle, la vaccination assure une protection d’au moins douze mois contre les COVID-19 légers. Pour les cas graves pouvant conduire à des hospitalisations, on part du principe que la protection est de plus de douze mois, voire plus longtemps encore dans le cas d’un adulte en bonne santé. On ne sait toutefois pas encore combien de temps la vaccination protège contre la transmission du virus. Pour garantir durablement une protection suffisante, il faudra peut-être prévoir des vaccinations de rappel, au plus tôt à l’hiver prochain, pour certains groupes de population, voire pour toutes les personnes vaccinées.
Le Conseil fédéral a demandé au DFI de commencer suffisamment tôt à préparer, en impliquant les services cantonaux et fédéraux concernés, la planification et la réalisation de ces vaccins de rappel. L’organisation de la vaccination et la mise à disposition des ressources nécessaires restent de la compétence des cantons. Le DDPS continue d’assurer la logistique de la vaccination jusqu’à ce que les canaux privés établis puissent reprendre le flambeau.
L’efficacité contre les variants actuels des vaccins autorisés en Suisse est très bonne. On ne peut cependant pas exclure qu’il faille adapter lesdits vaccins selon les variants qui pourraient faire leur apparition. La technologie des vaccins à ARN messager permet de réaliser de telles adaptations de façon relativement simple et rapide. Il faudra néanmoins compter au mieux six mois pour que les vaccins soient adaptés.
Adapter la stratégie de dépistage
L’accès au dépistage doit rester facile et ouvert à tous. Il faut continuer à proposer un dépistage immédiat à toute personne présentant des symptômes typiques du COVID-19. En cas de dégradation de la situation épidémiologique, il faut par ailleurs pouvoir renforcer rapidement les capacités des laboratoires. La stratégie de dépistage sera adaptée lorsque toutes les personnes adultes qui souhaitent être vaccinées le seront.
Dès le début de la phase de normalisation, le dépistage préventif sera supprimé, sauf dans les écoles. Pour ces dernières, la Confédération incite les cantons à proposer des tests réguliers afin de pouvoir garantir la bonne marche des établissements de formation, sans mesures de restriction. Il s’agit d’éviter au maximum les flambées épidémiques chez les enfants. Dans les pays où le variant Delta prévaut, on observe en effet un nombre supérieur à la moyenne de contaminations dans les écoles. La question de la vaccination des moins de douze ans reste ouverte. Pour cette classe d’âge, on ne dispose en effet d’aucune donnée scientifique. S’agissant des enfants et des adolescents de plus de douze ans, Swissmedic a d’ores et déjà autorisé un vaccin.
Préserver les capacités de traçage des contacts
Même si notre vie sociale continue à se normaliser, le traçage des contacts restera une mesure-clé pour isoler rapidement les éventuels nouveaux cas et éviter la propagation du virus. C’est d’autant plus important en présence d’un variant particulièrement préoccupant, ou pour les personnes vulnérables, par exemple dans les EMS. Il est donc essentiel que les cantons maintiennent les capacités nécessaires pour retracer les contaminations ou, s’ils les suppriment, qu’ils soient en mesure de les reconstituer rapidement.
Préserver les capacités du système de santé
Si le nombre de contaminations devait repartir à la hausse, il faudrait pouvoir compter sur des ressources suffisantes, notamment dans les hôpitaux. Cette responsabilité incombe aux cantons. Le système de santé doit être en mesure de réagir à une éventuelle surcharge liée aux conséquences à long terme du COVID-19 (les « COVID longs »). Enfin, il convient de continuer à observer les effets de l’épidémie et des mesures prises sur la santé psychique.
Fin de la situation particulière
Le Conseil fédéral s’est également penché sur la question de la fin de la situation dite « particulière » au titre de la loi sur les épidémies. Celle-ci se terminera lorsque la situation sanitaire mondiale liée au SARS-CoV-2 ne constituera plus un danger et que la santé publique du pays ne sera plus menacée.
Autres aspects de la planification à moyen terme
Dans le cadre de sa planification des prochains mois, le Conseil fédéral a également abordé d’autres aspects comme l’approvisionnement en biens médicaux, les conséquences durables de l’épidémie sur la société, les aspects internationaux, les dispositions d’entrée sur le territoire, l’organisation de crise et les systèmes numériques. La plupart desdits aspects concernent la Confédération et les cantons.
Extension de l’application SwissCovid
Le Conseil fédéral a également décidé d’ajouter à l’application SwissCovid une fonction dite « check-in » permettant de compléter le traçage des contacts de manière ciblée. Le système décentralisé n’enregistre aucune donnée personnelle et ne recourt ni au bluetooth ni au GPS. La fonction « check-in » est prévue pour les petites manifestations, comme les rencontres privées, les entraînements sportifs, les répétitions des chœurs, les petits concerts et les réunions. Les organisateurs peuvent générer un code QR directement dans l’application, que les participants n’ont plus qu’à scanner en arrivant. Ils confirment ensuite dans l’application qu’ils quittent la manifestation une fois celle-ci terminée. Les informations sont conservées localement dans chaque portable pendant deux semaines puis automatiquement effacées. Si une personne est testée positive dans l’intervalle, elle n’a qu’à indiquer le code COVID reçu dans l’application pour que toutes les personnes qui se trouvaient à ladite manifestation dans le même laps de temps soient automatiquement averties.
Programme d’encouragement pour les médicaments contre le COVID-19
Le Conseil fédéral a également décidé de confier la mise en œuvre de son programme d’encouragement pour les médicaments contre le COVID-19 à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et à Innosuisse. L’OFSP décidera des contributions de financement tandis qu’Innosuisse sera en charge de l’appel à projets ainsi que de l’évaluation technique des projets soumis. L’objectif de ce programme est d’encourager la recherche, le développement et la production de médicaments contre le COVID-19 afin de contribuer à un approvisionnement sûr et rapide de la population suisse. Les critères du programme ainsi que la procédure de demande seront publiés dans le courant du mois de juillet 2021. Le programme est limité à fin 2022.
Nombre de frontaliers en hausse depuis le début du millénaire
Quelque 343 000 frontaliers travaillaient en Suisse à fin 2020. Ils étaient deux fois moins nombreux il y a 25 ans. La plupart venaient d’un pays voisin et travaillaient dans un canton limitrophe. C’est dans le canton de Genève que leur nombre était le plus élevé en termes absolus, mais dans celui du Tessin que leur part dans l’emploi total était la plus importante. Ce sont là quelques résultats tirés de la publication «Les frontaliers en Suisse de 1996 à 2020», diffusée par l’Office fédéral de la statistique (OFS).
À fin 2020, les 343 000 frontaliers travaillant en Suisse représentaient 6,7% de la population active occupée. Ils revêtent toutefois une signification particulière pour le marché du travail suisse. D’une part, ces travailleurs se concentrent essentiellement sur les régions frontalières où ils constituent une part non négligeable de la main-d’œuvre. D’autre part, depuis le milieu des années 1990, leur nombre a plus que doublé, passant de 140 000 à 343 000.
En hausse depuis 1998
De nombreux facteurs ont influencé l’évolution du nombre de frontaliers en Suisse ces 25 dernières années, dont l’introduction de la libre circulation des personnes et la croissance économique.
Au début de la période considérée, en 1996, le nombre de frontaliers a même légèrement diminué en Suisse. Il n’a ensuite cessé d’augmenter d’année en année à partir de 1998. La croissance est plus marquée depuis le début de la libéralisation du marché suisse du travail pour les personnes ayant une autorisation frontalière en 2004: entre 1996 et fin 2004, le nombre de frontaliers travaillant en Suisse s’est accru de 2,7% par année en moyenne. Et de fin 2004 à fin 2020, il a augmenté de 4,4% par an en moyenne. Il s’est accru en tout de 143% entre 1996 et 2020.
Forte proportion dans le canton du Tessin
La majorité des frontaliers travaillaient dans un canton frontalier fin 2020. Avec plus de 90 000 personnes, leur nombre absolu était le plus élevé dans le canton de Genève. Leur part dans l’emploi total se montait par contre à 29% dans le canton du Tessin et à 24% dans celui de Genève. La proportion de frontaliers était importante également dans les cantons du Jura (19%), de Bâle-Ville (18%), de Bâle-Campagne (14%) et de Neuchâtel (12%).
Plus de la moitié de la main-d’œuvre frontalière vient de France
Fin 2020, presque tous les frontaliers provenaient d’un pays voisin. Plus de la moitié d’entre eux résidaient en France (55%), près d’un quart en Italie (23%) et près d’un cinquième en Allemagne (18%). Moins de 3% des frontaliers venaient travailler en Suisse depuis l’Autriche ou le Liechtenstein, alors que ceux venant d’autres pays représentaient 0,7%. Pour ces derniers, la plupart venaient de Pologne (640), de Slovaquie (400) ou de Hongrie (360).
Plus grande part que la main d’œuvre indigène dans l’industrie
La part des frontaliers était plus élevée que celle des actifs occupés suisses engagés dans l’industrie au 4e trimestre 2020: la part de la main-d’œuvre indigène dans le secteur secondaire était de 21%, celle des frontaliers de 33%.
Reste que la majorité des frontaliers, tout comme d’ailleurs la main-d’œuvre indigène, était active dans le secteur tertiaire. 77% de la population active occupée indigène travaillait dans le secteur des services, alors que ce n’était le cas que de 67% des frontaliers. Dans l’agriculture, la part des frontaliers employés n’était que de 0,7%, alors que celle de la main-d’œuvre indigène était de 2,3%.
Étude « Sécurité 2021 » : une Suisse sûre, confiante, autonome et neutre
Les citoyennes et citoyens suisses se sentent en sécurité et ont une grande confiance dans les institutions du pays. En matière de politique étrangère, ils privilégient une Suisse neutre, politiquement autonome, coopérant avec les autres États uniquement dans les domaines économique et humanitaire. C’est ce que révèlent les résultats de l’étude « Securité » de cette année menée par l’Académie militaire (MILAK) et le Center for Security Studies (CSS) tous deux rattachés à l’EPF de Zurich.
