Statistiques du mois d’août 2022

Durant le mois d’août 2022, 2046 demandes d’asile ont été déposées en Suisse, soit 262 de plus que le mois précédent (+ 14,7 %). Par rapport à août 2021, ce nombre est en hausse de 490 unités. Les principaux pays de provenance ont été l’Afghanistan et la Turquie. En outre, 2829 personnes ayant fui l’Ukraine ont obtenu le statut de protection S au cours du mois sous revue.

Les principaux pays de provenance des personnes ayant déposé une demande d’asile en Suisse en août étaient l’Afghanistan avec 557 demandes (107 de plus qu’en juillet), la Turquie (371 demandes ; -2), l’Érythrée (184 demandes ; + 20), l’Algérie (143 demandes ; + 35) et la Syrie (96 demandes ; +14).

Sur les 2046 demandes déposées en août, 1695 étaient des demandes primaires (juillet 2022 : 1441). Les personnes qui déposent une demande primaire le font indépendamment d’autres personnes ayant déjà requis une protection. Celles qui ont présenté une telle demande en août 2022 venaient principalement d’Afghanistan (534, + 105), de Turquie (304, – 10), d’Algérie (140, + 34), de Géorgie (90, + 28) et de Syrie (63, + 18). Les demandes secondaires, pour leur part, font suite à des demandes d’asile déjà enregistrées (par ex., naissances, regroupements familiaux ou demandes multiples).

Durant le mois d’août 2022, le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a traité 1558 demandes d’asile. Parmi elles, 492 ont abouti à une décision de non-entrée en matière (dont 314 sur la base de l’accord de Dublin), 373 à l’octroi de l’asile et 485 à une admission provisoire en première instance. Le nombre de cas en suspens en première instance s’élève à 6872, soit 509 de plus que le mois précédent.

En août toujours, 1293 personnes ont quitté la Suisse sous le contrôle des autorités ou ont été renvoyées dans leur État de provenance ou un État tiers. Notre pays a demandé à d’autres États Dublin de prendre en charge 767 requérants. Dans le même temps, 110 personnes ont été transférées dans l’État Dublin responsable du traitement de leur demande d’asile. La Suisse a, quant à elle, reçu 265 demandes de prise en charge émanant d’autres États Dublin, et 28 personnes ont été transférées sur son territoire.

Dans le contexte de la guerre en Ukraine et des mouvements de fuite vers la Suisse qui en découlent, les entrées au titre du programme de réinstallation 2022/2023 ont été temporairement suspendues en mars 2022. Au mois d’août 2022, 8 personnes sont arrivées en Suisse dans le cadre d’un programme de réinstallation pour des raisons médicales urgentes. À partir de la fin septembre 2022, les opérations de réinstallation reprendront leur cours normal, entraînant de nouvelles entrées chaque semaine.

Ukraine : statut de protection S (procédure spéciale)

Le 12 mars 2022, le Conseil fédéral a pour la première fois activé le statut de protection S, afin que la Suisse accueille des Ukrainiens ayant besoin de protection.

En août, 3036 personnes se sont enregistrées dans un centre fédéral pour requérants d’asile afin de demander le statut de protection S. Ce dernier a été accordé à 2829 ressortissants et refusé à 102 autres, qui ne remplissaient pas les critères.

Depuis qu’il a été activé, le statut de protection S a pris fin dans 1964 cas et sa fin est en cours d’examen pour 1195 cas. Sur son compte Twitter @semigration, le SEM publie désormais, chaque jour, les chiffres concernant la fin de ce statut. À la fin août, 58 810 personnes possédaient le statut de protection S.

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La revue 05/2022

Suspension des facilités en matière de visas pour la Russie

Lors de sa séance du 16 septembre 2022, le Conseil fédéral a décidé de suspendre intégralement l’accord visant à faciliter la délivrance de visas que la Suisse a conclu avec la Russie. En conséquence, les ressortissants russes qui veulent un visa sont à nouveau soumis à la procédure ordinaire. Le Conseil fédéral s’aligne ainsi sur la décision de l’Union européenne, contribuant par là à l’uniformité de la politique des visas au niveau européen.

Étant donné que l’agression de la Russie contre l’Ukraine en violation du droit international se poursuit, l’Union européenne (UE) a décidé le 9 septembre 2022 de suspendre intégralement son accord avec la Fédération de Russie visant à faciliter la délivrance de visas. Lors de sa séance du 16 septembre 2022, le Conseil fédéral a également décidé de suspendre l’accord que la Suisse a conclu avec la Russie. La Suisse avait déjà levé les facilités en matière d’obtention de visa pour certaines catégories de personnes, comme les hommes et femmes d’affaires russes, ainsi que l’exemption de l’obligation de visa pour les diplomates russes. Le Conseil fédéral avait alors également suivi une décision de l’UE.

La Suisse a tout intérêt à concourir à une politique des visas commune et uniforme à l’échelle européenne, sans quoi elle risquerait d’être confrontée à une hausse du nombre de demandes de visa déposées auprès de ses représentations à l’étranger par des ressortissants russes cherchant à contourner les décisions de l’UE.

Conséquences de la suspension

En 2009, la Suisse et la Fédération de Russie ont signé un accord visant à faciliter la délivrance de visas à leurs ressortissants. Cet accord prévoit une procédure simplifiée en matière de visas pour certaines catégories de personnes ou de voyages ainsi qu’une réduction ou une suppression des émoluments qui s’y rapportent. Le Conseil fédéral vient de décider de suspendre intégralement cet accord.

Il s’agit toutefois non pas d’imposer aux ressortissants russes une interdiction générale de visa, mais de leur appliquer à nouveau la procédure ordinaire, c’est-à-dire les règles du code des visas.

Davantage de morts et de blessés graves sur les routes suisses

Au premier semestre 2022, 116 personnes au total ont perdu la vie et 1746 autres ont été grièvement blessées dans un accident de la circulation sur les routes suisses. Le nombre de morts et de blessés graves a donc augmenté sur la même période par rapport à l’année précédente. Chez les conducteurs de vélos électriques, les chiffres des décès sont repartis à la hausse, avec 15 victimes à déplorer contre 9 l’année précédente, tandis que ceux des blessés graves se sont inscrits à la baisse, passant de 254 à 220. Tel est le bilan de la statistique semestrielle des accidents de la route publiée par l’Office fédéral des routes (OFROU).

