Migration irrégulière et Ukraine : Karin Keller-Sutter à la réunion des ministres de l’intérieur des États Schengen

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a participé le 14 octobre 2022 à Luxembourg à la réunion des ministres de l’intérieur des États Schengen. Les discussions se sont concentrées sur la situation sécuritaire et migratoire en lien avec la guerre en Ukraine et sur la migration irrégulière via la route des Balkans. La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) a plaidé pour une coordination étroite entre les États partenaires européens.

La conseillère fédérale s’est réjouie que le problème de la migration irrégulière soit enfin discuté au niveau politique, insistant, durant le déjeuner de travail, sur la nécessité d’agir avec efficacité. Plusieurs pays concernés étaient intervenus auprès de la Commission de l’UE et de la présidence tchèque pour inscrire cette question à l’ordre du jour.

Lutter contre la migration irrégulière via la route des Balkans

L’objectif prioritaire est de parvenir à une harmonisation des politiques nationales en matière de délivrance des visas dans les Balkans occidentaux. « Les pays de la région ne peuvent pas avoir une politique en matière de visas qui les amène à être une plaque tournante de l’immigration illégale aux portes de l’espace Schengen », a exposé la cheffe du DFJP. La Commission a pris langue avec la Serbie notamment afin qu’elle suspende d’ici à la fin de l’année l’exemption de l’obligation du visa dont bénéficient certains États. Madame Keller-Sutter a informé ses homologues du plan d’action négocié fin septembre par la Suisse et l’Autriche pour lutter contre la migration irrégulière.

Les Balkans occidentaux sont traditionnellement un corridor de transit important pour entrer dans l’UE. Aujourd’hui toutefois, certains pays de la région, en particulier la Serbie, sont devenus le point de départ de nombreux migrants qui peuvent voyager sans visa dans ces pays. Le nombre d’entrées illégales dans les États européens qui jouxtent les Balkans occidentaux a considérablement augmenté au cours des derniers mois. La Suisse est elle aussi fortement impactée par ces mouvements migratoires, enregistrant jusqu’à 1100 interceptions par semaine à la frontière orientale.

La Suisse intégrée dans le dispositif européen de gestion de crise

L’autre sujet à l’ordre du jour de la réunion des ministres était la guerre en Ukraine et ses conséquences. L’accueil de personnes fuyant les combats et la hausse générale du nombre des demandes d’asile place un grand nombre d’États européens face à d’importants défis. La poursuite des combats, mais aussi les problèmes d’approvisionnement, notamment énergétique, vont avoir une influence décisive sur les mouvements de fuite de l’Ukraine vers l’Europe durant les mois d’hiver. La Suisse contribue à hauteur de 2,8 millions de francs à la fourniture d’abris résistants au froid et aux intempéries.

La conseillère fédérale a remercié la présidence tchèque du Conseil européen d’avoir intégré la Suisse dans le dispositif de gestion de crise de l’UE et s’est félicitée de ce qu’une solution se dessine pour le raccordement, vraisemblablement au début de 2023, de la Suisse à la plateforme commune d’enregistrement des réfugiés. Cette base de données permet de vérifier si des personnes ayant fui l’Ukraine sont enregistrées dans plusieurs pays et touchent indûment des prestations multiples.

Les ministres ont aussi discuté de questions de sécurité en lien avec la guerre en Ukraine, en particulier de la traite d’êtres humains, de l’extrémisme politique, des menaces hybrides, de la désinformation et du commerce illicite d’armes à feu provenant des zones de conflit. La Suisse soutient les efforts accrus de l’UE pour lutter contre le trafic d’armes. Une coopération étroite, par exemple dans le cadre d’Europol, est la meilleure approche pour affronter les menaces que ce conflit fait peser sur la sécurité intérieure, a affirmé Madame Keller-Sutter, tout en rappelant l’importance de la protection des frontières extérieures de Schengen pour empêcher que des criminels et des terroristes potentiels ne se glissent parmi le flot de réfugiés.

Entretiens bilatéraux sur la migration et l’Ukraine

Madame Keller-Sutter a eu l’occasion, en marge de la réunion, de s’entretenir avec la commissaire européenne aux affaires intérieures Ylva Johansson. Elles ont parlé de l’opportunité d’une approche coordonnée en vue d’une réintégration complète de la Grèce dans le système Dublin. Avec la ministre lituanienne de l’intérieur Agnė Bilotaitė, la conseillère fédérale a évoqué les conséquences de la guerre en Ukraine, notamment la sécurité aux frontières extérieures et la problématique de l’hébergement à l’approche de l’hiver. Des échanges ont aussi eu lieu avec la ministre allemande de l’intérieur Nancy Faeser et le ministre autrichien de l’intérieur Gerhard Karner.

Avant la réunion, la cheffe du DFJP et le ministre grec de l’immigration et de l’asile Notis Mitarachi ont signé un accord de mise en œuvre du crédit-cadre migration prévu dans la deuxième contribution de la Suisse. Avec cette deuxième contribution, la Suisse apportera aussi son aide aux pays de l’UE exposés à une pression migratoire particulièrement forte. Le but est de renforcer la sécurité aux frontières extérieures de l’UE. Le montant alloué par la Suisse pour soutenir des projets et des programmes dans le domaine migratoire en Grèce s’élèvera à 40 millions de francs. Une coopération du même ordre est en préparation avec Chypre et l’Italie.

R. B. Import&Export lance à Zurich la campagne de promotion des produits alimentaires du Kosovo

Aujourd’hui, la société R.B. Import&Export, dont le propriétaire est Rexhep Berisha, a lancé une campagne de promotion des produits locaux sur le marché suisse. La promotion de plus de 160 produits locaux du Kosovo et d’autres territoires albanais a commencé à Zurich et se poursuivra dans d’autres cantons et villes de Suisse.

A cette occasion, l’homme d’affaires Berisha, dans une déclaration pour albinfo.ch, a remercié l’USAID (le Projet Kosovo Compete Activity) pour le soutien continu à la promotion des produits locaux, qui sont déjà distribués dans plus de 1000 magasins, répartis dans tous les cantons de Suisse.