La confiance envers les institutions suisses est restée supérieure à la moyenne pendant la pandémie de COVID-19, et a même augmenté en janvier 2021 par rapport à janvier 2020. La confiance dans la police, la science et les tribunaux reste au plus haut. Celle dans le Conseil fédéral est également supérieure à la moyenne. Par rapport à janvier 2020, la confiance des Suisses envers les tribunaux, le Conseil fédéral, le Parlement fédéral et les partis politiques a augmenté.
Fort sentiment de sécurité et faible perception de la menace
En 2021, 95 % des personnes interrogées disent éprouver un sentiment général de sécurité, ce qui demeure un taux élevé (± 0 point de pourcentage). Si la perception d’un développement positif de la situation politique mondiale a gagné 8 points par rapport à l’année précédente et au sondage complémentaire (réalisé en juillet 2020, sur la base de l’étude « Sécurité 2020 », pour mesurer les éventuels changements d’opinion des citoyennes et citoyens suisses en raison de la pandémie de COVID-19), elle n’est toujours partagée que par un tiers des personnes interrogées. En revanche, l’optimisme quant à l’avenir de la Suisse (83 %) est plus faible en janvier 2021 qu’en janvier 2020, et il reste inchangé par rapport aux résultats du sondage complémentaire. Dans l’ensemble, les Suissesses et les Suisses ne se sentent guère menacés. La crainte d’une pandémie, de cyberattaques, de la diffusion de fake news ou d’une crise économique est toutefois comparativement plus élevée.
Neutralité et disposition à l’ouverture sous conditions pour la politique étrangère
Les citoyennes et citoyens suisses demeurent fortement attachés au principe de la neutralité (96 % des personnes interrogées en 2021, ± 0 point). En matière de politique étrangère, ils sont davantage disposés à l’ouverture, mais sous conditions. S’ils adhèrent globalement à la coopération économique avec l’UE, ils rejettent par contre à une large majorité toute idée de rapprochement avec l’UE ou d’adhésion à celle-ci. Par rapport à 2020, les personnes interrogées sont en revanche plus nombreuses à estimer que la Suisse devrait coopérer plus étroitement avec l’ONU.
Attitude positive à l’égard de l’Armée suisse
La nécessité de l’armée est soutenue par 73 % des personnes interrogées. Une majorité des Suissesses et des Suisses privilégie l’armée de milice (58 %, + 4 points) à une armée professionnelle (38 %, 2 points). Après les sommets historiques enregistrés lors du sondage complémentaire de juillet 2020, à la sortie du premier déploiement CORONA de l’Armée suisse, les résultats portant sur la satisfaction à l’égard des prestations de l’Armée suisse et sur sa nécessité sont redescendus en janvier 2021 au niveau de l’année précédente.
Modèles de services alternatifs
En janvier 2021, 67 % des personnes interrogées soutiennent l’idée d’un service obligatoire pour les hommes et les femmes, avec un libre choix entre le service militaire, civil ou social, soit une augmentation de 14 points par rapport à l’enquête de 2015. Dans le même temps, le soutien au service obligatoire exclusivement masculin avec libre choix a diminué de 8 points par rapport à 2015, pour atteindre 52 %.
Restrictions liées à la pandémie de COVID-19
Les jeunes adultes (18-29 ans) sont significativement plus enclins que leurs aînés à penser que leur vie professionnelle, leur comportement pendant les loisirs et leur santé mentale sont affectés par les restrictions liées à la pandémie de COVID-19.
Réalisation de l’étude
Concernant l’étude « Sécurité 2021 », les données ont été collectées par téléphone par l’institut de recherche LINK entre le 5 et le 26 janvier 2021 auprès de 1228 citoyennes et citoyens vivant en Suisse alémanique, en Suisse romande et au Tessin. Avec un niveau de fiabilité de 95 %, l’erreur d’échantillonnage est évaluée à ± 2,9 %.
Vaccination contre le COVID-19 : les jeunes peuvent se faire vacciner à partir de 12 ans
Début juin, Swissmedic a autorisé en Suisse le vaccin contre le COVID-19 de Pfizer/BioNTech pour les 12 à 15 ans. Les données relatives à l’autorisation ont permis à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et à la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) de compléter la stratégie de vaccination et les recommandations de vaccination avec vaccins à ARNm. Les deux organismes recommandent la vaccination aux jeunes de 12 à 15 ans qui souhaitent se faire vacciner pour se protéger d’une infection.
L’expérience de la pandémie de COVID-19 a montré que les enfants et les jeunes ne présentent que peu de risques de développer une forme grave de la maladie. À leur âge, la plupart des infections n’entraînent que des symptômes bénins, voire aucun. Cependant, les jeunes doivent également avoir la possibilité de se protéger au moyen d’un vaccin.
Suite à la décision de Swissmedic, l’OFSP et la CFV recommandent donc aux jeunes de 12 à 15 ans qui souhaitent se faire vacciner contre le COVID-19 de le faire. Cette recommandation s’adresse particulièrement aux jeunes qui, déjà soumis de fortes contraintes en raison d’une maladie chronique, souhaitent éviter autant que possible toute infection supplémentaire. Par ailleurs, la vaccination est judicieuse pour tout le monde en cas de cohabitation avec une personne immunodéprimée. La stratégie de vaccination a été adaptée en conséquence, et les jeunes de 12 à 15 ans forment désormais le sixième groupe-cible des recommandations de vaccination pour vaccins à ARNm.
Sur la base des propriétés actuellement connues des vaccins, des données sur la sécurité et la tolérance disponibles pour cette tranche d’âge et de la faible charge de morbidité, une analyse risques-bénéfices individuelle effectuée en présence des parents ou d’une autre personne de confiance doit précéder tout rendez-vous vaccinal. Elle permettra de décider si et quand la vaccination doit avoir lieu.
Même schéma vaccinal que pour les adultes
Seul le vaccin de Pfizer/BioNTech est actuellement autorisé en Suisse pour les jeunes à partir de 12 ans. Lors des essais cliniques, ce produit a atteint une efficacité de presque 100 % au sein de cette tranche d’âge. Les jeunes qui y ont participé ont reçu le même dosage que les adultes. La réaction immunitaire était similaire à celle des 16-25 ans, et les effets secondaires correspondaient également au profil déjà connu. Il s’agissait le plus souvent de douleurs au point d’injection, de fatigue, de maux de tête, de frissons, de douleurs musculaires ou articulaires ou de fièvre. Les effets secondaires duraient normalement entre un et trois jours et pouvaient être plus prononcés après la seconde dose.
Protection vaccinale gratuite pour les jeunes à partir de 12 ans
La vaccination contre le COVID-19 sera également gratuite pour les jeunes à partir de 12 ans. Les cantons décident où elle leur sera proposée. L’OFSP les soutient par du matériel d’informations pour les professionnels de la santé, les parents et les jeunes.
L’approvisionnement est garanti
La Suisse a acheté assez de doses en 2021 pour vacciner les jeunes aussi. Le nombre de vaccins sera également suffisant en 2022 pour proposer un rappel à toute la population si nécessaire.
Violence contre les femmes et violence domestique : la Suisse soumet son premier rapport
La Suisse présente le bilan de son action en matière de prévention et de lutte contre la violence faite aux femmes et la violence domestique dans son premier rapport sur la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul, que le Conseil fédéral a approuvé lors de sa séance du 18 juin. L’état des lieux qu’il dresse fait ressortir l’importance de la collaboration entre la Confédération, les cantons, les communes et la société civile, en tant que condition indispensable pour garantir l’efficacité de la prévention.
Largement répandues en Suisse, la violence à l’égard des femmes et la violence domestique causent de grandes souffrances. En moyenne, une femme meurt des suites de telles violences toutes les deux semaines et demie, et on estime que 27 000 enfants sont concernés chaque année par la violence domestique. La tendance est en légère hausse depuis des années. Le plus haut niveau de violence domestique a été enregistré en 2020, avec 20 123 infractions commises.
En ratifiant la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul), la Suisse s’est résolument engagée à renforcer la prévention, la protection des victimes et la poursuite pénale de ces formes de violence dès le 1er avril 2018.
La Suisse présente aujourd’hui son premier rapport étatique sur l’application de la Convention d’Istanbul. Exigé périodiquement de tous les Etats parties, ce type de rapport permet au Conseil de l’Europe d’examiner comment la convention est mise en œuvre. C’est pourquoi ce premier rapport dresse l’état des lieux de toutes les activités menées en Suisse dans le but de prévenir et de combattre la violence domestique et la violence à l’égard des femmes.
La sensibilisation à la problématique s’est accrueLa Convention d’Istanbul a déclenché en Suisse une nouvelle dynamique et renforcé le débat politique sur la lutte contre la violence domestique et la violence à l’égard des femmes. Dans le programme de législature 2019-2023, le Conseil fédéral a décidé de faire de la lutte contre la violence de genre l’un des axes principaux de la Stratégie Egalité 2030. Le Parlement a en outre décidé d’intégrer un plan d’action national pour la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul. Lors du dialogue stratégique sur la violence domestique, la Confédération et les cantons ont signé une feuille de route définissant plusieurs mesures, dont la mise en place d’un numéro de téléphone central pour les victimes. Divers cantons et communes ont aussi adopté leurs propres plans d’action et trains de mesures visant à mettre en œuvre la Convention d’Istanbul.
Au niveau national, les organisations privées et publiques ont, depuis cette année, la possibilité de solliciter des aides financières de la Confédération pour leurs projets de prévention et de lutte contre la violence envers les femmes. S’agissant du volet protection et aide, la plateforme en ligne www.aide-aux-victimes.ch fournit depuis 2019 des informations et du soutien aux victimes de violence.
La législation suisse répond dans l’ensemble aux exigences de la Convention d’Istanbul. La loi fédérale sur l’amélioration de la protection des victimes de violence est en vigueur depuis le 1er juillet 2020. La disposition de droit civil concernant la surveillance des décisions d’interdiction géographique ou de contact entrera en vigueur le 1er janvier 2022.
Par ailleurs, au printemps 2021, la Commission des affaires juridiques du Conseil des États a mené une consultation sur une révision des normes pénales punissant les infractions sexuelles. L’infraction de viol devrait être formulée de manière neutre sur le plan du genre, et les actes d’ordre sexuel commis contre la volonté d’une personne devraient être sanctionnés de manière adéquate, même lorsqu’il n’y a ni violence ni menace. Ce dernier point doit améliorer la protection des victimes d’agressions sexuelles sur le plan pénal.