Au premier semestre 2022, le nombre de tués sur les routes suisses a fortement augmenté par rapport à la même période l’année dernière. Au total, 116 personnes ont trouvé la mort (contre 87 en 2021). Le nombre de personnes grièvement blessées est également en hausse, passant de 1709 au premier semestre 2021 à 1746 sur la même période en 2022.

La statistique semestrielle des accidents de la route fait figure d’analyse provisoire du système d’information relatif aux accidents de la route. Il est difficile, sur cette base, de prendre la mesure des chiffres disponibles ; ainsi, il n’est par exemple pas encore possible de déterminer pour le moment si la modification des habitudes de déplacement due à la pandémie de coronavirus a eu une incidence sur le nombre d’accidents et, le cas échéant, de quelle manière. Les chiffres définitifs des accidents pour l’ensemble de l’année 2022 seront communiqués au printemps 2023.

Occupants de voitures de tourisme

En ce qui concerne les occupants de voitures de tourisme, le nombre de tués au premier semestre 2022 progresse par rapport à la même période l’année dernière, passant de 27 à 37. 346 autres personnes ont été grièvement blessées dans un accident (contre 293 en 2021). L’analyse par classe d’âge révèle que le nombre de victimes d’accidents graves (total des personnes tuées et des blessés graves) a diminué en particulier chez les 18-34 ans. Par contre, il a augmenté principalement dans les classes d’âge de 55 ans et plus, où la plupart des accidents résultent d’un dérapage ou d’une perte de maîtrise de leur véhicule. Le nombre d’accidents graves dont les victimes et les responsables conduisaient des voitures de tourisme en état d’ébriété est également en hausse. Les accidents principalement imputables à la vitesse ont en revanche fléchi.

Motocyclistes

Au premier semestre 2022, 23 motocyclistes ont péri (contre 19 en 2021) et 466 ont été grièvement blessés (autant qu’en 2021). Le nombre de victimes d’accidents graves dans les classes d’âge comprises entre 25 et 54 ans a diminué, tandis qu’il a augmenté dans toutes les autres classes d’âge. Parmi les 489 victimes d’accidents graves, 30 étaient des passagers du motocycle. La vitesse est la première cause des accidents graves dont les victimes et les responsables étaient les motocyclistes eux-mêmes (99 victimes d’accidents graves, soit 19 de plus qu’en 2021).

Piétons

Au premier semestre 2022, 17 piétons ont trouvé la mort (contre 15 en 2021) et 198 ont été grièvement blessés (contre 170 en 2021). 2 personnes ont perdu la vie sur un passage pour piétons (contre 5 en 2021) et 15 autres en dehors de celui-ci (contre 10 en 2021). Parmi les 215 piétons victimes d’accidents graves, 45 étaient à l’origine de l’accident.

Cyclistes

Sur les six premiers mois de l’année 2022, 9 personnes sont décédées à vélo (contre 8 en 2021) et 358 ont été grièvement blessées (contre 375 en 2021). La plus forte diminution du nombre de cyclistes victimes d’accidents graves a été observée dans la classe d’âge des 45-54 ans. Dans la plupart des cas, ces accidents étaient le résultat d’un dérapage ou d’une perte de maîtrise du vélo, et les cyclistes en étaient souvent les responsables.

Conducteurs de vélos électriques

Au premier semestre 2022, 15 personnes ont été tuées à vélo électrique (contre 9 en 2021) et 220 ont été grièvement blessées (contre 254 en 2021). Parmi elles, 43 conduisaient un vélo électrique rapide (aucun mort, mais 43 blessés graves) et 192 un vélo électrique lent (15 morts et 177 blessés graves). Dans la classe d’âge des 55-64 ans, le nombre de victimes d’accidents graves au guidon d’un vélo électrique lent s’est inscrit en hausse par rapport à l’année précédente, passant de 38 à 47, tandis qu’il a décru chez les 14-54 ans.

La plupart des accidents faisant des morts ou des blessés graves parmi les conducteurs de vélos électriques sont survenus à la suite d’un dérapage ou d’une perte de maîtrise du vélo. Le plus souvent, l’inattention et la distraction, un comportement fautif ou une mauvaise manœuvre figuraient parmi les premières causes des accidents graves dont les victimes et les responsables étaient les conducteurs de vélos électriques eux-mêmes. Ces derniers étaient, dans 78 % des cas, les principaux auteurs des accidents tuant ou blessant grièvement des conducteurs de vélos électriques.

Engins assimilés à des véhicules

Contrairement à l’année précédente, trois utilisateurs d’engins assimilés à des véhicules (rollers, planches à roulettes, trottinettes, etc.) ont été victimes d’un accident mortel au cours du premier semestre 2022 (aucun décès en 2021). En revanche, le nombre de blessés graves a diminué, passant de 37 à 23 personnes. Parmi les victimes d’accidents graves, 9 étaient des enfants âgés de 2 à 13 ans (contre 19 enfants en 2021). Près de 80 % de ces victimes ont eu un accident à trottinette.

Trottinettes électriques

Au premier semestre 2022, une personne est décédée en conduisant une trottinette électrique (aucun décès en 2021), tandis que 35 autres ont été grièvement blessées (contre 36 en 2021). Parmi ces 36 victimes d’accidents graves, 35 conduisaient la trottinette et 1 en était la passagère. 91 % des conducteurs de trottinettes électriques victimes d’accidents graves étaient eux-mêmes à l’origine de l’accident. Le plus souvent, les accidents occasionnés par les conducteurs de trottinettes électriques tués ou grièvement blessés étaient principalement imputables à l’influence de l’alcool, ainsi qu’à l’inattention, à la distraction ou à la vitesse. Le nombre de victimes d’accidents graves est en forte augmentation chez les 25-34 ans.

La statistique semestrielle des accidents de la route se fonde sur le système d’information relatif aux accidents de la route de l’OFROU, lequel recense les accidents survenus sur la voie publique, signalés par la police et impliquant au moins un véhicule, un vélo ou un engin assimilable à un véhicule. Les résultats de la statistique semestrielle sont provisoires. Les chiffres définitifs seront publiés au printemps 2023.