Selon M. Berisha, cette campagne, qui a débuté aujourd’hui, aidera encore plus à la vente des produits du Kosovo. Il a remercié les producteurs du Kosovo, et en particulier les femmes d’affaires qui étaient présentes aujourd’hui à l’ouverture de la campagne que R.B. Import&Export à Zurich.

Berisha a exprimé son estime envers les femmes entrepreneures du Kosovo, qui sont en même temps propriétaires et productrices de nombreux produits de qualité, qui font chaque jour de plus en plus partie du marché alimentaire suisse.

Cette initiative est sans aucun doute une bonne opportunité pour d’autres producteurs du Kosovo qui, avec l’augmentation de la qualité, ouvriront la porte à la mise sur le marché alimentaire suisse de leurs produits.

Le propriétaire de R.B. Import&Export, au nom d’albinfo.ch, accepte avec grand plaisir tous les produits en provenance du Kosovo, de qualité répondant aux règles et normes exigées par l’état helvète.

La gamme de produits locaux proposés par l’homme d’affaires Rexhep Berisha en Suisse s’enrichit chaque jour avec de nouveaux produits, proposant à de nombreuses familles de la diaspora des produits alimentaires du Kosovo.

Actuellement, la société R.B. Import&Export, propriété de l’homme d’affaires Rexhep Berisha, offre plus de 160 produits sur le marché suisse que l’on retrouve dans plus de 1000 magasins ou différents points de vente.

(Teksti dhe fotot: Armend Berisha)

 

 

 

Yakin: Le match contre le Kosovo, un défi chargé en émotions pour la Suisse

Des joueurs comme Xhaka, Shaqiri et Jashari devront faire face aux des fans adverses. “Il ne faut pas se laisser provoquer”, lance Yakin

La presse suisse écrit que l’équipe nationale suisse a eu beaucoup de chance avec le groupe avec lequel elle joue lors des qualifications EURO 2024. Les adversaires de la Suisse dans le groupe I sont Israël, la Roumanie, le Kosovo, la Biélorussie et Andorre.

À ce sujet, Murat Yakin a déclaré : “Il n’y a pas d’adversaires faciles, mais au final, c’est définitivement un groupe faisable. Cela, surtout quand on voit l’autre groupe avec l’Italie, l’Angleterre et l’Ukraine…”

Cependant, il rappelle : “Nous attendons particulièrement le Kosovo avec impatience, c’est toujours un match spécial. Nous avons eu un match amical en mars et les développements devraient être à nouveau amicaux, et dans les éliminatoires du Championnat d’Europe”.

Cependant, comme le soulignent les médias suisses, le fait le plus marquant est que les deux joueurs les plus importants qui jouent pour la Suisse, Xhaka et Shaqiri, ainsi que Jashari, sont des Albanais du Kosovo.

L’histoire du Kosovo est encore très jeune – cela fait six ans qu’il a été reconnu comme un pays par la FIFA, avec de nombreux doubles citoyens suisses-kosovars des deux côtés. Le seul duel direct contre la Suisse en mars de cette année est encore frais dans la mémoire de Yakin car le stade à guichets fermés du Letzigrund ressemblait à un match à l’extérieur, rapporte blick.ch.

Malgré une ambiance nationale chargée, le match amical s’est terminé avec un résultat modéré de 1:1, rapporte albinfo.ch. “Le match a montré que c’est un duel entre amis”, dit Yakin, sans oublier que le premier match sérieux contre le Kosovo sera le plus grand défi émotionnel du groupe I. Et sachant que des joueurs comme Xhaka, Shaqiri et Jashari affronteront le gamme complète de critiques des fans adverses. “Il ne faut pas se laisser provoquer”, lance Yakin.

“C’est environ trois points. Les choses seront différentes là-bas, mais j’espère que ce sera une fête pour tout le monde, quoi qu’il arrive.”

Rencontres B2B entre des femmes entrepreneures du Kosovo et des entreprises de la diaspora à Zürich

Une rencontre avec des femmes entrepreneures du Kosovo et des entreprises de la diaspora B2B organisée par Germin se tiendra à Zurich le 13 octobre, écrit albinfo.ch.

La réunion aura lieu à Zurich le 13 octobre 2022, de 10h00 à 14h00 à Aubrey,  (Adresa: Schiffbaustrasse 10, 8005 Zürich, Switzerland).   

A travers cette rencontre, il est prévu d’augmenter les possibilités de coopération entre les femmes entrepreneures du Kosovo avec les entreprises et les professionnels de la diaspora en Suisse et au-delà. Seront présents à cette réunion : Dix (10) femmes du Kosovo des secteurs de la production et de la transformation alimentaires ainsi que du domaine de l’informatiques, des professionnelles de la diaspora qui ont été engagées comme mentors, ainsi que des représentants de la communauté et des entreprises différentes en Suisse. Les femmes entrepreneures qui seront présentées lors de cette rencontre ont le potentiel d’exporter des produits et services et certaines d’entre elles ont commencé à exporter dans la région et dans certains pays européens.

Pour plus de détails, veuillez trouver l’invitation et l’ordre du jour ci-joints.

Pour faire partie de cette rencontre, nous vous invitons à vous inscrire sur CE LIEN, car le nombre de participants sera limité.

COVID-19 : vaccination de rappel à partir de la semaine prochaine

À partir du lundi 10 octobre 2022, la population pourra effectuer une nouvelle vaccination de rappel contre le COVID-19. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) recommandent le rappel en priorité aux personnes vulnérables et aux professionnels de la santé. Cette vaccination est toutefois également recommandée à toutes les autres personnes à partir de 16 ans. Les cantons sont responsables de la mise en œuvre. Les coûts sont pris en charge par la Confédération.