Le rapport l’établit clairement : la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul est une tâche collective qui suppose sans conteste la conjonction de différentes politiques publiques, la collaboration des cantons et des communes et l’intégration de la société civile. Le Conseil fédéral considère la lutte contre la violence domestique et la violence envers les femmes comme une priorité.
Un groupe d’expertes et d’experts indépendants examinera le rapportLe premier rapport de la Suisse sert de point de départ au monitorage effectué par le groupe d’expertes et d’experts indépendants GREVIO (Group of experts on action against violence against women and domestic violence). Après avoir examiné ce rapport, ce groupe effectuera une visite en Suisse en mars 2022 et formulera des recommandations pour la Suisse d’ici la fin de l’année 2022.
Thématiques bilatérales et relations Suisse-UE au cœur de la visite d’Ignazio Cassis à Paris
Le 17 juin 2021, le conseiller fédéral Ignazio Cassis s’est entretenu à Paris avec le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian. Les entretiens ont notamment porté sur les relations entre la Suisse et l’Union européenne (UE) et les relations bilatérales. Plusieurs sujets de l’actualité internationale ont également été abordés.
A l’occasion de sa rencontre avec son homologue français Le Drian, le Chef du DFAE Ignazio Cassis a présenté le souhait du Conseil fédéral de perpétuer le partenariat avec l’UE sur la base des accords bilatéraux. A cet effet, la Suisse a proposé à l’UE l’ouverture d’un dialogue politique afin de définir et d’accompagner des priorités communes dans l’optique de la coopération future. La poursuite de la coopération dans des domaines qui ont fait leurs preuves est également souhaitée par le Conseil fédéral.
Plusieurs questions internationales figuraient à l’ordre du jour du dîner de travail entre les deux ministres. Ils se sont notamment entretenus sur le récent voyage en Afrique sub-saharienne du Chef du DFAE et sur l’évolution de la situation au Mali. A cet égard, le Conseiller fédéral Ignazio Cassis a détaillé l’engagement de la Suisse dans la région du Sahel. Les deux interlocuteurs ont également abordé la situation en Libye et se sont réjouis de leur participation à la Conférence de Berlin sur la Libye, le 23 juin prochain.
Relations bilatérales et transfrontalières riches
Le déplacement du Conseiller fédéral Ignazio Cassis à Paris s’inscrit dans une logique de renforcement des relations bilatérales avec la France. La Suisse partage avec ce pays des liens économiques, humains et culturels très intenses. Lors de cette visite, tant la qualité des relations bilatérales que la richesse et l’intensité de la coopération transfrontalière ont été soulignées, notamment dans le cadre de la pandémie de COVID-19. La situation du droit du travail dans le secteur suisse de l’aéroport de Bâle-Mulhouse ainsi que la question de la gouvernance des eaux du Rhône ont également fait l’objet d’échanges entre les deux interlocuteurs.
Coronavirus : le Conseil fédéral lance la stratégie de transition pour la politique économique
Le 18 juin 2021, le Conseil fédéral a défini le contenu de sa stratégie de transition pour la politique économique. Il accompagnera la reprise économique au moyen des instruments éprouvés de la promotion économique, de la politique en matière de formation et d’innovation ainsi que de la politique du marché du travail. Pour garantir une reprise durable, le Conseil fédéral entend en outre renforcer le potentiel de croissance à long terme de la Suisse.
L’amélioration de la situation épidémiologique a permis de nombreux assouplissements au cours des derniers mois, qui seront suivis par d’autres. Selon le modèle en trois phases du Conseil fédéral, les importantes restrictions sociales et économiques pourront être levées dès que tous les adultes qui le souhaitent auront été entièrement vaccinés. Dès lors, le projet d’une levée quasi intégrale de ces restrictions se concrétise.
Conformément aux attentes, les premiers assouplissements mis en œuvre à la mi-mars ont engendré un redressement vigoureux de l’économie suisse. Les perspectives de l’économie mondiale et donc de l’industrie exportatrice suisse se sont améliorées. Le groupe d’experts de la Confédération s’attend à une croissance du PIB de 3,6 % en 2021, qui serait nettement supérieure à la moyenne. Le taux de chômage devrait continuer de reculer et s’établir à 3,1 % en moyenne annuelle. Le groupe d’experts s’attend à ce que le redressement se poursuive en 2022 et prévoit également une croissance du PIB supérieure à la moyenne cette année-là.
Dans le but d’accompagner la reprise économique escomptée, le Conseil fédéral a approuvé, le 18 juin 2021, le contenu d’une stratégie de transition pour la politique économique basée sur les trois axes suivants : normalisation, accompagnement de la reprise, revitalisation.
Normalisation de la politique économique parallèlement aux assouplissements
Les mesures de soutien extraordinaires prévues par la loi COVID-19 seront progressivement supprimées parallèlement aux assouplissements. Cela ne signifie toutefois pas que les aides seront subitement coupées.
L’allocation pour perte de gain COVID-19 et les aides dans les domaines de la culture et du sport resteront disponibles jusqu’à fin 2021. S’agissant des mesures extraordinaires liées à l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT), il est prévu d’augmenter la durée maximale d’indemnisation à 24 mois, soit au-delà de la fin de l’année en cours. De plus, l’application de la procédure de décompte sommaire et l’extension du droit à l’indemnité en cas de RHT aux apprentis, aux travailleurs sur appel ayant un contrat de travail à durée indéterminée et aux personnes exerçant un emploi de durée déterminée devraient être prolongées jusqu’à fin septembre 2021. Le Conseil fédéral a en outre décidé d’apporter des modifications ponctuelles à l’ordonnance COVID-19 cas de rigueur pour offrir aux cantons la possibilité d’accorder un soutien plus important aux entreprises particulièrement touchées. Dans le but d’éviter de nouvelles restrictions, le Conseil fédéral poursuivra ses travaux liés à la vaccination de la population, à la réalisation de tests, au traçage des contacts et à l’acquisition de médicaments.
Accompagner la reprise économique avec des instruments éprouvés
Le Conseil fédéral entend soutenir les entreprises contraintes de procéder à des adaptations en renforçant des instruments éprouvés. Il a déjà lancé le programme d’impulsion Force d’innovation Suisse par l’entremise d’Innosuisse à l’automne 2020 et prévoit de fixer à la fin de l’été les grandes lignes du programme de relance pour le tourisme. La branche de l’événementiel pourra avoir recours entre juin 2021 et avril 2022 au « parapluie de protection pour les manifestations publiques », une mesure destinée à augmenter la prévisibilité pour les organisateurs de grandes manifestations. En ce qui concerne l’assurance-chômage, les cantons disposent avec les mesures du marché du travail d’instruments éprouvés pour soutenir les chômeurs dans leurs recherches d’emploi.
Augmenter le potentiel de croissance durable et revitaliser l’économie
Divers projets en cours pourraient soutenir durablement la reprise durant ces prochaines années, parmi lesquels la suppression du droit de timbre d’émission sur le capital propre ou la suppression des droits de douane sur les produits industriels. Enfin, le Conseil fédéral souhaite saisir les opportunités offertes par la numérisation au moyen de plus de 90 mesures en cours dans le cadre du plan d’action « Suisse numérique », comme le développement du guichet unique EasyGov pour les entreprises.
À l’issue du sommet de Genève, une délégation suisse, emmenée par le président de la Confédération Guy Parmelin, a rencontré le président russe Vladimir Poutine et sa délégation le mercredi 16 juin 2021. Les discussions ont porté principalement sur l’approfondissement des relations bilatérales, des questions de sécurité en Europe et les bons offices de la Suisse.
Les deux parties ont souligné les bonnes relations, empreintes de respect, qui les unissent et les échanges nourris et multiples que comportent celles-ci. Les contacts sont institutionnalisés dans les domaines de l’économie, des finances, de la recherche, de la politique extérieure et de la politique de sécurité, des droits de l’homme, des douanes et de l’agriculture. Le président de la Confédération a souligné que la Russie fait partie des pays prioritaires de la politique étrangère de la Suisse et a mis l’accent sur le potentiel important que recèle l’intensification des échanges économiques.
La situation sécuritaire en Europe a également été au centre des discussions. Le président Parmelin a exprimé la crainte de la Suisse, partagée par d’autres États, face à la dégradation de la situation et à l’érosion de la confiance. La coopération au sein du Conseil de l’Europe et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), institutions multilatérales au sein desquelles la Russie joue un rôle central, a aussi été abordée. La Suisse s’engage pour un renforcement de l’OSCE, qui aura 50 ans en 2025. Le président de la Confédération a déclaré que le dialogue et la coopération dans un cadre multilatéral sont plus importants que jamais.
Les mandats de puissance protectrice que la Suisse exerce pour la Russie et la Géorgie assument une importance particulière dans les relations entre la Suisse et la Russie. La délégation suisse a souligné l’engagement de la Suisse en faveur de la stabilité au Caucase, en Asie centrale et en Europe de l’Est. Une base stable est la condition d’un développement durable.
Le conseiller fédéral Ignazio Cassis, chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), les secrétaires d’État Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch (Secrétariat d’État à l’économie) et Livia Leu (DFAE) ont également participé aux discussions aux côtés du président de la Confédération. La délégation russe était composée du président Vladimir Poutine et du ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov.
La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga en visite de travail en Californie
Du 21 au 24 juin 2021, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga effectuera une visite de travail virtuelle en Californie. Il s’agit d’une première. La cheffe du DETEC discutera avec deux personnalités politiques de cet État fédéral américain : Eleni Kounalakis, vice-gouverneur de Californie, et David Hochschild, président de la Commission californienne de l’énergie. De plus, elle visitera des entreprises qui investissent dans un avenir respectueux du climat. Elle assistera notamment à des présentations de la fabrication de trains et de véhicules électriques. Cette visite de travail virtuelle est un projet pilote qui se base sur les expériences faites pendant la pandémie de coronavirus. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga souhaite évaluer dans quelle mesure de telles visites respectueuses du climat peuvent servir de modèle pour certaines destinations.