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Le festival “Kino Kosova” débute aujourd’hui à Berne

“Les courts métrages, documentaires et longs métrages sélectionnés qui seront projetés pendant cinq jours à Berne présentent une diversité de perspectives du pays encore jeune aux confins de l’Europe”, écrit aujourd’hui le journal Berner Zeitung, pour annoncer le début du festival Kino Kosova”.

La troisième édition du festival “Kino Kosova” se déroule du 14 au 18 septembre et réunit à Berne des courts métrages, des longs métrages et des documentaires actuels du Kosovo, selon albinfo.ch. Le festival de cinq jours raconte des histoires sur les défis et les espoirs de personnes de tous horizons.

L’événement offre également l’occasion de rencontrer des cinéastes mais aussi des auteurs comme Meral Kureyshi ou des musiciens comme le groupe de jazz moderne Visar Kuci Trio de Pristina. En marge du festival, il y aura des conversations interactives après les films dans le but d’offrir une connaissance plus approfondie de la créativité culturelle au Kosovo et dans la diaspora.

Le cinéma Rex projette ce soir le long métrage “Vera Dreams of the Sea” (Vera rêve de la mer), produit en 2021, écrit albinfo.ch. Le film est un portrait intime d’une femme luttant pour la dignité et l’intégrité dans des circonstances défavorables.

En outre, Dokufest Prizren présente des productions de son fameux Dokulab.

Les autres cinémas où les films du festival seront projetés sont Kino Reithalle, Cinématte, Kamera.

 

Voici”Kino Kosova”

Le festival « Kino Kosova » a été fondé il y a trois ans par l’association Kulturalink. Il s’agit d’un festival du film où le film kosovar se voit offrir une plateforme internationale, écrit albinfo.ch.

L’initiateur est Sabahet Meta (Kulturalink), qui a grandi au Kosovo et vit en Suisse depuis 8 ans.

L’objectif de “Kino Kosova” est de construire des ponts culturels et de promouvoir l’échange d’artistes et de travailleurs culturels.

Outre les 2 éditions à Berne (2020 et 2021), Kino Kosova a déjà été projeté deux fois au cinéma Riffraff à Zurich (2021 et 2022) et une fois au Cinélux à Genève (2021).

Les artistes du Kosovo qui seront présents durant le festival

Kaltrina Krasniqi, réalisatrice du film “Vera Andrron Detin” ; Aulona Selmani, réalisatrice du film PARIAH STATE ; Urtina Hoxha – réalisatrice du film ” KUSH MYTET KAPET PER SHKUME (« QUI SE FAIT TUER SE PREND PAR LA MOUSSE »); More Raça, réalisatrice du film “ANDROMEDA GALAXY” ; Samir Karahoda, réalisateur du film “PA VEND”, Genc Salihu, acteur du film “MARIAGE*.

 

Lecture avec :

– Meral Kureyshi, auteur des livres “Fünf Jahre Zeiten” et “Elephants in the Garden” – traduits en albanais par Enver Robelli.

– Shpëtim Selmani, auteur du livre “LE LIVRE DE L’AMOUR”.

Concert

Avec Visar Kuçi Trio : Visar Kuçi – Guitare, Enver Muhamedi – Basse, Enes Bey – Batterie

Dj set avec : Rozë Berisha, Blerte Berisha.

 

Paysage linguistique en Suisse

En 2020, plus de la moitié des personnes formant la population résidante permanente (62%) ont déclaré que l’allemand ou le suisse allemand est la langue ou l’une des langues qu’elles maîtrisent le mieux. 23% de la population ont indiqué avoir le français comme langue principale, 8% l’italien et 0,5% le romanche. Par rapport à 2010, c’est surtout l’allemand qui est mentionné moins souvent ( 3,2 points de pourcentage). C’est ce qui ressort de la nouvelle publication «Le paysage linguistique en Suisse» de l’Office fédéral de la statistique.

On observe par ailleurs une augmentation de la part de la population indiquant une langue non nationale comme langue principale (23% en 2020, contre 19% en 2010). L’anglais pointe en tête, suivi du portugais, puis de l’albanais. En outre, l’anglais est aussi la langue non nationale la plus utilisée en famille et au travail.

Les langues parlées dans la famille

Un peu plus d’un cinquième des personnes vivant en Suisse parlent habituellement plusieurs langues à la maison ou avec leurs proches. Ce pourcentage est plus élevé dans les régions italophone et romanchophone (31% dans les deux cas) que dans les régions germanophone et francophone (21% et 23%). À noter que la langue standard et le dialecte (comme l’allemand et le suisse allemand, cette combinaison de langues étant aussi la plus courante des langues parlées à la maison) comptent comme deux langues distinctes. Parmi les personnes qui parlent le suisse allemand à la maison ou avec leurs proches, 8% indiquent qu’elles utilisent habituellement aussi l’allemand standard dans ce contexte.

Le plurilinguisme au travail

Au travail, parler plusieurs langues est encore plus fréquent qu’au sein de la famille, puisque 18% de la population active occupée utilisent deux langues et 8% trois langues ou plus dans le cadre professionnel (la langue standard et le dialecte comptant ici comme une seule langue). Les combinaisons allemand-anglais (8,3% des actifs occupés), allemand-français (2,5%) et français-anglais (2,2%) sont les plus fréquentes au travail. Par rapport à 2010, les combinaisons comprenant l’anglais ont augmenté alors que celles ne comptant que des langues nationales (allemand-français ou allemand-italien) ont reculé.

Sur la base des données du relevé structurel 2020 et sur celles de l’enquête sur la langue, la religion et la culture 2019, cette publication décrit en détail toute la pluralité du paysage linguistique suisse.

bfs.admin.ch

 

Des centaines de jeunes Albanais, allongés au milieu d’une forêt en France

Des centaines de jeunes Albanais tentent chaque jour de quitter le pays, risquant leur vie en traversant en canots vers l’Angleterre. Ce voyage leur prend des jours, ils prennent ce courage dans l’espoir d’un avenir meilleur, rapporte albinfo.ch.

Des images les montrant sur des canots vers l’Angleterre circulent souvent sur le Web. Le plus choquant rend plus choquant, c’est le fait que le canot est conduit par l’un des immigrés afin de ne pas payer le transport. En conséquence, ils sont confus et ils naviguent dans des directions inconnues pendant plusieurs jours, en pleine mer.