Actuellement, le nombre de cas déclarés d’infections au SARS-CoV-2 et de tests positifs connaît une nette augmentation. On observe également cette évolution dans le monitorage national des eaux usées, où la charge virale augmente. La proportion de lits occupés par des patients atteints du COVID-19 dans les unités de soins intensifs et le nombre de décès déclarés restent à un niveau très bas. Il faut s’attendre à ce que cette hausse du nombre de cas se poursuive.

La recommandation de vaccination adaptée entre en vigueur le lundi 10 octobre 2022. Le renouvellement de la vaccination de rappel peut contribuer à réduire le nombre de cas graves et ainsi éviter une surcharge du système sanitaire cet automne et cet hiver.

La recommandation s’adresse en priorité aux personnes vulnérables, à savoir celles de plus de 65 ans ou présentant un risque individuel accru de tomber malade, en raison par exemple d’une maladie préexistante ou d’une grossesse. Ces groupes présentent le plus grand risque de contracter une forme grave du COVID-19. Le rappel améliore leur protection individuelle contre une évolution grave, au moins temporairement.

La recommandation s’applique en second lieu aux personnes âgées de 16 à 64 ans, sans facteurs de risque et qui travaillent dans les soins aigus et à long terme, ou s’occupent de personnes vulnérables à titre professionnel ou privé. Une vaccination de rappel leur offre une certaine protection contre une infection et peut aussi réduire l’absentéisme jusqu’à un certain point.

Une recommandation générale vaut également pour toutes les autres personnes âgées de 16 à 64 ans sans facteurs de risque. Pour ce groupe, une vaccination de rappel est judicieuse, après évaluation et décision individuelles, s’il souhaite réduire le risque d’une infection ou d’une évolution grave et rare. Contrairement au début de la pandémie, à l’automne 2022, les personnes sans facteurs de risque ont peu de risque de développer une forme grave de la maladie.

Dans la situation actuelle, aucune recommandation n’est émise cet automne pour les enfants et les adolescents de 5 à 15 ans, car leur risque de développer une forme grave de la maladie est très faible.
Toutes les vaccinations recommandées par l’OFSP et la CFV sont gratuites.

Campagne d’information destinée à la population

Le lancement de la vaccination dans les cantons coïncide avec une campagne nationale d’information, ciblant en priorité les personnes vulnérables, qui seront informées via divers médias et canaux.

La vaccination de rappel est en principe recommandée avec un vaccin à ARNm de Moderna ou Pfizer/BioNTech ou avec le vaccin à base de protéines de Novavax. Outre les vaccins utilisés jusqu’à présent, le vaccin à ARNm adapté aux variants (bivalent) de Moderna est disponible en quantités suffisantes. Il est adapté au sous-variant BA.1 d’Omicron, en plus du variant d’origine du coronavirus. Tant les vaccins utilisés jusqu’ici, monovalents, que les vaccins adaptés, bivalents, protègent contre les formes graves de la maladie.

Parallèlement à la vaccination, le comportement individuel est aussi important pour se protéger et protéger les autres. À l’intérieur, où de nombreuses personnes issues de différents ménages se rassemblent, il est recommandé de porter un masque, d’aérer régulièrement, de tousser et d’éternuer en se couvrant la bouche et le nez, et de se laver les mains régulièrement et soigneusement.

Le « Prix UNESCO-Hamdan pour le développement des enseignants » décerné à la Fondation Graines de Paix

La 7e édition du prestigieux « Prix UNESCO-Hamdan pour le développement des enseignants » récompense, pour la première fois, le 5 octobre 2022 à Paris, une ONG suisse, la Fondation Graines de Paix. Ce Prix reconnaît « l’approche innovatrice » de l’ONG, basée à Genève, dans la refonte des formations pour enseignants que recherchent les ministères. Sa pédagogie est mise en œuvre au Bénin et en Côte d’Ivoire, en se forgeant parallèlement en Suisse.

Réinventer la formation des enseignants

L’innovation apportée par Graines de Paix consiste à associer la réussite scolaire à la prévention des violences et de la radicalisation ainsi qu’à la paix scolaire et sociétale. Pour atteindre ces objectifs, les enseignant.es sont formé.es aux pédagogies positives qui valorisent les élèves et aux méthodes d’apprentissage qui cultivent le dialogue, la participation et la collaboration entre les élèves eux-mêmes. C’est par ces formes d’interaction que les élèves développent le mieux leurs compétences humaines, socio-émotionnelles et réflexives ainsi que leur confiance en soi. En Afrique, cette approche est souvent appelée « Education à la culture de la paix ». Ce terme désigne une pédagogie complète et non un simple cours sur la paix : elle transforme les méthodes éducatives non seulement des enseignants, mais aussi des parents.

Prévention des violences et forts impacts sur l’éducation

Mettre en place une telle refonte au Bénin pourrait sembler impossible, mais elle réussit parce que les acteurs éducatifs sont touchés de voir à quel point la diminution des violences éducatives améliore la motivation des élèves. Il faut savoir qu’au Bénin, comme dans d’autres pays voisins, quasi 100% des enfants (98% en Côte d’Ivoire, UNICEF 2021) subissent des violences physiques. L’un des impacts les plus forts concerne ainsi une hausse progressive du taux de fréquentation de l’école et une baisse des abandons scolaires. Pour Delia Mamon, fondatrice de Graines de Paix et architecte de cette approche éducative, « c’est un changement de taille que les organisations internationales reconnaissent maintenant le lien entre la pauvreté d’apprentissage (des élèves qui ne peuvent lire une courte histoire à la fin de l’école primaire) et la violence disciplinaire. Précédemment, les deux thématiques étaient traitées séparément par des départements distincts. Le Prix est un signal fort de validation des pédagogies qui relient l’ODD 4 (Education de qualité) et l’ODD 16 (paix par la prévention des violences). Ce qui est aussi aligné sur le choix du Partenariat Mondial pour l’Education de financer le développement d’espaces d’apprentissage sûrs, comme annoncé lors du sommet sur la transformation de l’éducation, ce septembre à l’ONU. »

Positionnement de la Genève internationale dans l’éducation

Dès le départ, il était évident qu’il fallait fonder Graines de Paix au sein de la « Genève internationale », en raison de la concentration de quelque 760 ONG, d’une majorité d’organisations internationales, des ambassades auprès de l’ONU et d’institutions académiques. Néanmoins, les entités actives dans la réforme de l’éducation n’en forment qu’une infime partie et c’est la première fois qu’une ONG suisse se distingue dans ce domaine. Pour Delia Mamon, « ce Prix révèle aux acteurs éducatifs du monde que la Suisse est très en avance dans cette refonte. Pour preuve, l’introduction du nouveau Plan d’Etudes Romand, dès 2011, qui intègre les compétences socio-émotionnelles et réflexives au sein des disciplines enseignées ». Peu de pays en sont là, onze ans plus tard.