C’est la première fois qu’un membre du Conseil fédéral effectue une visite de travail sous cette forme. Même si cette visite sera virtuelle, elle se déroulera en temps réel et comprendra les mêmes éléments qu’un voyage classique, comme des visites in situ, des visites d’entreprises et diverses manifestations telles que des entretiens avec des spécialistes du climat et des représentants des milieux économiques. Grâce à des outils numériques et à des drones, il sera possible de faire une randonnée dans les vignobles de la vallée de Napa, qui sont particulièrement affectés par les changements climatiques, et de découvrir la forêt de séquoias « Muir Woods », que le président Theodore Roosevelt a désigné en 1908 comme le premier monument national privé. La cheffe du DETEC visitera également une bibliothèque publique de San Francisco dont les gérantes s’engagent en faveur des personnes défavorisées.
Ce « voyage » constitue un projet pilote basé sur les expériences faites pendant la pandémie de coronavirus, notamment les nombreux entretiens qui ont exceptionnellement eu lieu de manière virtuelle. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga souhaite évaluer dans quelle mesure de telles visites respectueuses du climat peuvent servir de modèle pour certaines destinations.
La Californie et la Suisse : des investissements dans un avenir sans énergie fossile
La Suisse et l’État de Californie, situé au sud-ouest des États-Unis, sont fortement touchés par les changements climatiques. En Californie, les conséquences sont clairement visibles. Les périodes de sécheresse sont de plus en plus longues, et de plus en plus d’incendies dévastateurs détruisent des habitations et des terres fertiles. Ces phénomènes accélèrent la disparition des espèces et menacent les forêts ainsi que l’avenir des domaines viticoles de la vallée de Napa.
La Californie a donc mis en place des mesures pour remédier à cette situation. Le gouvernement investit énormément dans la protection du climat, restructure le système énergétique pour le baser sur des énergies renouvelables et prévoit d’atteindre la neutralité climatique au plus tard en 2045. Pour ce faire, il encourage une mobilité sans carburants fossiles. Dans cet État américain, de nouvelles idées sont régulièrement développées pour remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Des entrepreneurs suisses s’engagent également en Californie.
À l’occasion de cette visite de travail virtuelle qui aura lieu du 21 au 24 juin 2021, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga s’entretiendra avec des responsables politiques des domaines de l’énergie, de l’environnement et des transports ainsi qu’avec des représentants d’entreprises suisses et américaines qui investissent dans des technologies propres et dans une mobilité respectueuse du climat. En outre, elle assistera à des présentations de ces entreprises, par exemple de l’usine située à Salt Lake City (Utah) de la société suisse Stadler, qui construit des véhicules ferroviaires. La cheffe du DETEC échangera également avec des experts au sujet des changements climatiques et de leurs conséquences sur la diversité des espèces et sur l’agriculture.
Marianne Helfer sera la nouvelle responsable du Service de lutte contre le racisme
Marianne Helfer est responsable suppléante du Service de lutte contre le racisme (SLR) depuis 2018. Avant d’occuper ce poste, elle a travaillé comme spécialiste de l’intégration pour le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) et pendant une dizaine d’années comme responsable de projet au sein du Centre de compétences pour l’intégration (Kompetenzzentrum Integration) de la Ville de Berne. Elle y était notamment chargée de l’élaboration et de la mise en œuvre de la stratégie de la Ville contre le racisme. Marianne Helfer a étudié l’anthropologie sociale, la littérature espagnole et l’histoire contemporaine à l’Université de Berne et décroché sa licence en 2006. Agée de 44 ans, elle est mère de deux enfants.
Marianne Helfer prendra la succession de Michele Galizia le 1er octobre 2021. Ce dernier prend sa retraite après avoir dirigé le SLR pendant près de vingt ans. Dès 1995, il a contribué à la création du secrétariat de la Commission fédérale contre le racisme (CFR). Le Département fédéral de l’intérieur le remercie pour son immense contribution à la lutte contre le racisme au cours de ces vingt-cinq dernières années.
Créé en 2001, le SLR réalise, soutient et coordonne des activités de sensibilisation, de prévention et de lutte contre la discrimination raciale et de défense des droits humains aux niveaux fédéral, cantonal et communal.
Le développement multidimensionnel de Prizren comme destination touristique
Depuis 2019, la municipalité de Prizren a élaboré des stratégies modernes de développement touristique, basées sur des pratiques de tourisme durable. En fait, cette stratégie est conçue selon le modèle suisse de Saint-Gall pour la gestion des destinations. Cette stratégie a mis un accent particulier sur le développement de nouveaux produits et services touristiques par le secteur privé, en tant que catalyseur de la destination Prizren. Augmenter la durée de séjour des touristes, attirer des touristes de différents segments et dépenser plus pour la destination, ce sont là les principaux piliers de ce modèle qui, en plus d’une meilleure promotion de la destination, affecte directement l’économie locale, créant de nouveaux emplois.
Le directrice du tourisme et du développement économique de la municipalité de Prizren, Sevil Kazaz, a déclaré à Albinfo.ch que la stratégie de développement du tourisme à Prizren, élaborée en coopération avec l’organisation suisse Swisscontact, était centrée sur le développement du tourisme de montagne et celui rural. En outre, le développement du tourisme culturel, le développement du tourisme urbain, l’activation des musées, l’ajout de produits touristiques, l’augmentation des offres touristiques et bien d’autres points, font partie de cette stratégie.
«Ces points ont permis à Prizren d’avoir un développement touristique plus prononcé, car notre ville possède toutes les conditions climatiques, géographiques, naturelles, etc.», dit-elle.
Pourquoi la municipalité de Prizren a décidé d’investir dans le développement de Via Ferrata Panorama ?
La municipalité de Prizren a décidé d’investir dans ce produit touristique non seulement parce que ce sport stimule l’adrénaline chez les amateurs de sport mais également car il permet de profiter de beautés naturelles spéciales. Et, d’autre part, grâce à ce produit, la municipalité a eu un avantage économique, car de nombreux touristes ont utilisé ce produit. Il a attiré de nombreux visiteurs et touristes, en particulier ceux qui pratiquent des sports extrêmes.
Quelle est l’importance stratégique de ce produit pour le développement du tourisme dans votre municipalité ?
Ce produit est d’une importance stratégique car la position de ce produit, la connexion avec Prizren et la région de Reçan permet aux touristes de connaître et de toucher les destinations touristiques proposées par Prizren. Notre objectif et notre priorité est que le visiteur reste plus longtemps à Prizren et ne pas avoir notre ville uniquement comme point de référence de transit.
Prizren est déjà une destination de tourisme culturelle et spirituelle, mais à quelle échelle le développement des produits touristiques de plein air a-t-il affecté cette destination?
Le développement des produits de plein air et leur promotion ont influencé les nouveaux lieux de notre commune pour être reconnus par les touristes locaux et étrangers. De plus, le développement de ces produits a permis à la municipalité de Prizren de créer de nouveaux lieux ou de nouvelles destinations qui ont rendu les citoyens heureux et acclimatés à la nature et la respectent.
Au cours des dernières années, nous avons investi dans la destination du village de Korishë et avons créé des installations plus adaptées pour les habitants du village et pour les visiteurs, qui peuvent visiter Korishë et la cascade voisine.
Nous avons également créé un autre espace de tourisme à Jablanica, où on peut y trouver une aire de jeux et de pique-nique.
Le village de Nashec et le village de Vlashnje font l’objet d’investissements récents par notre direction.
Cette année civile également, la Direction du tourisme et du développement économique est en train de mettre en œuvre le projet à Gurra e Poslisht.
Nous sommes également en discussion et nous partons sur le terrain pour vérifier la situation factuelle dans la région pour mettre en œuvre le projet de sentiers de randonnée à Lubinjë e Epërme et Lubinjë iePoshtme.
Il est à noter que depuis deux ans, notre direction s’est engagée en permanence dans le but d’organiser des cours de filigrane pour former tous ceux qui sont intéressés, afin que ce métier ne s’arrête pas.
Quels sont vos plans pour le futur?
Nous planifions d’investir dans de nouveaux produits touristiques tels que le Pumptruck, un projet qui se trouve dans le budget prévisionnel de notre direction. Nous sommes également dans la phase d’ouverture des musées, qui sont des projets prévus dans la stratégie du tourisme, comme le musée des martyrs à Landovicë ainsi que celui de Mère Thérésa. Toutefois, nous examinons les possibilités d’augmenter le nombre de musées et de leur mise en service dans notre ville.
Les nouveaux produits touristiques
Dans le cadre de la stratégie de la municipalité pour le tourisme, les produits suivants ont été développés : Via Ferrata – Panorama; Parapente; Kayak; Camping Downhill; Piste cyclable ; Nouvelles aires de pique-nique.
Stratégie touristique, en collaboration avec Swisscontact
La stratégie de développement touristique de Prizren, rédigée en coopération avec l’organisation suisse Swisscontact, s’est concentrée sur le développement du tourisme de montagne et rural. Vient ensuite le développement du tourisme culturel, le développement du tourisme urbain, l’activation de musées, l’ajout de produits touristiques.
Via Ferrata “Panorama” amène Sharri “dans la paume de votre main”
Une autre attraction touristique s’est ajoutée à la liste des choses à faire à Prizren. Via Ferrata “Panorama” est un sentier d’escalade de 500 mètres de long dans les gorges de Lumbardh, qui permettra aux passionnés de nature de tester leurs limites dans les montagnes du sud du Kosovo. Ce produit touristique est un bon exemple de coopération pour le développement économique au niveau local vers l’objectif global de croissance économique. Le produit est géré par l’Association des alpinistes, “Sharri”.
Deni Hameli, créateur de cette attraction touristique, explique la réalisation du projet qui représente une valeur ajoutée pour Prizren comme destination touristique en s’élargissant dans le tourisme de nature.
Comment est née l’idée pour le développement de Via Ferrata Panorama ?