Depuis peu circulent des images de jeunes Albanais dans une forêt en France. Ils attendent là le prochain canot. On y aperçoit des personnes allongées, d’autres debout, au milieu des arbres, à y passer plusieurs nuits, ne sachant pas de quoi demain sera fait.

L’iphone 14 proposera une batterie plus puissante

A quelques jours du lancement de l’iPhone 14, on sait maintenant que le nouveau modèle sera doté d’une plus grande batterie.

En effet, les nouveaux appareils d’Apple devraient avoir des dimensions légèrement plus grandes, mais aussi des capacités de batterie plus importantes qui utilisent la nouvelle option dite “always-on-display”, ce qui signifie que le téléphone affichera l’horloge et la date même lorsque il est verrouillé.

Les utilisateurs de la version bêta d’iOS 16 ont déjà cette option sur leurs téléphones, et la mise à jour officielle du système d’exploitation iOS 16 devrait avoir lieu le 7 septembre, après la fin de l’événement Far Out.

Cependant, cette option est liée à la nouvelle technologie d’écran OLED qu’Apple utilisera exclusivement sur l’iPhone 14 Pro et l’iPhone 14 Pro Max, en termes de rafraîchissement de l’écran pendant l’option d’affichage « always-on-display », ce qui aidera à économiser la batterie.

Au niveau de la taille de l’écran, l’iPhone 14 sera livré avec un écran de 6,1 pouces, l’iPhone 14 Plus avec 6,7, l’iPhone 14 Pro avec 6,1 et l’iPhone 14 Pro Max avec 6,7 pouces.

 

Ukraine : intégration dans le marché du travail supérieure à la moyenne pour les bénéficiaires du statut de protection S

Les Ukrainiens arrivés en Suisse en quête de protection s’intègrent dans le marché du travail : plus de 10 % des bénéficiaires du statut S en âge de travailler exercent aujourd’hui une activité lucrative. Six mois après le début de la guerre en Ukraine, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a rencontré une nouvelle fois le 23 août 2022 des représentants des cantons, des partenaires sociaux, des associations économiques et des autorités du marché du travail pour faire un bilan et envisager des approches pour encourager encore l’intégration dans le marché du travail.

Sur les quelque 58 000 bénéficiaires du statut de protection S, 34 000 environ sont en âge de travailler. Après six mois, au moins 3670 d’entre eux exercent une activité lucrative. Ce taux d’emploi de près de 11 % est presque deux fois plus élevé que celui des réfugiés reconnus et des personnes admises à titre provisoire, qui avoisine les 6 %. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP), a remercié les entreprises, les organisations partenaires et les autorités de leur engagement. L’intégration des réfugiés dans le marché du travail est un élément important pour maîtriser les défis liés au flux inédit de réfugiés en provenance d’Ukraine, a-t-elle déclaré.

Partage d’expériences en continu

Les échanges réguliers entre la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux ont contribué de manière décisive à ce résultat. Un groupe de travail est chargé, depuis mars 2022, d’examiner les questions d’ordre pratique et juridique relatives à l’emploi de bénéficiaires du statut S, de transmettre les informations utiles et de clarifier les besoins notamment des entreprises et des preneurs d’emploi potentiels. Le travail au noir, l’obligation d’annoncer les postes vacants, la location de services, la reconnaissance des diplômes et les stages sont quelques-uns des sujets approfondis lors de ces réunions hebdomadaires.

Le manque de connaissances linguistiques, la garde des enfants et l’incertitude quant à l’avenir restent les principaux obstacles lors de la recherche d’un emploi. Selon un sondage commandé par l’Union patronale suisse, la moitié environ des entreprises interrogées sont disposées à engager une personne avec le statut de protection S et près d’une sur dix a déjà franchi le pas.

Madame Keller-Sutter a insisté sur la nécessité d’encourager l’intégration professionnelle des bénéficiaires du statut S, indépendamment de la question de la durée de leur séjour en Suisse et de leur retour en Ukraine. Un emploi est la clé pour une plus grande indépendance financière et permet aussi à ces personnes de maintenir et de développer leurs qualifications. En cas de retour dans leur pays, elles pourront mettre à profit l’expérience ou les qualifications acquises en Suisse. La conseillère fédérale a aussi évoqué l’évaluation en cours du statut de protection S par un groupe d’experts et le mandat donné au Secrétariat d’État aux migrations de préparer le retour des réfugiés en Ukraine après la levée de ce statut.

Discours du Président de la Confédération Ignazio Cassis – Congrès des Suisses de l’étranger 2022

Onorevoli Consigliere e Consiglieri nazionali e agli Stati
Signor Presidente dell’OSE Filippo Lombardi,
Signora Direttrice dell’OSE Ariane Rustichelli,
Signor Segretario di Stato supplente Johannes Matyassy,
Signore Delegate, signori Delegati
Care Svizzere e cari Svizzeri all’estero
Care amiche e cari amici degli Svizzeri all’estero

Benvenuti a Lugano!

 

Permettez-moi de conclure avec une surprise :

Je l’ai déjà évoqué dans le cadre des vœux que je vous ai transmis lors de la Fête nationale. J’ai désormais le grand plaisir de vous l’annoncer en personne : une nouvelle application pour smartphones sera lancée en novembre prochain, spécialement développée par nos services consulaires à l’attention des Suissesses et des Suisses de l’étranger. Elle servira de plateforme de communication entre vous et nous : entre vous et nos ambassades, entre vous et Berne.

En primeur, je peux même vous révéler le nom que portera cette application :  SwissInTouch. Le choix de ce nom illustre bien la volonté de dialogue et d’échange qui se cache derrière ce développement technologique. Chargez-là sur votre smartphone dès qu’elle sera disponible et profitez ainsi d’un nouveau canal de communication.

Grazie della vostra attenzione e buon soggiorno a Lugano !

Fin juin 2022, 2 213 077 étrangers résidaient en Suisse

Au premier semestre 2022, la Suisse a enregistré un solde migratoire net de 37 816 personnes. L’économie suisse s’étant très bien remise de la pandémie, davantage d’actifs provenant de l’UE ou de l’AELE sont arrivés dans notre pays. Le taux de chômage en Suisse est plus faible qu’avant la crise sanitaire et le nombre de postes vacants nettement plus élevé. Cette forte demande explique l’attrait croissant du marché du travail suisse comparativement aux deux dernières années marquées par le COVID-19. Fin juin 2022, 2 213 077 étrangers résidaient en Suisse.