Le Prix UNESCO-Hamdan sera remis à Graines de Paix le 5 octobre 2022 à 11h30 au siège de l’UNESCO à Paris. L’après-midi, un panel avec les lauréats sur les manières de réinventer l’éducation sera ouvert au public en format hybride (programme et inscriptions via le site de l’UNESCO). Delia Mamon et Dr Jules Zannou, coordinateur national de Graines de Paix au Bénin, participeront à cette discussion qui sera suivie par la projection du film « Être prof ». Du 5 au 7 octobre, une exposition sera ouverte au public illustrant les transformations de l’éducation en cours dans le monde, dont au Bénin.

Pour suivre Graines de Paix : www.grainesdepaix.org, LinkedIn, Twitter, Facebook.

Elena Avdija remporte le prix de la meilleure réalisation du film au Zurich ZFF Festival

La 18ème édition du Zurich Film Festival (ZFF) s’est conclue avec une audience record et a récompensé des films de Suisse, de Colombie et des États-Unis, rapporte albinfo.ch.

Le festival a réuni 137 000 spectateurs et une large gamme de films y a été présenté.

“Mad Heidi”, un spectacle public.

Les lauréats ont reçu le “Golden Eye” lors de la soirée de remise des prix de la 18e édition du Zurich Film Festival qui s’est tenue à l’Opéra de Zurich.

La participation de la Suisse à ce festival peut être qualifiée de réussie, car elle y a remporté le concours “Focus”, qui présente des films d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse. Il s’agit du prix de la meilleure réalisation du film “Cascadeuses” avec la jeune réalisatrice albanaise-visarienne, Elena Avdija, écrit albinfo.ch. Ce film donne un aperçu du monde dangereux des cascadeuses, encore injuste par rapport à celui des hommes dans ce métier, écrivent les médias suisses.

“Los Reyes del Mundo” de Laura Mora Ortega, le film sur un gang de rue colombien, a été élu meilleur long métrage. Le jury a souligné “le langage lyrique du film qui donne une dimension métaphysique à la dure réalité”.

Les premiers prix sont associés à 25 000 francs suisses.

Née en 1987, Elena Avdija est diplômée en sociologie de l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) de Paris. Elle a travaillé plusieurs années comme assistante réalisatrice dans des documentaires, notamment pour “Point du Jour” à Paris, où elle a développé des scénarios de séries documentaires historiques pour ARTE.

Elena Avdiu a également réalisé deux courts métrages documentaires autoproduits, écrit albinfo.ch. A son retour en Suisse, elle a commencé à travailler comme assistante réalisatrice sur des longs métrages. Le film gagnant du ZFF en fait partie.

 

(Foto: ZFF)

Moins de 1000 suicides en 2020: une tendance à la baisse depuis plusieurs années

Le nombre de suicides a encore diminué en 2020. Après le pic de la période de 1980 à 1985, il n’a cessé de baisser, pour atteindre 972 en 2020 et passer ainsi sous la barre des mille cas pour la première fois depuis 1964. Par rapport à l’année précédente, le nombre de suicides a quelque peu augmenté chez les femmes de moins de 25 ans, alors qu’il est resté constant chez les jeunes hommes. Ce sont là quelques-uns des résultats d’une analyse spéciale d la statistique des causes de décès établie par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Le sujet des conséquences psychiques du coronavirus a été fortement médiatisé pendant la première année de la pandémie. Des rapports de recherche établis pour l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) montrent que pendant la première année, la pandémie n’a pas altéré la santé psychique de la majorité de la population. Il en ressort malgré tout que la pression psychique a augmenté pour certains groupes de la population, les jeunes par exemple, et que le nombre d’hospitalisations pour tentative de suicide présumée s’est accru chez les jeunes femmes. Le nombre de suicides n’a en revanche pas augmenté selon les premières données.

La statistique des causes de décès 2020 vient confirmer ces résultats provisoires. En 2020, 696 hommes et 276 femmes se sont suicidés dans toute la Suisse, soit autant de femmes et 46 hommes de moins qu’en 2019. Comme par le passé, des différences significatives ont été observées en 2020 en fonction du sexe et de l’âge: deux tiers des suicides concernaient des hommes, un tiers des femmes. Plus de 70% des suicides étaient le fait de personnes de plus de 45 ans, 7% à 8% des cas concernaient des hommes et des femmes de moins de 25 ans.

Chiffres en baisse chez les hommes plus âgés, stables chez ceux plus jeunes

En 2020, 638 hommes de 25 ans ou plus ont mis fin à leurs jours, soit 48 de moins qu’en 2019 et une baisse de 59 par rapport à la moyenne des années 2010 à 2019. Le nombre de suicides est resté pratiquement inchangé chez les jeunes hommes de moins de 25 ans en 2020 par rapport à l’année précédente (respectivement 58 et 56 cas). Il était en moyenne de 59 par année parmi ce groupe d’âge pour les années 2010 à 2019.