En 2011, j’ai fait connaissance avec le concept de Via Ferrata en Slovénie, lors d’une activité alpine. Ensuite, nous avons commencé à réfléchir au potentiel de construction d’une Via Ferrata à Prizren et dans les environs. Mais naturellement, ce n’était qu’une idée. Nous avons suivi la forme de construction et la méthode d’accès aux fondations par les alpinistes de l’organisation “Marimangat” de Peja. Ils ont d’abord été formés et spécialisés par les Italiens pour construire la Via Ferrata. En 2018, nous avons commencé avec l’étude de faisabilité sur l’endroit où la Via Ferrata peut être construite et avec leur aide nous avons commencé par le développement du projet de Via Ferrata “Panorama”.
En 2019, le projet a vu le jour et nous avons immédiatement poursuivi sa mise en œuvre. Ce projet a été réalisé grâce à la bonne volonté des alpinistes de l’Association d’alpinisme “Sharri”. Les donateurs sont l’Assemblée municipale de Prizren, l’Agence suisse pour le développement et la coopération par le biais du projet Swisscontact, tandis que les, déjà connus pour leur travail professionnel, “Marimangat” de Peja.
Pourquoi l’avoir baptisé “Panorama”?
L’idée de le nommer “Panorama” est née alors que nous travaillions sur le site rocheux, dans une position surplombant les montagnes Sharr, qui offrent une vue très panoramique, avec la gorge de Lumbardh. Chaque saison dans cette partie est fabuleuse.
Quelle organisation gère cette Via Ferrata ?
L’association d’alpinisme “Sharri” de Prizren est le concepteur du projet et poursuit la gestion de la Via Ferrata, grâce à la coopération et l’accord avec l’Assemblée municipale de Prizren.
L’expérience et le professionnalisme du groupe d’alpinistes de Prizren dans le domaine de l’alpinisme permet l’entretien et l’inspection continus du sentier en cas de dommage éventuel. Bien entendu, il ne doit jamais y avoir de négligence ou de contournement des normes de sécurité, la gestion est donc confiée à un groupe de professionnels.
Bref résumé de la mission de l’organisation qui gère la Via Ferrata: date de fondation, quelle sont vos activités principales et votre engagement.
ShB. “SHARRI” a été fondée en 1951, est une association active comptant plus de 400 membres. Les activités de l’association regroupent de nombreuses disciplines d’alpinisme telles que: l’alpinisme, l’alpinisme, l’escalade sportive, le ski de randonnée, le VTT, la course en montagne, etc.
En Via Ferrata, nous sommes engagés environ 7 personnes de l’association, les mêmes sont des dirigeants et engagés dans l’entretien des routes. Les leaders sont formés et possèdent de nombreuses années d’expérience dans le leadership en montagne.
Quel rôle avez-vous joué dans la construction de la Via Ferrata ?
J’ai personnellement été le principal initiateur depuis le début. J’ai dirigé l’idée du lieu, le travail de recherche et la conception du projet, les réunions de financement et enfin la partie physique de la construction. Mais bien sûr, je n’étais pas seul. Nous étions un groupe très bien organisé et unifié: Osman Uka, Abdurahim Abdushi, Shemsedin Gashi, Nol Krasniqi, Gzim Murati etc. Merci à tous, il y en a beaucoup d’autres qui ont contribué.
Qui sont les visiteurs principaux de Via Ferrata ?
Les visiteurs sont principalement des locaux, nous avons peu d’étrangers compte tenu de la situation pandémique, qui a eu un impact très négatif sur le secteur du tourisme.
Quelles autres activités proposez-vous en combinaison avec la Via Ferrata?
Prizren est une ville où la nature se mêle à l’histoire. Des services sont proposés sous forme de visites de sites du patrimoine culturel, en continuant sur la Via Ferrata. Après avoir gravi la Via Ferrata, nous proposons également des randonnées en montagne dans certaines zones reliées au sentier de la Via Ferrata. Les forfaits de tourisme de montagne sont désormais étendus. Nous les étudions et les traitons depuis des années. Avec ma femme Nermina Aliti Hameli, nous avons ouvert une agence appelée Albanicum Outdoor et nous opérons dans toute la région. Je vous invite à faire partie des aventures en montagne en profitant d’un Kosovo que vous n’avez jamais vu auparavant.
Quelle est la particularité de la Via Ferrata de Prizren, en particulier par rapport à des Via Ferrata similaires au Kosovo?
La Via Ferrata de Prizren est la première de la zone de Sharr. Elle comprend les 3 pays de la zone de Sharr, le Kosovo, la Macédoine et l’Albanie. Ce Via Ferrata se situe dans une région très belle et pittoresque, une zone protégée où la flore et la faune sont très riches. La région de la Via Ferrata possède de nombreuses plantes endémiques et aussi une faune riche, on rencontre souvent une faune, des habitants centenaires de ces zones, dont la présence augmente la valeur touristique et magnifie cette jolie ascension. N’oublions pas que Prizren porte l’épithète de la capitale historique de la République du Kosovo. La présence de nombreux sites du patrimoine culturel, la diversité culturelle ethnique, la riche gastronomie, la proximité du parc national de Sharri et de nombreuses installations hôtelières rendent cette attraction touristique spéciale.
Quelle valeur la Via Ferrata ajoute-t-elle à Prizren en tant que destination?
Prizren possède des valeurs touristiques extraordinaires, grâce à sa position géographique, sa très belle nature et son patrimoine culturel. Via Ferrata Panorama est un nouveau produit touristique à Prizren qui s’ajoute à l’agenda touristique, enrichit le bagage touristique de la ville mais aussi de l’ensemble du Kosovo.
Quelles sont vos plans pour le futur de votre produit touristique ?
Pour l’avenir, nous prévoyons de développer davantage les capacités des produits touristiques, en investissant de plus en plus dans des attractions similaires (liées à la nature. Nous devons tous être conscients de la nécessité de protéger la nature et d’investir de manière saine en protégeant la nature, en créant de nouveaux emplois en profitant des beautés que Dieu nous a données.
La prèmire Via Ferrata à s’étendre sur trois pays
La Via Ferrata de Prizren est la première de la zone de Sharr. Elle comprend les 3 pays de la zone de Sharr, le Kosovo, la Macédoine et l’Albanie. Ce Via Ferrata se situe dans une région très belle et pittoresque, une zone protégée où la flore et la faune sont très riches
SHB “Sharri”, association avec une tradition
ShB. “SHARRI” a été fondée en 1951, est une association active comptant plus de 400 membres. Les activités de l’association regroupent de nombreuses disciplines d’alpinisme telles que: l’alpinisme, l’alpinisme, l’escalade sportive, le ski de randonnée, le VTT, la course en montagne, etc.
Karin Keller-Sutter à Luxembourg pour la rencontre des ministres de l’Intérieur de l’UE
La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter était à Luxembourg ce 8 juin 2021 pour rencontrer les ministres de l’Intérieur des États Schengen. La réunion du Conseil avait pour thème principal la nouvelle stratégie de la Commission de l’UE pour un espace Schengen plus résilient. La lutte contre le terrorisme était aussi au programme des discussions. La cheffe du Département fédéral de justice et police s’est par ailleurs entretenue dans un cadre bilatéral avec ses homologues slovène, grec et autrichien.
“Après plus d’un an de visioconférences, nous avons enfin pu nous rencontrer à nouveau en personne. Le virtuel, c’est bien, mais les échanges informels directs avec les autres ministres sont tout aussi importants” s’est réjouie la conseillère fédérale. Cette réunion à Luxembourg était la première en présentiel depuis le début de la pandémie de covid-19.
Nouvelle stratégie Schengen
Le principal sujet à l’ordre du jour était la nouvelle stratégie Schengen, présentée par la Commission européenne la semaine dernière. La stratégie vise à renforcer la sécurité et la liberté de circulation à l’intérieur de l’espace Schengen grâce à une gestion plus efficace et mieux coordonnée des frontières extérieures et à une coopération plus étroite. Il est évident, a affirmé la cheffe du DFJP, qu’une optimisation de la collaboration aux frontières extérieures de l’UE et de l’espace Schengen est aussi dans l’intérêt de la Suisse.
Lutte contre le terrorisme
Les ministres ont aussi examiné diverses mesures de lutte contre le terrorisme et la criminalité. Il s’agit notamment d’intensifier la coopération policière et le partage d’informations. La Suisse, en sa qualité d’État membre de l’espace Schengen, est résolue à jouer un rôle actif dans la lutte contre le terrorisme.
Échanges bilatéraux avec plusieurs ministres
Madame Keller-Sutter a pu mettre à profit son déplacement à Luxembourg pour un premier échange avec le ministre slovène de l’Intérieur Ales Hojs. La Slovénie assumera la présidence du Conseil de l’UE le 1er juillet prochain.
La conseillère fédérale a par ailleurs discuté avec le ministre autrichien de l’Intérieur Karl Nehammer et le ministre grec de l’Immigration et de l’Asile Notis Mitarákis des travaux concernant le nouveau paquet sur l’asile et les migrations, ainsi que de la question des migrations secondaires. Madame Keller-Sutter a réaffirmé l’engagement de la Suisse pour une solution à l’échelle européenne et une répartition équitable des responsabilités entre les États Schengen. La Suisse joue dans ce cadre un rôle constructif et œuvre pour rendre le système européen de l’asile plus résilient.
Mesures d’accompagnement et lutte contre le travail au noir durant l’année de pandémie 2020
La pandémie de COVID-19 a impacté l’activité de contrôle des organes d’exécution des mesures d’accompagnement (FlaM) et de la loi sur le travail au noir (LTN) de manière importante. En raison des restrictions associées aux mesures sanitaires, les objectifs n’ont de justesse pas été atteints. En parallèle, les taux d’infraction sont restés pratiquement inchangés par rapport à l’année précédente, comme le montrent les rapports 2020 publiés par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) le 2 juin 2021.
Au cours de la première vague de la pandémie de COVID-19, en raison des restrictions sanitaires, la plupart des organes d’exécution se sont vus obligés de réduire sensiblement leurs activités, voire, dans certains cas, de les suspendre. En 2020, ils ont néanmoins contrôlé le respect des conditions de salaire et de travail auprès de 34 126 entreprises et de 132 922 personnes en Suisse (2019 : 41 305 entreprises et 165 969 personnes). Ils ont ainsi contrôlé 6 % des employeurs suisses, 30 % des travailleurs détachés et 30 % des prestataires de services indépendants. Pour les raisons susmentionnées, le nombre de contrôles est resté légèrement inférieur aux 35 000 contrôles fixés dans l’ordonnance sur les travailleurs détachés.