Entre janvier et juin 2022, l’immigration au sein de la population résidante permanente de nationalité étrangère a augmenté de 13 054 personnes par rapport au premier semestre 2021, pour atteindre 75 098 personnes (+ 21 %). Les ressortissants d’États membres de l’UE ou de l’AELE ont été 11 526 de plus à venir s’installer en Suisse qu’à la même période de l’année précédente et les citoyens de pays tiers 1528 de plus. Toujours au premier semestre, 33 801 étrangers ont quitté la Suisse, soit 1,7 % de plus que durant les six premiers mois de 2021. Alors que le nombre de départs est en hausse de 6,6 % chez les citoyens de l’UE ou de l’AELE (+ 1600 personnes), il est en baisse de 11,6 % parmi les ressortissants d’États tiers (- 1022 personnes).

Le solde migratoire de la population résidante permanente de nationalité étrangère s’élève à 37 816 personnes, soit 11 808 de plus qu’au premier semestre 2021. On enregistre un surplus de 9234 citoyens de l’UE ou de l’AELE et de 2574 ressortissants de pays tiers.

L’évolution au cours des six premiers mois de 2022 reflète une immigration en Suisse fortement orientée vers le marché du travail. Cette situation est due à la croissance économique observée après la levée des mesures liées à la pandémie et à la hausse de la demande de main-d’œuvre qui en résulte. Ainsi, selon le Secrétariat d’État à l’économie, le taux de chômage dans notre pays est tombé en juin 2022 à seulement 2 %, tandis que le nombre de postes vacants au premier trimestre 2022 n’a, d’après l’Office fédéral de la statistique, jamais été aussi élevé depuis le premier relevé réalisé en 2003.

S’agissant des titres de séjour contingentés destinés aux ressortissants d’États tiers exerçant une activité lucrative, 40 % des autorisations de courte durée L et 43 % des autorisations de séjour B étaient épuisées à la fin du mois de juin 2022.

Au premier semestre 2022, 38 547 nouvelles autorisations frontalières ont été délivrées, contre 29 279 durant les six premiers mois de 2021. Le nombre de séjours de courte durée soumis à l’obligation d’annonce s’élevait à 155 329 (contre 116 924 l’année dernière). Sont concernés les séjours ne dépassant pas trois mois ou 90 jours ouvrables par année civile effectués par des personnes qui prennent un emploi de courte durée auprès d’un employeur suisse (60 %), des travailleurs détachés (31 %) ou des prestataires de services indépendants (9 %).

Les pilotes d’un avion de ligne s’endorment en plein vol.

Événement rare, mais vrai. Les deux pilotes d’un avion s’endorment en vol. Au lieu d’amorcer la descente vers Addis-Abeba, deux pilotes d’Ethiopian Airlines se sont profondément endormis dans le cockpit. Ce n’est que lorsqu’une alarme a retenti qu’ils se sont finalement réveillés et qu’ils ont fait atterrir l’avion, écrit albinfo.ch.

Il s’agit d’un événement très inhabituel et qui fait sensation dans tous les médias du monde.

Selon Daily Mail, l’événement s’est produit le 15 août. Le Boeing 737 du vol ET 343 avait décollé de Khartoum et survolait Addis-Abeba. Mais au lieu de se préparer à l’approche de l’aéroport et à l’atterrissage, l’avion a simplement continué à voler.

Le personnel du contrôle de la circulation aérienne a enquêté sur le comportement étrange du pilote et a tenté à plusieurs reprises d’attirer son attention, mais n’a pas pu le joindre, ni lui ni son copilote d’ailleurs.

La raison serait que les deux s’étaient endormis dans le cockpit de l’avion et ne se sont réveillés que lorsque le pilote automatique s’est éteint après avoir passé le point de chute habituel et qu’une alarme sonore a retenti dans le cockpit.

Les pilotes ont ensuite fait atterrir l’avion en toute sécurité sur la piste, après s’être rendu compte qu’ils avaient dépassé leur objectif.

/Albinfo.ch

La CNN évoque l’Albanie : un secret bien gardé et bon marché

Selon la CNN, parmi les plages à explorer de la Riviera albanaise figurent Ksamil, près de la frontière grecque ; viennent ensuite Himara et Dhermi, situées un peu plus au nord du pays.

Beaucoup moins connue des touristes que la Grèce voisine au sud ou l’Italie de l’autre côté de l’Adriatique, l’Albanie est encore un secret bien gardé parmi les voyageurs, mais qui ne le restera probablement pas longtemps, écrit entre autres la chaîne de télévision américaine CNN.

“Les Croates et les Européens en général découvrent à présent la côte albanaise”, déclare Alan Mandić de la société “Secret Dalmatia”.

“C’est fabuleux et c’est incroyablement bon marché. Gastronomie, histoire, hospitalité, nature et plages, tout est là », souligne-t-il.

Parmi les plages à explorer de la Riviera albanaise figurent Ksamil, près de la frontière grecque ; viennent ensuite Himara et Dhermi, situées un peu plus au nord du pays, où l’on peut y goûter des crevettes de mer, des poulpes grillés et des poisson frais à des prix très bas, pêchés directement dans mer Ionienne, pendant que vous contemplez les paysages et étendues époustouflants.

Un cours complémentaire de langue albanaise ouvre à Niederuzwill

Dans le cadre de la Ligue des Enseignants et Parents Albanais (LAPSH) à Niederuzwil, un point scolaire avec des cours supplémentaires en langue albanaise a été ouvert aujourd’hui. Le cours a lieu tous les mercredis, de 13h40 à 15h15.

Cela a été annoncé par l’enseignant Gani Shala, qui a remercié tous les parents pour leur grand intérêt, rapporte Albinfo.ch.