Moins de cas chez les femmes plus âgées, davantage chez celles de moins de 20 ans

En 2020, on a recensé 243 décès par suicide chez les femmes de 25 ans ou plus, soit une baisse de 8 par rapport à 2019 et de 17 par rapport à la moyenne des années 2010 à 2019. Chez les jeunes femmes de moins de 25 ans, le nombre de suicides a augmenté en 2020 par rapport à l’année précédente (respectivement 33 et 25 cas). Il était de 18 cas en moyenne annuelle pour la période de 2010 à 2019 dans ce groupe d’âge.

Une analyse portant sur les jeunes femmes de 20 à 24 ans fait état de 16 suicides pour 2020, soit trois de moins qu’un an plus tôt et cinq de plus que la moyenne des années 2010 à 2019. En 2020, 17 suicides ont été recensés chez les jeunes femmes de moins de 20 ans, contre six l’année précédente et sept en moyenne sur la période 2010-2019. Compte tenu du faible nombre de cas recensés, les variations temporelles de cet ordre de grandeur ne permettent pas en tant que telles d’interprétation claire.

Le nombre de suicides est le plus faible au Tessin

Les taux de suicide de l’année 2020 sont comparés avec les moyennes quinquennales des périodes 2010 à 2014 et 2015 à 2019 afin d’évaluer leur évolution dans les régions. Les taux pour 100 000 habitants permettent de comparer des régions n’ayant pas la même taille ni structure par âge.

En 2020, les taux de suicide ont diminué dans toutes les régions par rapport à la période de 2015 à 2019. Ils étaient aussi plus bas que pendant la période de 2010 à 2014, sauf dans la région Zurich. Les taux de suicide étaient les plus élevés dans la Région lémanique pendant la période de 2010 à 2014 et dans la région de Zurich pendant la période suivante ainsi qu’en 2020. Ils étaient les plus bas au Tessin sur toute la décennie.

Forte baisse du taux de suicide sur la durée

Le nombre de suicides a connu un pic dans la première moitié des années 1980, se montant à environ 1600 cas par an. Il a diminué de 40% depuis et se situe actuellement à moins de 1000 cas.
Le taux de suicide pour 100 000 habitants est même passé de 24,9 à 9,5, soit une baisse de plus de 60%. Le taux standardisé tient compte de la forte croissance du groupe des personnes âgées présentant un risque de suicide plus élevé.

Le nombre de suicides assistés augmente

En revanche, le nombre des suicides assistés est passé de 1196 en 2019 à 1251 en 2020, soit une augmentation de 4,6%. La grande majorité des cas d’assistance au suicide concernait des personnes âgées de 65 ans ou plus (88% des cas) ou des personnes atteintes d’une maladie incurable qui aurait entraîné une mort naturelle à court terme.

Ueli Maurer démissionne du Conseil fédéral

Le conseiller fédéral Ueli Maurer a annoncé sa démission pour la fin 2022. L’Assemblée fédérale élira la personne qui lui succédera lors de la session d’hiver.

Le conseiller fédéral Ueli Maurer

Né le 1er décembre 1950, Ueli Maurer grandit à Hinwil (ZH). Après un apprentissage d’employé de commerce, il travaille dans le secteur agricole. Directeur d’une coopérative agricole pendant 20 ans, il est ensuite directeur de l’Union zurichoise des paysans, de 1994 à 2008. Marié, il est père de six enfants. En 1983, Ueli Maurer est élu au Grand Conseil du canton de Zurich. Il devient conseiller national en 1991. De 1996 à 2008, Ueli Maurer est président de l’UDC Suisse.

Élection au Conseil fédéral

Le 10 décembre 2008, l’Assemblée fédérale élit Ueli Maurer, membre de l’UDC, au Conseil fédéral. De 2009 à 2015, il est chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Le 5 décembre 2012, l’Assemblée fédérale élit Ueli Maurer président de la Confédération pour l’année 2013. En 2019, il préside la Confédération pour la seconde fois. Depuis le 1er janvier 2016 il dirige le Département fédéral des finances.

Le Département fédéral des finances (DFF)

Le DFF se consacre à de nombreuses tâches : budget fédéral, questions relatives aux impôts, à la monnaie et aux finances sur les plans national et international, contrôles douaniers et contrôles des marchandises ainsi que mise en œuvre de la législation sur l’alcool. À ces tâches viennent s’ajouter d’autres prestations en faveur de toute l’administration fédérale, allant de l’informatique au personnel en passant par l’infrastructure et la logistique.

La Suisse et l’Autriche s’accordent sur un plan d’action contre la migration irrégulière

La Suisse et l’Autriche vont renforcer leur coopération pour combattre efficacement la migration irrégulière. À l’occasion d’une rencontre de travail, le 28 septembre 2022 à Zurich, le ministre autrichien de l’intérieur Gerhard Karner et la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter se sont accordés sur un plan d’action qui prévoit des initiatives politiques communes au niveau européen et une collaboration bilatérale plus étroite.

La migration irrégulière a fortement augmenté ces derniers mois, en particulier via la route des Balkans. L’Autriche et la Suisse se sont accordées sur une démarche commune pour contrer cette évolution. Le plan d’action adopté par le ministre autrichien de l’intérieur Gerhard Karner et la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter prévoit des initiatives politiques communes aux niveaux bilatéral et international, ainsi que des mesures bilatérales de police des frontières.

Lettre à la Commission européenne

Les initiatives communes en matière de politique migratoire au niveau européen constituent le volet central de ce plan d’action. L’Autriche et la Suisse, de concert avec l’Allemagne, la Croatie et la Slovénie, entendent intervenir auprès de la Commission européenne pour que les États des Balkans occidentaux adaptent leur politique en matière de visas. L’objectif est d’empêcher qu’une pratique libérale dans la délivrance des visas n’alimente la migration irrégulière sur la route des Balkans.

L’Autriche et la Suisse s’engagent par ailleurs pour une refonte du système européen de l’asile et des migrations et pour une réforme rapide du Code frontières Schengen afin notamment d’endiguer les migrations secondaires. Le plan d’action prévoit également un engagement commun pour des procédures de retour effectives.