Dans les branches couvertes par une convention collective de travail (CCT) étendue, le taux d’infraction constaté par les commissions paritaires auprès des travailleurs détachés en 2020 est resté inchangé à 21 %. S’agissant des branches non-couvertes par une CCT étendue et sans contrat-type de travail, les commissions tripartites (CT) cantonales ont constaté un léger recul des cas de sous-enchère salariale auprès des travailleurs détachés à 13 % (2019 : 15 %). Pour ce qui est des employeurs suisses, les CT cantonales ont enregistré une légére hausse des cas de sous-enchère salariale de 10 % à 12 %. En ce qui concerne les prestataires de services indépendants, 8 % des 4 862 contrôles effectués ont mené à un soupçon d’indépendance fictive toutes branches confondues (2019 : 8 % de 5 993 contrôles).
L’activité de contrôle des organes d’exécution est basée sur une stratégie orientée risque. Par conséquent, les taux d’infraction et de sous-enchère salariale ainsi calculés ne sont pas représentatifs de la situation globale sur le marché du travail et doivent être intérprétés avec prudence.
Les mesures d’accompagnement constituent un dispositif essentiel pour assurer la protection des conditions de salaire et de travail en Suisse. Comme les précédentes années, elles ont également été mises en œuvre de manière ciblée et en étroite coopération entre les partenaires sociaux et les autorités étatiques.
Mise en œuvre de la lutte contre le travail au noir
En 2020, 10 345 contrôles d’entreprises et 29 405 contrôles de personnes ont été effectués dans le cadre de la lutte contre le travail au noir, ce qui représente une diminution de 15 % respectivement de 16 %. Les cantons ont principalement contrôlé des entreprises actives dans la construction, le génie civil et le second œuvre, dans la restauration ainsi que dans le commerce.
Les organes de contrôle ont enregistré 10 716 situations donnant lieu à un soupçon et 3 316 retours d’information des autorités spéciales (p. ex. de la caisse de compensation AVS) concernant les mesures prises ou les sanctions prononcées. Cela représente une diminution de 15 %, respectivement de 1,2 %, comparé à l’année de contrôle 2019. Il convient de noter que les soupçons se basent sur des investigations des organes de contrôle précédant le transfert des cas aux autorités spéciales, et que ces soupçons ne permettent dès lors pas à eux seuls de tirer des conclusions sur l’évolution du travail au noir.
Comme l’année précédente, le recours à la procédure de décompte simplifiée a augmenté : en 2020, le nombre d’employeurs ayant fait usage de cette possibilité pour le décompte des salaires de leurs employés a connu une augmentation de 15 % (93 482 employeurs).
Par leur travail, les organes de contrôle en matière de lutte contre le travail au noir ont fourni une importante contribution à une lutte efficace contre le travail au noir. En collaboration avec les autorités spéciales, ils contribuent de manière essentielle à une concurrence équitable et à un État social sain en Suisse.
Effets indésirables des vaccins contre le Covid-19 en Suisse
En date du 2 juin 2021, 2701 déclarations d’effets indésirables (EI) présumés de vaccins contre le Covid-19 avaient été évaluées en Suisse. La plupart des déclarations mentionnent plus d’une réaction (7065 réactions au total pour 2701 déclarations, soit 2,6 réactions par déclaration en moyenne). Au total, 1751 (64,8 %) soit la majorité, rapportaient des effets indésirables non graves, tandis que 950 (35,2 %) déclarations évoquaient des effets graves.
La plupart des déclarations émanaient de professionnels de la santé, et 413 (15,3 %) provenaient directement de personnes concernées ou de patients.
Les personnes concernées étaient âgées en moyenne de 63,8 ans (au sein d’une fourchette allant de 16 à 101 ans), et parmi elles, 33 % avaient 75 ans ou plus. Dans les cas considérés comme graves l’âge moyen était de 66,5 ans, et dans les déclarations faisant état de décès concomitants à la vaccination la moyenne s’établissait à 83,6 ans.
La majorité des déclarations concernaient des femmes, certains cas ne mentionnaient pas le sexe de la personne. Au total, 1 120 (41,5 %) déclarations concernaient le vaccin Comirnaty® de Pfizer/BioNTech et 1 538 (56,9 %), le vaccin contre le Covid-19 de Moderna. Dans 43 (1,6 %) déclarations, le vaccin qui avait été administré n’était pas précisé.
Ces déclarations confirment le profil d’effets secondaires qui avait été observé lors des essais réalisés avant l’octroi des autorisations, et qui est décrit dans les textes d’information sur le médicament, qui sont publiés sur www.swissmedicinfo.ch et mis à jour en permanence.
Autorisation du vaccin contre le Covid-19 de Pfizer / BioNTech pour les adolescents en Suisse
Swissmedic approuve l’extension de l’indication de Comirnaty® aux adolescents de 12 à 15 ans: Après avoir examiné attentivement la demande d’extension de l’indication déposée par Pfizer le 7 mai 2021, Swissmedic élargit aux adolescents âgés de 12 à 15 ans l’autorisation ordinaire à durée limitée délivrée pour le vaccin de Pfizer / BioNTech destiné à prévenir la maladie à coronavirus.
Swissmedic a examiné cette demande d’extension de l’indication dans le cadre d’une procédure évolutive rapide. Les résultats de l’essai qui porte actuellement sur les adolescents ont été présentés à l’institut et analysés. Comme pour les personnes de plus de 16 ans, il y a lieu d’administrer deux doses du vaccin. Au niveau de la tranche d’âge qui est étudiée lors de l’essai clinique, le vaccin a affiché une efficacité de près de 100 %. Les adolescents qui ont participé à ce dernier ont reçu la même dose que les adultes, et la réaction immunitaire qu’ils ont développée était comparable à celle des participants plus âgés à l’essai (qui avaient entre 16 et 25 ans). Quant aux effets secondaires observés chez les adolescents, ils correspondaient eux aussi à ceux déclarés lors des essais cliniques pour les 16-25 ans et les adultes. Les plus fréquents étaient des douleurs au site d’injection, une fatigue générale, des maux de tête, des frissons, des courbatures, de la fièvre et des douleurs articulaires. Ces effets indésirables, qui peuvent être plus marqués après l’administration de la seconde dose, disparaissaient en règle générale un à trois jours plus tard.
Coronavirus : le quatrième assouplissement qui commence lundi sera plus important que prévu
Un nouvel assouplissement des mesures de lutte contre le coronavirus aura lieu lundi 31 mai 2021. Il sera plus important que ce qu’avait proposé le Conseil fédéral lors de la consultation, notamment pour les manifestations, les rencontres privées et les restaurants. Le Conseil fédéral tient ainsi compte de l’amélioration de la situation épidémiologique et des résultats de ladite consultation. De plus, les exemptions de l’obligation de quarantaine ne concerneront plus seulement les personnes guéries mais aussi les personnes vaccinées. Lors de sa séance du 26 mai, le Conseil fédéral a par ailleurs décidé quand et sous quelle forme les grandes manifestations seront à nouveau autorisées, ainsi que des indemnisations en cas d’annulation pour des raisons épidémiologiques.
La situation épidémiologique continue à s’améliorer et le nombre de cas à reculer. D’ici à la fin du mois, la plupart des cantons auront en outre terminé de vacciner les personnes vulnérables, marquant la fin de la phase dite de protection, la première du modèle du Conseil fédéral. C’est donc la deuxième phase, dite de stabilisation, qui débute. Durant celle-ci, l’ensemble de la population adulte doit avoir accès au vaccin. Il convient toutefois de rester vigilant afin de ne pas menacer la campagne de vaccination en cours. L’utilisation volontaire de tests rapides peut contribuer à faire encore baisser le nombre de contaminations.
Le Conseil fédéral a décidé d’un assouplissement plus important que prévu dans le projet mis en consultation. Il tient ainsi compte des conditions épidémiologiques qui prévalent actuellement et des retours de ladite consultation. De manière générale, les cantons saluent cet assouplissement, mais aussi les différentes adaptations qui suscitent pour la plupart un écho positif.
Manifestations accueillant du public : 100 spectateurs à l’intérieur, 300 à l’extérieur
Pour les manifestations accueillant du public, le nouveau plafond est de 100 personnes – au lieu de 50 – à l’intérieur et de 300 – au lieu de 100 – à l’extérieur. La moitié des places disponibles peuvent être occupées, au lieu d’un tiers jusqu’à présent. Ces dispositions valent aussi pour les manifestations religieuses. Contrairement à ce qui était proposé pour la consultation, il n’est plus nécessaire d’attribuer des places assises fixes aux participants ; il suffit de respecter les distances et de porter le masque.
Pour les autres événements, la rencontre d’une association ou une visite guidée par exemple, le nombre maximal de participants, à l’intérieur comme à l’extérieur, est désormais de 50 au lieu de 15. Cela vaut aussi pour les événements privés comme les mariages ou les anniversaires lorsqu’ils ne sont pas organisés dans des locaux privés. Dans le projet mis en consultation, le Conseil fédéral avait proposé de plafonner ce nombre à 30. Quant aux rassemblements dans l’espace public, ils ne font plus l’objet de restriction.
Rencontres privées : 30 personnes à l’intérieur, 50 à l’extérieur
Le Conseil fédéral augmente la limite pour les rencontres privées de 10 à 30 participants à l’intérieur, et de 15 à 50 participants à l’extérieur, comme le demandait une large majorité de cantons. Aucun changement n’était prévu dans le projet mis en consultation.
Restaurants : réouverture des salles et autorisation des tables de 6 à l’extérieur
Dès lundi, il sera à nouveau possible de manger à l’intérieur au restaurant. Les règles sont les suivantes : respect des distances ou séparations, 4 personnes maximum par table, enregistrement des coordonnées de tous les clients et obligation de consommer assis. En terrasse, les tablées de 6 sont à nouveau possibles. La fermeture entre 23 h et 6 h est abrogée. Le port du masque est obligatoire pour se déplacer dans le restaurant, à l’intérieur comme à l’extérieur, mais plus à table. Le personnel doit porter le masque.