“Nous remercions tous les parents pour leur grand intérêt à envoyer leurs enfants à l’école albanaise afin que leurs enfants apprennent la culture, l’histoire et les belles traditions albanaises dans le but de préserver notre langue et culture »

Il remercie tout particulièrement Nuriman Asani et sa fille Rejhana Reshiti. Le professeur Shala a appelé les parents qui étaient présents à l’ouverture de cette école à inviter tous les Albanais à se joindre à eux dans le but d’augmenter le nombre d’élèves.

“J’invite les parents des élèves présents à faire appel aux autres parents qui ont des enfants à l’école à rejoindre l’école albanaise dans le but de poursuivre notre apprentissage ensemble afin préserver la langue et de faire connaissance avec notre merveilleuse culture et histoire”, a-t-il dit./Albinfo.ch/

 

“Manifesta”, “Sunny Hill” et “DokuFest”, valeurs culturelles et infusion économique pour le Kosovo

Des milliers de visiteurs locaux et internationaux ont foulé les rues du Kosovo au cours de cette dernière saison estivale, écrit albinfo.ch. La cause de cet afflux de touristes dans la capitale historique Prizren porte un nom, c’est “DokuFest”.

Le Festival international du court métrage et du documentaire a suscité un grand intérêt après deux ans de passivité en raison de la pandémie. “Presque tous les cinémas où nous projetons nos films sont pleins et tous les concerts de musique que nous donnons chaque jour suscitent également beaucoup d’intérêt. Àl’ouverture de DokuFest, nous avons eu plus de 500 invités, que nous avons eu au cinéma “Lumbardhi” », a déclaré Malbora Krajku, chef de projet de DokuFest.

Outre la culture et l’image internationale du pays, ceux qui ont le plus profité du grand nombre de touristes sont les gastronomes de Prizren. Ilir Shala explique que l’impact économique est notable. “Ils sont dépensiers, on a une coopération efficace avec les collègues du secteur de gastronomie et il s’en sortent bien étant donné les difficultés engendrées par le COVID. Ces festivals, comme Dokufest, ont animé la ville et lui a donné un autre souffle », a déclaré Shala, président des gastronomes de Prizren. D’autre part, la biennale Manifesta 14 Pristina a amené des artistes de renommée mondiale de différents pays au Kosovo. Nos artistes et architectes locaux les ont rejoints dans l’équipe, qui travaille depuis plusieurs semaines sur divers monuments dans la capitale kosovare.

Pendant les 100 jours de cette biennale, de nombreux artistes et architectes, ainsi que des citoyens et des visiteurs, auront l’occasion d’interagir avec des œuvres artistiques présentées dans “Manifesta”, qui est le premier festival international de ce type organisé dans les Balkans occidentaux. En outre, Sunny Hill a constitué un événement de grande échelle, où il a réuni des artistes musicaux de premier plan du monde entier et ceux de l’émission de variétés albanaise.

Le nombre de personnes présentes à ce festival a été un record, amenant au Kosovo de nombreux touristes étrangers, des expatriés albanais et de nombreux citoyens de tout le pays. Il convient de noter que cette année, un certain nombre de festivals et d’autres activités ont été organisés au Kosovo, ce qui fait du Kosovo un pays culturel avec de nombreuses valeurs, dont on estime qu’ils ont rapporté des millions d’euros de bénéfices. Selon le président de la Chambre de tourisme, Hysen Sogojeva, les festivals Sunny Hill Festival et DokuFest auraient généré des dizaines de millions d’euros de bénéfices à eux seuls.

Albinfo.ch

La fusée géante de la NASA se prépare pour son décollage vers la lune

La nouvelle fusée de la NASA se prépare pour un autre voyage sur la Lune. La fusée américaine est arrivée sur la rampe de lancement aujourd’hui, douze jours avant son vol.

La fusée de 98 mètres de haut a quitté son hangar tard mardi soir, et le prochain vol sera l’occasion de fournir de nouvelles images de la Lune par le programme Artemis de la NASA.

La capsule sera lancée le 29 août et volera autour de la lune sur une orbite lointaine pendant plusieurs semaines avant de revenir et de tomber dans l’océan Pacifique.

 

Le franc suisse atteint un taux record historique face à l’euro

Le Franc suisse a marqué sa plus importante croissance de l’histoire face à l’euro aujourd’hui.

La devise helvétique s’échangeait à 0,9644 franc pour un euro

À la même période l’année passée, c’était CHF1.09 pour €1.00 .

Depuis le début de l’année, le franc n’a fait que s’apprécier face à l’euro, la paire de devises continuant de s’échanger à la hausse.

Maintenant, le franc a officiellement établi un nouveau record face à l’euro, atteignant un niveau jamais enregistré auparavant face à la monnaie commune européenne./Albinfo.ch/

 

La «Maison de Zana» remporte une bataille judiciaire contre le géant Zara

La propriétaire, Amber Kotrri, dit qu’elle a nommé sa marque d’après le mot albanais “Zana” parce que son mari est d’origine albanaise.

House of Zana, un détaillant de mode basé à Darlington, en Angleterre, a remporté une bataille contre le géant Zara après que ce dernier de la mode a accusé le magasin d’avoir un nom “conceptuellement identique”.

Selon le procès intenté par Zara, il semble que House of Zana, qui est dirigée par Amber Kotrri, partage “un haut niveau de similitudes visuelles et linguistiques” avec le détaillant espagnol, ce qui pourrait amener les clients à confondre les masques respectifs, indique fashionunited.de.

Julia King, représentante de Zara, a résumé le cas en expliquant que le nom “Zana” était trop similaire et pourrait constituer une “menace sérieuse” pour Zara si le marché était inondé de marques similaires. Cependant, le tribunal a estimé que le lien était “très insignifiant et transitoire”.