Patrouilles communes pour lutter contre les passeurs

Parmi les mesures de police des frontières convenues figurent, entre autres, un renforcement des recherches et des interventions transfrontalières pour lutter contre les passeurs et le trafic de migrants. Des patrouilles communes seront en outre déployées dans le trafic ferroviaire transfrontalier. Côté suisse, ces mesures seront du ressort des autorités cantonales et de l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF). La désignation d’officiers de liaison notamment doit aussi permettre de renforcer la communication.

La Suisse et l’Autriche vont à présent évaluer, pour la fin de l’année, la mise en œuvre du plan d’action et proposer, le cas échéant, d’autres mesures.

La forte augmentation des coûts entraîne une hausse des primes en 2023

Après quatre années de stabilité, les primes d’assurance-maladie augmenteront à nouveau en 2023. La prime moyenne atteindra 334,70 francs, en augmentation de 6,6% par rapport à 2022. Depuis 2018, la hausse s’élève en moyenne à 1,5%, contre 3,8% sur les cinq années d’avant (2013-2018). La hausse importante de la prime moyenne en 2023 s’explique principalement par la pandémie de COVID-19, qui a fortement impacté le système de santé, et par un effet de rattrapage. Alors que les coûts ont augmenté de 4,5% en 2021, la tendance s’est poursuivie au cours du premier semestre 2022. La maîtrise des coûts de la santé demeure une priorité pour le Conseil fédéral.

En 2023, la prime moyenne mensuelle s’élèvera à 334,70 francs, ce qui correspond à une augmentation de 6,6% par rapport à 2022. La prime moyenne des adultes (397,20 francs) et des jeunes adultes (279,90 francs) sera en augmentation de respectivement 6,6% et 6,3% par rapport à cette année. Celle des enfants augmentera de 5,5% pour atteindre 105 francs.

Les primes d’assurance-maladie reflètent les coûts de la santé. Après quatre années durant lesquelles les primes d’assurance-maladie sont restées relativement stables, la hausse annoncée pour 2023 est importante. Elle s’explique principalement par la pandémie de COVID-19, qui a fortement impacté le système de santé. La pandémie a généré des coûts directs, comme les traitements des patients hospitalisés ou la vaccination, mais aussi des coûts indirects, découlant par exemple d’interventions médicales reportées (effet de rattrapage), qui ont fortement augmenté dès le deuxième semestre de 2021. Les coûts de la santé ont par ailleurs continué d’augmenter au cours du premier semestre 2022.

Les primes sont calculées à l’avance grâce à des estimations. La pandémie a rendu cet exercice particulièrement difficile. Il apparaît maintenant que les primes payées durant les années 2021 et 2022 se sont révélées insuffisantes pour couvrir les coûts. Conformément à la loi, un rattrapage est indispensable en 2023.

La prime moyenne augmentera dans tous les cantons. Ces cinq dernières années, elle a évolué de 1,5% par an en moyenne. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a examiné en détail que toutes les primes soumises par les assureurs respectent les prescriptions légales. Des adaptations ont été demandées lorsque cela était nécessaire. Au final, toutes les primes ont été approuvées.

Réserves en baisse

Les réserves des assureurs ont permis d’atténuer une partie de la hausse des primes. Mais leur marge de manœuvre s’est révélée plus limitée cette année. Les pertes enregistrées sur les marchés financiers, en raison de la guerre en Ukraine et de la hausse des taux d’intérêt, ainsi que la hausse des coûts ont en effet réduit le niveau des réserves et affecté le niveau de solvabilité des assurances. Même réduites, les réserves des assureurs respectent toujours le seuil minimal fixé dans la loi.

Plusieurs projets en cours pour maîtriser les coûts

Les coûts de la santé vont continuer d’augmenter à l’avenir, en raison principalement du progrès médico-technique, de l’augmentation du volume de prestations et de l’évolution démographique. Il existe cependant une marge de manœuvre pour limiter la hausse des coûts à ce qui a de médicalement justifiable. Les pistes d’économie sont connues. Il s’agit, par exemple, de limiter la suroffre et la surconsommation médicales, d’adapter les tarifs dans le domaine ambulatoire, d’améliorer la planification hospitalière et la transparence dans l’assurance-maladie obligatoire.

Le Conseil fédéral s’engage depuis des années pour réduire les coûts de la santé. Plusieurs mesures ont été prises par le passé, notamment la réduction des tarifs des laboratoires et des prix des médicaments ainsi que dans le domaine des évaluations des technologies de la santé (ETS). Le Conseil fédéral a récemment envoyé au Parlement un deuxième paquet de mesures de maîtrise des coûts de la santé ainsi qu’un contre-projet à l’initiative populaire du Centre pour l’instauration d’un frein aux coûts. Il a également mis en consultation une modification de l’ordonnance sur l’assurance-maladie qui vise à réaliser des économies en promouvant par exemple davantage les génériques.

Changement d’assurance de base
Les assureurs-maladie ont jusqu’à fin octobre pour informer leurs assurés du montant de leurs primes pour l’année suivante. Les assurés peuvent ensuite résilier leur assurance-maladie de base ou choisir une autre forme d’assurance jusqu’à fin novembre. Les assureurs-maladie doivent accepter chaque personne dans l’assurance obligatoire des soins et tout le monde est tenu de s’assurer.

Priminfo.ch
Le site www.priminfo.ch a été actualisé et offre notamment les prestations suivantes :
–    Un calculateur de primes facile à utiliser : toutes les primes et tous les avantages (p. ex. réduction des réserves) de toutes les caisses-maladie sont clairement indiqués. Les assurés ont la possibilité de sélectionner les primes selon leur montant et de calculer ainsi leur potentiel d’économies.
–    La documentation « Primes-Conseil » contient des informations sur l’assurance-maladie, des astuces pour économiser sur les primes ainsi que des lettres-type.
–    Des aperçus de primes.
–    Une foire aux questions (FAQ) en rapport avec les primes de l’assurance-maladie et les possibilités de contact (hotline) de l’OFSP, pour d’éventuelles autres questions.