Il est à nouveau possible de manger et de boire aux places assises dans les manifestations publiques si les coordonnées de tous les participants ont été recensées. Quant aux manifestations publiques organisées dans des restaurants, comme des projections publiques ou des concerts, elles sont à nouveau permises moyennant le respect des règles applicables aux établissements de restauration. Elles peuvent accueillir jusqu’à 100 personnes à l’intérieur et 300 à l’extérieur.
Sport amateur : élargissement des groupes et compétitions avec public
50 personnes peuvent désormais se réunir pour faire du sport ensemble, au lieu de 15 jusqu’à maintenant. La présence de spectateurs est à nouveau autorisée, les règles applicables étant celles pour les manifestations accueillant du public. Les compétitions de sports d’équipe restent interdites à l’intérieur. Pour pratiquer à l’intérieur, sans masque, des sports impliquant des contacts, comme la danse de salon ou la lutte, il faut se limiter à des groupes fixes de quatre personnes. Le Conseil fédéral a également adapté les surfaces à observer en intérieur pour les sports qui n’impliquent pas d’efforts physiques importants (comme le yoga), qui passent de 15 m2 à 10 m2 par personne.
Les bains thermaux et les centres de bien-être peuvent rouvrir leurs portes. Il convient de prévoir 15 m2 par personne. Le masque n’est pas obligatoire mais les distances doivent être respectées. Il en va de même pour les piscines intérieures.Milieux culturels non professionnels : hausse de la taille des groupes
Comme dans le sport, la limite posée aux groupes dans la culture est rehaussée à 50 personnes. Il est à nouveau possible d’organiser des spectacles, auxquels s’appliquent les mêmes règles que pour les manifestations accueillant du public. S’agissant des fanfares et harmonies, les surfaces à respecter passent de 25 m2 à 10 m2 par personne. Quant aux chorales, elles peuvent à nouveau donner des concerts à l’extérieur, qu’elles soient professionnelles ou non.
Hautes écoles, écoles supérieures, formation continue : élargissement de l’enseignement présentiel
S’agissant des cours dans les hautes écoles, les écoles supérieures et les institutions de formation continue, la limite de 50 personnes posée à l’enseignement présentiel est levée. Les hautes écoles doivent mettre sur pied un plan de dépistage et avoir l’accord du canton. Il n’y a plus de restriction de la capacité pour le remplissage des salles. Le respect des distances et le port du masque restent obligatoires.
Fin du travail à domicile obligatoire pour les entreprises qui organisent des dépistages réguliers
L’obligation du travail à domicile devient une simple recommandation pour le personnel des entreprises qui proposent un dépistage hebdomadaire. Le retour au bureau doit se faire par étapes afin de ne pas menacer la vaccination des effectifs. Depuis le 18 janvier 2021, les employeurs ont l’obligation de décréter le travail à domicile partout où la nature des activités le permet et pour autant que cela soit possible sans efforts disproportionnés. Dès que toutes les personnes qui souhaitent être vaccinées le seront (début de la phase de normalisation), la règle du travail à domicile sera aussi assouplie pour les entreprises sans dépistage hebdomadaire. Les dispositions de protection des personnes vulnérables sur leur lieu de travail sont prolongées.
Pas de quarantaine pour les personnes guéries et vaccinées
Les personnes guéries sont déjà exemptées de l’obligation de quarantaine (contacts et voyages) pour une durée de six mois. Les personnes vaccinées ne pouvant pas propager la maladie de manière significative, elles seront désormais elles aussi exemptées pour une durée de six mois de l’obligation de quarantaine comme de l’obligation de dépistage et de l’obligation de fournir leurs coordonnées lors de leur entrée sur le territoire. Pour cela, il faut toutefois qu’elles soient complètement vaccinées avec un vaccin autorisé en Suisse ou par l’Agence européenne des médicaments (EMEA). L’exemption de quarantaine pour les voyageurs et d’obligation de dépistage lors de l’entrée sur le territoire vaut aussi pour les enfants de moins de 16 ans. Elle ne s’applique par contre pas aux personnes guéries et vaccinées en provenance d’un Etat ou d’une zone où circule un variant préoccupant du virus SARS-CoV-2.
Nouvel assouplissement avant l’été
Le présent assouplissement étant plus important que prévu, seul un autre – également conséquent – est prévu avant l’été. Non seulement cela répond au souhait des cantons mais cela permet de mieux observer les effets de ce quatrième assouplissement et d’éviter de multiplier les changements réglementaires. Le prochain assouplissement sera probablement mis en consultation le 11 juin, avant que le Conseil fédéral ne prenne sa décision le 23 juin pour une entrée en vigueur le 1er juillet.
Grandes manifestations de plus de 1000 personnes
Aujourd’hui, le Conseil fédéral a par ailleurs décidé quand et sous quelle forme les grandes manifestations pourront à nouveau être autorisées. Il a également fixé les indemnisations pour les annulations en raison de l’épidémie d’une manifestation approuvée par un canton (« parapluie de protection »). Il a adapté les propositions mises en consultation et prévoit désormais trois étapes.
1re étape : manifestations pilotes à partir du 1er juin 2021
Dès le 1er juin 2021, il est possible d’organiser des manifestations dites « pilotes ». Elles peuvent accueillir jusqu’à 600 personnes à l’intérieur comme proposé pour la consultation. A l’extérieur, ce nombre est même de 1000, et non 600 tel que prévu initialement. Chaque canton peut accueillir cinq au lieu de trois manifestations pilotes. Pour que celles-ci puissent être autorisées aussi rapidement que possible, l’ordonnance correspondante entre en vigueur dès demain jeudi. Dans le cas des manifestations en plein air, les personnes assises ne sont pas tenues de porter un masque.
2e étape : grandes manifestations à partir du 1er juillet 2021
Les grandes manifestations seront à nouveau autorisées à partir du 1er juillet 2021. A l’intérieur, le nombre de participants sera plafonné à 3000 personnes comme dans le projet mis en consultation. A l’extérieur, les grandes manifestations pourront accueillir 5000 et non plus seulement 3000 personnes pour autant que celles-ci soient assises et que la limite de deux tiers de la capacité habituelle ne soit pas dépassée. Lorsque les personnes sont debout, lors d’un open air par exemple, leur nombre sera limité à 3000, avec une limite à la moitié de la capacité habituelle et l’obligation de porter le masque.
D’une manière générale, l’accès aux grandes manifestations sera limité aux personnes entièrement vaccinées, guéries du coronavirus ou présentant un test PCR négatif. Le certificat COVID doit être utilisé dès qu’il sera disponible.
3e étape : grandes manifestations jusqu’à 10 000 personnes à partir du 20 août 2021
Dès le 20 août 2021, les grandes manifestations pourront accueillir jusqu’à 10 000 personnes. Dans le projet mis en consultation, il était encore question du 1er septembre. Il n’y aura plus de restrictions de la capacité pour les manifestations à l’intérieur, ni de limitation du nombre de participants pour celles se déroulant à l’extérieur et dont les participants ont l’obligation de s’asseoir. Cette troisième étape est liée à l’entrée de la Suisse dans la phase dite de stabilisation, où toutes les personnes qui le souhaitent auront été vaccinées.
« Parapluie de protection » : abaissement de la franchise et de la quote-part
Ce printemps, le Parlement a introduit un nouvel art. 11a dans la loi COVID-19 pour soutenir la reprise des manifestations d’importance supracantonale (« parapluie de protection »). Cette disposition permet de planifier une manifestation publique avant de savoir avec certitude si la situation épidémiologique permettra sa tenue. En cas de report ou d’annulation d’une manifestation en raison de la situation épidémiologique, la Confédération et les cantons couvriront une partie du découvert.
Pour toucher l’aide fédérale, un organisateur devra avoir obtenu du canton l’autorisation d’organiser sa manifestation et la garantie qu’il puisse bénéficier de cette couverture financière. Il faudra notamment aussi que la manifestation s’adresse à un public supracantonal, avec la participation d’au moins 1000 personnes par jour.
Pour chaque manifestation concernée, l’organisateur devra assumer une franchise de 5000 francs sur le découvert et une quote-part de 10% sur le montant restant. A noter que cette contribution a été réduite à la suite de la consultation. Si le canton prend en charge la moitié du découvert, la Confédération paiera l’autre moitié. La prise en charge des coûts par la Confédération et les cantons est plafonnée à 5 millions de francs par manifestation. Cette réglementation s’appliquera pour les manifestations organisées entre le 1er juin 2021 et le 30 avril 2022. La plupart des cantons doivent encore créer la base légale nécessaire à sa mise en œuvre.
Salons et foires pour spécialistes et grand public
Les restrictions de la capacité pour les salons et les foires pour spécialistes et grand public doivent être les mêmes que celles qui prévalent pour les centres commerciaux. Ces manifestations devront désormais être autorisées par les cantons afin de pouvoir profiter du « parapluie de protection ».
Les femmes ont accompli 50% de travail domestique et familial de plus que les hommes en 2020, mais ceux-ci gagnent du terrain
Tant les femmes que les hommes de 15 ans ou plus ont investi chaque semaine environ 46 heures de leur temps dans le travail rémunéré et le travail non rémunéré en 2020. Les femmes ont consacré nettement plus de temps au travail domestique et familial (28,7 heures par semaine, contre 19,1 heures pour les hommes). À l’inverse, les hommes ont consacré en moyenne plus de temps au travail rémunéré (25,3 heures par semaine, contre 15,8 heures pour les femmes). S’ils y consacrent de moins en moins de temps depuis 2010, ils effectuent par contre un nombre croissant d’heures de travail domestique et familial. Ce sont là quelques-uns des résultats de l’enquête suisse sur la population active réalisée par l’Office fédéral de la statistique (OFS).
Le temps consacré au travail domestique et familial par les hommes de 15 ans ou plus était de 19,1 heures par semaine en 2020. Il ne cesse d’augmenter depuis 2010 (16,2 heures en 2010; 17,9 heures en 2016). Les femmes n’ont quant à elles investi qu’un peu plus de temps dans le travail domestique et familial en 2020 (28,7 heures par semaine) qu’en 2010 (27,9 heures) ou en 2016 (28,1 heures).