Kotrri, qui a fondé son entreprise en 2019, dit avoir nommé sa marque d’après le mot albanais “Zana” parce que son mari est d’origine albanaise. Après la décision, Kotrri a déclaré dans un post Instagram :

“Merci à tous pour votre soutien. Nos meilleurs vœux à ceux qui ont signé notre pétition, à ceux qui ont partagé les messages, et à tous les médias qui ont rapporté cette histoire. Vous m’avez tous donné le courage d’affronter le géant de la mode Zara et je vous en serai éternellement reconnaissante.”

bbc.com

 

Hôtellerie suisse: hausse de 47,3% des nuitées au 1er semestre 2022

L’hôtellerie en Suisse a enregistré 16,9 millions de nuitées au cours du premier semestre 2022, soit une hausse de 47,3% (+5,4 millions) par rapport à la même période de 2021. Avec un total de 10,0 millions de nuitées, la demande indigène a progressé de 8,0% (+740 000). Quant à la demande étrangère, elle a fortement progressé de 212,8% (+4,7 millions) pour atteindre 6,9 millions de nuitées. Tels sont les résultats provisoires de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Au cours du premier semestre 2022, la demande est restée fortement positive par rapport aux mêmes mois de l’an dernier. À titre comparatif, le premier semestre 2022 présente une baisse des nuitées de 10,0% par rapport aux six premiers mois de 2019. Ces diminutions sont à mettre en relation avec l’inexistence du COVID-19 lors de la même période en 2019.

Forte hausse des nuitées étrangères lors du premier semestre 2022

Lors du 1er semestre 2022, la demande étrangère a fortement progressé (+212,8%) par rapport à la même période de 2021. Les augmentations varient entre +162,8% au mois de janvier à +240,1% au mois de juin. Par rapport à 2019, la demande étrangère reste toutefois inférieure de 32,4% lors du premier semestre 2022.

Au niveau de la provenance des hôtes, la demande a été fortement positive tous continents confondus par rapport au premier semestre 2021. L’Europe, avec 2,8 millions de nuitées supplémentaires (+142,6%) représente 70,2% de la demande étrangère. Quant à la clientèle asiatique (+727 000 nuitées / +918,3%) et la clientèle américaine (+1,0 million / + 1005,1%) elles ont contribué ensemble à 27,6% de la demande étrangère.

La demande indigène en augmentation

Lors du premier semestre 2022, les nuitées indigènes ont augmenté de 8,0% par rapport à la même période de 2021 et même de 16,7% par rapport au premier semestre 2019. Sur les six premiers mois de 2022, les mois d’avril (–10,5%) et de mai (–7,8%) se distinguent par des résultats en recul. Les autres mois ont quant à eux, connu des croissances parfois très marquées, à l’instar de janvier (+42,7%) et de mars (+23,5%). En comparaison avec 2019, seul le mois de janvier a connu une baisse (–2,3%), tous les autres mois étaient en augmentation.

Hausse des nuitées dans la plupart des régions touristiques

Au niveau des régions touristiques, douze régions sur treize ont enregistré une hausse de nuitées au cours du premier semestre 2022 par rapport à la même période de l’année précédente. Les plus fortes augmentations relatives ont été enregistrées à Genève (+175,2%), dans la région zurichoise (+155,8%) ainsi que dans la région bâloise (+96,8%). De son côté, le Tessin a connu un recul (–13,3%) par rapport au 1er semestre 2021. En comparaison avec 2019, seules quatre régions touristiques ont un niveau de fréquentation supérieur, à savoir le Tessin (+15,2%), les Grisons (+5,8%), Jura & Trois-Lacs (+2,9%), et la Suisse orientale (+2,4%).

Au premier semestre 2022, la demande indigène était en augmentation dans dix régions touristiques sur treize. La croissance des nuitées suisses a été la plus marquée dans les régions citadines (+71,2% pour la région zurichoise ; +58,3% pour Genève et +42,0% pour la région bâloise).  Les hausses de la demande indigène au sein des autres régions s’échelonnent entre +1,5% (Région Berne) et +26,2% (Région Argovie et Soleure). Seuls le Tessin (–29,3%), Lucerne / Lac des Quatre Cantons (–1,5%) et Jura & Trois-Lacs (–0,1%) ont connu un recul de la demande indigène. Quant à la demande étrangère, toutes les régions touristiques sont en hausse. La plus forte augmentation relative a été enregistrée dans la région Berne (+359,6%).

La situation sur le marché du travail en juillet 2022

Les chômeurs inscrits en juillet 2022 – Selon les relevés du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), à fin juillet 2022, 91’474 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit 1’037 de moins que le mois précédent. Le taux de chômage est resté inchangé à 2,0% pendant le mois sous revue. Le chômage a diminué de 36’805 personnes (-28,7%) par rapport au mois correspondant de l’année précédente.

Le chômage des jeunes en juillet 2022
Le chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) a augmenté de 331 personnes (+4,3%), passant à 8’089. Par rapport au même mois de l’année précédente, il a diminué de 4’112 personnes (-33,7%).

Chômeurs de 50-64 ans en juillet 2022
Le nombre des chômeurs de 50-64 ans a diminué de 969 personnes (-3,3%) pour s’établir à 28’309 personnes. Par rapport au même mois de l’année précédente, cela correspond à une diminution de 10’833 personnes (-27,7%).

Demandeurs d’emploi en juillet 2022
L’ensemble des demandeurs d’emploi inscrits se chiffre à 163’315 personnes, soit 5’629 de moins que le mois précédent et 55’868 (-25,5%) de moins qu’au même mois de l’année précédente.

Places vacantes annoncées en juillet 2022
Le 1er juillet 2018, l’obligation d’annoncer les postes vacants pour les genres de professions dont le taux de chômage national atteint au moins 8% a été introduite dans toute la Suisse; depuis le 1er janvier 2020, cette valeur seuil est passée à 5%. Il a diminué de 3’738 en juillet, passant à 68’004. Parmi ces 68’004 places, 54’732 étaient soumises à l’obligation d’annonce.

Réductions de l’horaire de travail décomptées en mai 2022
En mai 2022, les réductions de l’horaire de travail (chômage partiel) ont touché 5’552 personnes, soit 1’315 de moins (-19,1%) que le mois précédent. Le nombre d’entreprises ayant eu recours à de telles mesures a diminué de 217 unités (-18,4%), passant à 960, celui des heures de travail perdues de 52’666 unités (-14,7%), pour s’établir à 305’003 heures. L’année précédente à la même époque (mai 2021), le chômage partiel avait sévi dans 35’517 entreprises, touchant 257’467 personnes et entraînant la perte de 15’985’544 heures de travail.

Personnes arrivées en fin de droits en mai 2022
Selon les données provisoires fournies par les caisses de chômage, 2’481 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l’assurance-chômage dans le courant du mois de mai 2022.