Toutes les données relatives aux primes peuvent en outre être téléchargées à partir du portail Open Data (www.opendata.swiss).

Pour les questions spécifiques concernant les primes individuelles et les polices d’assurance pour 2023, c’est en principe l’assureur-maladie correspondant qui est compétent. Il est tenu de fournir des conseils et des informations gratuitement. Les assureurs-maladie sont responsables de la fixation des primes et peuvent fournir des informations détaillées sur la modification de la prime spécifique. L’OFSP vérifie si les primes satisfont aux exigences légales.

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«Timemachine», la nouvelle monnaie spéciale consacrée à l’industrie horlogère suisse

Le 29 septembre 2022, la Monnaie fédérale Swissmint lancera «Timemachine», la nouvelle monnaie spéciale consacrée à l’industrie horlogère suisse, qui sera disponible sur www.swissmintshop.ch à partir de 419 francs. Il s’agit de la première pièce d’or de Swissmint d’une valeur nominale de 25 francs à être mise en circulation. L’importance de l’industrie horlogère suisse et la diffusion de ses produits dans le monde entier sont symbolisées sur la pièce par un mouvement de montre et un globe terrestre.

Pièce d’or «Timemachine», d’une valeur de 25 francs, consacrée à l’industrie horlogère suisse

Le développement de l’horlogerie en terre helvétique est étroitement lié à l’arrivée des huguenots, les réfugiés protestants qui vinrent à Genève au XVIe siècle en apportant leur savoir-faire. De la cité de Calvin, l’horlogerie s’est ensuite répandue dans toutes les régions de Suisse. Aujourd’hui, grâce aux produits qu’elle exporte dans le monde entier, l’horlogerie helvétique constitue l’un des secteurs phares de l’industrie et du commerce.

Sur l’avers de la pièce d’or d’une valeur de 25 francs «Timemachine» sont représentés un cadran de montre, des engrenages et un globe terrestre. La Suisse est particulièrement mise en avant afin d’illustrer l’importance de son industrie horlogère et la diffusion de ses produits dans le monde. Sur le bord intérieur du grand engrenage, «SWISSMADE» est inscrit en majuscules à onze heures. «WES 21», nom d’artiste du biennois Remo Lienhard, responsable de la conception de la pièce spéciale, figure à trois heures. La surface est légèrement bombée.

Reprenant le thème de l’avers, le revers poursuit le récit. Sur son bord apparaissent dans le sens des aiguilles d’une montre les mots «CONFOEDERATIO HELVETICA», le millésime 2022, le poinçon «B» et la valeur de la pièce «25 FR». Au centre figure à nouveau l’engrenage d’un mouvement, au milieu duquel se trouve une rose des vents. Signature de l’artiste, les lettres W, E et S et le chiffre 21 remplacent les abréviations des points cardinaux.

La nouvelle monnaie spéciale de Swissmint sera disponible dès le 29 septembre 2022, en quantité limitée sur le site www.swissmintshop.ch ainsi qu’auprès de certains négociants en monnaies et de certaines banques.

Qualité de la monnaie
«Flan bruni»: frappe individuelle de la plus haute qualité, exécutée à l’aide d’un coin pouvant servir environ 500 fois au maximum; flan traité en surface et poli selon un processus complexe; pièces emballées individuellement dans une capsule transparente et vendues dans un étui accompagné d’un certificat d’authenticité numéroté.

Monnaie fédérale Swissmint
La Monnaie fédérale Swissmint frappe les monnaies courantes de la Suisse, destinées aux opérations de paiement. Elle émet aussi régulièrement des monnaies courantes ou spéciales de qualité particulière pour le marché de la numismatique. Les pièces bimétalliques, tout comme celles en argent ou en or, ont une valeur nominale officielle et sont disponibles dans différentes qualités.

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Un portefeuille contenant 6 mille euros est rendu au touriste italien par un jeune albanais

Des agents de police de la ville Shkodra ont été stupéfaits lorsqu’un jeune homme s’est présenté aux portes du commissariat en demandant de remettre de l’argent, rapporte albinfo.ch.

Le jeune de 16 ans, Erind Shkambaj, était parti travailler comme il le fait chaque week-end. En chemin, il trouve un portefeuille par terre.

Le portefeuille appartenait au touriste italien Claudio Perrinella, qui s’était arrêté dans le village d’Oblika à Shkodër, où vit Erindi, pour acheter quelque chose, avant que son portefeuille ne tombe de sa poche. Il contenait des documents d’identité, des cartes bancaires et plus de 6 000 euros.

Une somme pour laquelle le garçon doit travailler longtemps pour la gagner. La générosité et la noblesse du jeune de 16 ans ont été récompensées par 100 euros de la part de l’Italien.

Erindi nous raconte que tous les membres de sa famille sont de simples travailleurs et ont l’habitude de gagner leur vie grâce à la sueur de leur front.

Comme l’écrit Top Channel, le jeune homme fréquente le lycée pendant la semaine, tandis que le week-end, il travaille comme aide-serveur dans l’un des restaurants de la ville. L’après-midi, il s’entraîne dur avec l’équipe de Shkodra avec le rêve de devenir un jour un grand gardien de but.

Énergie : le Conseil fédéral recommande de commuter les installations bicombustibles

Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) et le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) recommandent la commutation des installations bicombustibles sur le mazout à partir du 1er octobre 2022. Le Conseil fédéral en été informé lors de sa séance du 23 septembre 2022. Il attend de cette mesure qu’elle contribue notablement à atteindre les objectifs volontaires d’économie de gaz de 15 %. Afin de garantir l’approvisionnement en produits pétroliers, des réserves obligatoires d’essence, de diesel, de mazout et de kérosène seront libérées à partir du 3 octobre 2022.