Les femmes continuent d’accomplir la plupart des travaux domestiques
Parmi les tâches domestiques, la préparation des repas est toujours celle qui requiert le plus de temps (7,8 heures par semaine pour les femmes en 2020, 4,5 heures par semaine pour les hommes). Vient ensuite le nettoyage (4,5 heures par semaine pour les femmes, 2,1 heures par semaine pour les hommes). Les achats prennent en moyenne 2,1 heures par semaine aux femmes et 1,9 heure aux hommes. La lessive et le repassage restent clairement du ressort des femmes: elles y consacrent 2,0 heures par semaine, contre 0,6 heure pour les hommes.
Les femmes dédient 2,6 heures par semaine aux animaux, aux plantes et au jardinage, les hommes 1,9 heure. Ces derniers devancent les femmes dans les travaux manuels (1,6 heure contre 1,0 pour les femmes). La répartition des tâches administratives est plus ou moins équitable (1,4 heure par semaine pour les hommes, 1,3 heure pour les femmes).
Depuis 2010, on observe chez les hommes une nette augmentation du temps investi dans la préparation des repas, vaisselle comprise (+1,7 heure par semaine) et, dans une moindre mesure, dans le nettoyage et les rangements (+0,5 heure par semaine).
Forte charge de travail pour les couples dont le ménage compte un ou plusieurs enfants
Les mères vivant dans un ménage de couple dont l’enfant le plus jeune à moins de 15 ans ont investi en moyenne 69,7 heures par semaine en 2020 dans le travail rémunéré et non rémunéré (tâches domestiques et familiales: 52,3 heures; travail rémunéré: 16,1 heures; travail bénévole organisé ou informel: 1,3 heure).
Les pères se trouvant dans la même situation familiale avaient une charge de travail de 68,1 heures par semaine. Cette charge se compose de 35,4 heures de travail rémunéré, de 31,7 heures de tâches domestiques et familiales et de 1,0 heure de travail bénévole.
Les mères élevant seules des enfants dont le plus jeune a moins de 15 ans ont consacré en moyenne 68,4 heures par semaine au travail rémunéré et au travail non rémunéré: 46,7 heures aux tâches domestiques et familiales, 20,4 heures au travail rémunéré et 1,3 heure au travail bénévole.
Évolution contrastée chez les mères et chez les pères depuis 2010
Dans les couples comptant dans le ménage des enfants dont le plus jeune a moins de 15 ans, le temps consacré aux différentes tâches a évolué de manière contrastée chez les mères et chez les pères entre 2010 et 2020: les pères ont investi nettement plus de temps dans le travail domestique et familial (+5,2 heures par semaine), alors que les mères n’y ont consacré «que» 1,2 heure de plus. Entre 2010 et 2020, le temps consacré au travail rémunéré a augmenté de 2,7 heures en moyenne par semaine chez les mères (13,4 heures en 2010, 16,1 heures en 2020), alors qu’il a diminué de 4,2 heures par semaine chez les pères (39,6 heures en 2010, 34,4 heures en 2020).
Les mères vivant avec leur partenaire et des enfants dont le plus jeune a moins de 15 ans continuent de consacrer presque deux fois plus de temps que les pères aux tâches domestiques (30,2 heures par semaine pour les mères contre 17,0 heures pour les pères en 2020). Elles investissent environ la moitié plus de temps que ceux-ci dans la garde des enfants (22,3 heures par semaine, contre 14,7 heures).
Le travail non rémunéré reste important à l’âge de la retraite
Dans le groupe des 65 à 74 ans, la charge totale de travail a atteint 31,5 heures par semaine chez les femmes en 2020 et 27,1 heures chez les hommes. Les tâches domestiques et familiales ont pris le plus de temps: 26,5 heures pour les femmes et 19,6 heures pour les hommes.
Le temps moyen dédié au travail rémunéré diminue fortement à l’âge de la retraite. Les 65 à 74 ans fournissent par contre la plus forte contribution au travail bénévole: 3,4 heures par semaine pour les femmes en 2020 et 2,6 heures pour les hommes (valeur moyenne de l’ensemble du groupe d’âge – personnes engagées et non engagées dans le travail bénévole). Les femmes âgées de 75 ans ou plus ont consacré en tout 22,6 heures par semaine au travail non rémunéré et au travail rémunéré, les hommes du même groupe d’âge 19,7 heures.
Un peu plus de quatre personnes sur dix effectuent du travail bénévole
En 2020, 41,0% de la population résidante permanente de 15 ans ou plus a accompli au moins un travail bénévole (organisé ou informel) pendant 4,1 heures en moyenne par semaine. En 2016, 42,7% de la population avait donné en moyenne 4,3 heures par semaine de son temps pour du bénévolat. Les comparaisons sur la durée ne sont ici possibles qu’avec certaines réserves.
Les mesures prises pour protéger la population contre la pandémie de COVID-19 ont restreint le travail bénévole organisé (au sein d’associations ou d’organisations) en 2020. Cela s’est ressenti avant tout dans les associations sportives et culturelles, où la participation a baissé, passant de respectivement 6,2% et 4,5% en 2016 à 5,0% et 3,5% en 2020. Tous domaines confondus, la part de la population résidante de 15 ans ou plus à s’être engagée l’an dernier au sein d’associations ou d’organisations était de 15,9%, alors qu’elle atteignait encore 19,5% en 2016.
En revanche, la part de la population résidante permanente de 15 ans ou plus ayant accompli du travail bénévole informel a augmenté (entraide entre voisins, garde des enfants, services ou soins à des proches ou à des connaissances vivant dans un autre ménage). Elle a atteint 32,5% en 2020, alors qu’elle se montait à 31,7% en 2016. Par rapport à 2016, les prestations d’aide informelle ont augmenté parmi les 25 à 64 ans, mais diminué chez les 65 ans ou plus. Une évolution qui s’explique par les restrictions concernant les contacts et la mobilité en général destinées notamment à protéger la population âgée dans le contexte de la pandémie de COVID-19.
Programme d’encouragement pour les médicaments contre le COVID-19
Le Conseil fédéral entend renforcer le développement et la production de médicaments contre le COVID-19. Lors de la séance du 19 mai, il a approuvé un programme d’encouragement à hauteur de 50 millions de francs, limité à fin 2022, et a défini les critères de base des investissements de la Confédération. Les contributions doivent permettre d’approvisionner rapidement la population suisse en médicaments nouveaux et innovants pour lutter contre le COVID-19. De plus, il est prévu d’améliorer les conditions-cadres en Suisse pour le développement et la production de technologies innovantes concernant les vaccins.
En collaboration avec le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et l’Administration fédérale des finances (AFF), le Département fédéral de l’intérieur (DFI) a soumis une note de discussion concernant un programme d’encouragement au développement et à la production de médicaments et de vaccins contre le COVID-19.
Grâce à la modification du 20 mars 2021 de la loi COVID-19, la Confédération dispose d’une importante marge de manœuvre pour renforcer le développement et la production de médicaments contre le COVID-19 en Suisse. Le Conseil fédéral peut aussi bien encourager la production et le développement que commander lui-même la production. La Confédération peut ainsi contribuer à ce que la population suisse dispose rapidement de médicaments en quantité suffisante.
Depuis le début de la pandémie, la Confédération soutient les cantons dans l’approvisionnement en matériel médical essentiel. À cette fin, elle peut également acquérir à titre subsidiaire des médicaments pour traiter des patients atteints du COVID-19. En plus de ce soutien à court terme, le Conseil fédéral a désormais aussi décidé d’une stratégie à moyen terme avec un programme spécifique visant à encourager la recherche, le développement et la production de médicaments contre le COVID-19. Il entend ainsi contribuer au traitement des personnes qui ne peuvent pas être vaccinées ou qui tombent malades malgré la vaccination.
Le programme d’encouragement doit définir les critères de base qui s’appliquent aux investissements de la Confédération. Il devrait être ainsi possible, d’ici fin 2022, de mettre à la disposition des patients les médicaments développés dans le cadre du programme et qui se distinguent clairement des autres médicaments disponibles ou qui le seront dans un proche avenir. Les fonds d’encouragement ne doivent être accordés que si un financement privé s’avère impossible ou que l’accès de la Suisse à des biens médicaux essentiels risque d’être entravé. La Confédération devrait bénéficier d’une contrepartie pour ces investissements (p. ex. livraison prioritaire). Les fonds d’encouragement doivent être examinés selon des critères transparents et scientifiques.
Les critères du programme d’encouragement et la procédure de demande seront publiés à partir de juillet 2021. Le programme est limité à fin 2022. Le Conseil fédéral part du principe que, par la suite, le marché libre sera en mesure d’assurer l’approvisionnement et qu’une intervention ultérieure de l’État ne sera plus inutile. La réalisation doit être confiée à une organisation existante dotée de structures juridiques et familiarisée avec la mise en œuvre de programmes d’encouragement. Le Conseil fédéral décidera d’ici l’été à qui il confiera le mandat.
Afin d’assurer à la Suisse l’accès à des vaccins contre le COVID-19 sûrs et efficaces, la Confédération a conclu des contrats de réservation et d’achat anticipés avec différents producteurs potentiellement prospères. La semaine dernière, le Conseil fédéral a défini la stratégie d’acquisition des vaccins pour 2022, qui permettra d’assurer un approvisionnement suffisant.
Au-delà de 2022, le Conseil fédéral continuera aussi à miser principalement sur des contrats de réservation et de pandémie et, dans ce but, il approfondira le contact avec les fabricants de vaccins à ARNm. Cette approche assure un portfolio diversifié. Il est ainsi possible de minimiser les risques liés aux technologies et à la production, car le développement rapide des nouvelles mutations du coronavirus rend nécessaire une stratégie d’approvisionnement flexible.
En outre, il est prévu d’élaborer, conjointement avec les hautes écoles et l’industrie, une stratégie permettant à la Suisse de continuer à améliorer ses conditions-cadres pour que notre pays reste bien positionné afin de mettre des capacités à disposition pour la recherche, le développement et la production de vaccins, à un stade précoce, lors d’une prochaine pandémie. En collaboration avec différents pays partenaires, la Suisse pourrait ainsi apporter une contribution à un accès global aux vaccins.