Ukraine : la Suisse met en place de nouvelles sanctions

Le 3 août 2022, le Conseil fédéral a prononcé de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie en raison de la poursuite de l’agression militaire russe en Ukraine. Ainsi, il reprend le dernier train de sanctions de l’UE dans le domaine de l’or et des produits en or. Les mesures entrent en vigueur le 3 août 2022, à 18 heures.

 

En réponse à l’agression militaire russe qui se poursuit en Ukraine, l’Union européenne (UE) a adopté, le 21 juillet 2022, de nouvelles sanctions contre la Russie (train de mesures de maintien et d’alignement). Parmi toutes les mesures, le Conseil fédéral a décidé, le 3 août 2022, de mettre en œuvre celles dont la reprise est jugée urgente du point de vue temporel ou matériel. Il s’agit principalement de l’interdiction d’acheter, d’importer ou de transporter de l’or et des produits en or en provenance de Russie. Tout service lié à ces biens est également interdit.

La Suisse est déterminée à contribuer à la lutte contre les crises alimentaires et énergétiques dans le monde. Le Conseil fédéral précise qu’aucune des sanctions prises à l’encontre de la Russie ne vise les échanges de produits agricoles et alimentaires entre des pays tiers et la Russie. Afin d’éviter des perturbations dans les canaux de paiement, le Conseil fédéral a introduit, à l’instar de l’UE, deux nouvelles exceptions pour les transactions portant sur des produits agricoles et le transport de pétrole vers des pays tiers.

Sberbank, la plus grande banque de Russie, est désormais soumise au gel des avoirs et à l’interdiction de mise à disposition de certains avoirs ou ressources économiques. De nouvelles dérogations sont prévues afin de garantir la liquidation ordonnée d’opérations ou la vente de filiales de la Sberbank. Le 29 juillet 2022, le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) avait déjà ajouté 54 personnes et 9 entreprises et entités à la liste suisse des personnes et entités sanctionnées dans le contexte de la guerre en Ukraine, qui correspond ainsi intégralement à celle de l’UE.

Dans le cadre du train de mesures de maintien et d’alignement, l’UE a également adapté diverses mesures existantes sur les plans technique et linguistique. Le Conseil fédéral a chargé le DEFR de modifier en conséquence l’ordonnance instituant des mesures en lien avec la situation en Ukraine. Ces adaptations techniques entreront en vigueur à une date ultérieure.

« Au point de basculement – faire face aux risques nucléaires & revenir sur la voie du désarmement»

Discours prononcé par le président de la Confédération et chef du Département fédéral des affaires étrangères DFAE, Ignazio Cassis – à l’occasion de la Conférence des Parties chargées d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 2022 à New York – Seules les paroles prononcées font foi.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Il y a 60 ans, lors de la crise des missiles de Cuba, le monde a contemplé l’abîme. Les menaces nucléaires inacceptables proférées par la Russie dans le cadre de son agression militaire contre l’Ukraine, nous rappellent une fois de plus l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes.

Toute utilisation d’armes nucléaires briserait le tabou nucléaire existant depuis 75 ans et risquerait de provoquer une nouvelle escalade. Nous savons que toute utilisation d’armes nucléaires aurait des conséquences humanitaires catastrophiques. Cette conférence devrait renforcer la norme contre l’utilisation des armes nucléaires.

1.    Revenir sur la voie de la maîtrise des armements et du désarmement

Les risques nucléaires sont plus élevés que jamais depuis la fin de la guerre froide. Nous devons mettre d’accord sur un ensemble de mesures visant à réduire ces risques. Cette conférence doit fixer le cap d’un changement urgent et nécessaire : réduire le rôle des armes nucléaires, réduire la probabilité d’un accident nucléaire ou d’un emploi résultant d’un malentendu. Les paroles doivent être complétées par des faits pour éviter des catastrophes humanitaires et environnementales.

La Suisse, avec ses partenaires de l’Initiative de Stockholm, a présenté un document de travail comprenant un ensemble de mesures visant à réduire les risques nucléaires maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

Mais les risques nucléaires subsisteront jusqu’au démantèlement de la dernière de ces armes. Nous appelons les Etats dotés à renoncer à l’accumulation d’armes nucléaires et à leur mise en scène – pour revenir sur la voie de la maîtrise des armements et du désarmement.
Même si la réduction des arsenaux nucléaires est à l’arrêt, nous devons réaffirmer notre objectif : un monde exempt d’armes nucléaires Dans le cadre de l’Initiative de Stockholm nous avons ainsi défini des jalons, les 26 Stepping Stones.

2.    Volonté politique pour relever les défis régionaux en matière de non-prolifération

Monsieur le Président,

Les récents développements internationaux ont montré la vulnérabilité des installations nucléaires civiles. Nous devons nous assurer que ces installations soient sûres et sécurisées en toutes circonstances, y compris pendant les conflits armés. Ne pas le faire aurait des conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques. Je félicite le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’avoir défini les sept piliers indispensables de la sûreté et de la sécurité nucléaires, qui doivent être respectés et mis en œuvre en toutes circonstances. Le respect de ces sept piliers nous permet une utilisation pacifique de l’énergie nucléaire en grande sécurité.

Pour que le TNP soit efficace, nous devons faire respecter sa norme de non-prolifération : Nous devons en particulier relever les défis régionaux et, par exemple, condamner la poursuite du développement du programme nucléaire de la RPDC, en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous avons également besoin d’un retour sans délai au Plan d’action global commun par toutes ses parties. Et nous devons soutenir avec conviction le système de garanties de l’AIEA, qui constitue l’épine dorsale du régime de non-prolifération nucléaire.

3.    La promotion de la paix et de la sécurité est l’une des principales priorités

M. le Président,

L’année dernière, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires est entré en vigueur. Ayant participé à la première Réunion des Etats parties à cet instrument en tant qu’observatrice, la Suisse se pose la question si ce nouveau traité peut trouver sa place dans l’architecture normative s’articulant autour du TNP, et si les efforts dans ce domaine peuvent être complémentaires. Est-il possible de viser le désarmement nucléaire sans les pays détenteurs de l’arme nucléaire ?

Monsieur le Président,

La promotion de la paix et de la sécurité est l’une des principales priorités de la Suisse. Nous nous engageons à faciliter le dialogue et à construire des ponts, y compris lors de cette conférence.
Je vous remercie de votre attention.