La crise énergétique déclenchée par la guerre en Ukraine et l’arrêt des livraisons de gaz russe vers l’Europe peuvent déboucher sur une pénurie d’énergie. Le Conseil fédéral met tout en œuvre pour éviter un tel scénario et veiller à ce que la population et les entreprises disposent d’énergie en suffisance pour les mois d’hiver. Les exploitants d’installations bicombustibles peuvent apporter une précieuse contribution à la garantie de la sécurité d’approvisionnement en les commutant du gaz au mazout.

À sa séance du 23 septembre 2022, le Conseil fédéral a été informé de la recommandation conjointe du DEFR et du DETEC de commuter les installations bicombustibles à partir du 1er octobre 2022. La mise en œuvre de cette recommandation permet d’économiser rapidement des quantités notables de gaz et de contribuer à atteindre l’objectif volontaire d’économie de gaz de 15 % entre octobre 2022 et mars 2023 que la Suisse s’est fixé, à l’image de l’UE.

Afin de faciliter le passage du gaz au mazout, le Conseil fédéral a adopté, le 16 septembre 2022, des modifications de l’ordonnance sur la protection de l’air et de l’ordonnance sur le CO2 prévoyant des allégements temporaires pour les installations bicombustibles.

Lorsqu’elles fonctionnent au mazout, les installations bicombustibles ne peuvent pas toujours respecter les valeurs limites d’émission prévues par l’ordonnance sur la protection de l’air, notamment en ce qui concerne les oxydes d’azote. Les seuils d’émission applicables aux installations bicombustibles suite à la commutation recommandée, ou, le cas échéant, ordonnée ultérieurement seront relevés entre le 1er octobre 2022 et le 31 mars 2023. Avant toute commutation sur le mazout, les brûleurs des installations concernées doivent être soumis à un contrôle technique, assorti d’une mesure des émissions. Les spécialistes effectuant le contrôle devront ensuite transmettre le résultat de la mesure à l’autorité d’exécution compétente. Les exploitants dont les installations sont soumises à une obligation de réduction des émissions de CO2 et qui, entre 2022 et la fin de la période d’engagement en 2024, produisent davantage d’émissions en raison de la recommandation actuelle de passer du gaz naturel au mazout ou d’une commutation ordonnée pourront ainsi demander que les émissions supplémentaires ne soient pas prises en compte pendant la durée de la recommandation ou de l’obligation de commuter. Cette demande peut être déposée dans le cadre du monitoring annuel (31 mai de l’année suivante).

L’augmentation de la consommation de mazout découlant de la commutation risque de poser des problèmes logistiques. Afin de garantir les livraisons pour cet hiver, il est également recommandé à la population de remplir les citernes.

Libération de réserves obligatoires d’huiles minérales

Compte tenu des capacités limitées sur le Rhin et des difficultés logistiques que rencontrent les transports ferroviaires à l’étranger, des réserves obligatoires d’essence, de diesel, de mazout et de kérosène seront libérées afin de garantir l’approvisionnement de la Suisse en produits pétroliers à partir d’octobre. L’ordonnance requise pour ce faire entrera en vigueur le 3 octobre 2022.

Avant la présente libération, l’Approvisionnement économique du pays (AEP) a déjà décidé à deux reprises de puiser dans les réserves obligatoires cette année, en faisant usage de la possibilité qui lui est donnée d’autoriser un découvert de 20 % dans les stocks obligatoires. Les réserves obligatoires d’essence, de diesel et de mazout couvrent environ 4,5 mois de consommation normale. Pour le kérosène, les réserves couvrent environ 3 mois. Les stocks obligatoires servent à soutenir le marché lorsque celui-ci n’est plus capable de satisfaire la demande pour des raisons logistiques. L’ordonnance, édictée par le DEFR sur proposition du délégué à l’AEP, restera en vigueur aussi longtemps que la situation l’exige. Les dernières libérations de produits pétroliers remontent à 2019, 2010 et 2005.

La Suisse condamne les «référendums» organisés dans des régions ukrainiennes

Les «référendums» organisés dans les régions partiellement occupées par la Russie ont lieu au mépris du droit et sont contraires au droit international. Le Conseil fédéral condamne cette nouvelle violation de la souveraineté ukrainienne par la Russie et ne reconnaîtra pas les résultats de ces «référendums». Le président de la Confédération Ignazio Cassis a clairement exposé cette position au ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov, mercredi à New York. Le DFAE a convoqué hier l’ambassadeur russe.

Des «référendums» de rattachement à la Fédération de Russie ont lieu du 23 au 27 septembre 2022 dans les régions ukrainiennes partiellement occupées par la Russie. Ils sont organisés par des représentants nommés par la Russie. Or, au regard du droit international, ces régions font partie intégrante de l’Ukraine, tout comme la Crimée.

En vertu du droit international, la Russie est tenue, en tant que puissance occupante, de respecter le droit international humanitaire, les droits de l’homme et l’ordre juridique ukrainien. De même, la puissance occupante n’a aucune souveraineté sur ces territoires. Les «référendums» organisés dans les régions d’Ukraine partiellement occupées par la Russie se tiennent en violation de la Constitution ukrainienne. Ils ont lieu au mépris du droit et sont contraires au droit international. La Suisse ne reconnaîtra pas les résultats de ces scrutins. Le président de la Confédération a clairement exposé cette position au ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov, mercredi à New York. Le DFAE a en outre convoqué hier l’ambassadeur russe et lui a fait part de la position de la Suisse.

Après l’annexion de la Crimée en 2014, la Russie enfreint une nouvelle fois le droit international en organisant ces «référendums», contrevenant ainsi en particulier aux principes de l’intégrité territoriale et de la souveraineté des États. Par ailleurs, la Russie viole les obligations internationales qui lui incombent au titre de différents traités bilatéraux et multilatéraux. Ces agissements sont du reste contraires à l’Acte final d’Helsinki.

La Suisse n’a jamais reconnu l’indépendance des «républiques populaires» de Louhansk et de Donetsk déclarée par leurs représentants autoproclamés. La Russie avait reconnu ces entités territoriales comme des États indépendants le 23 février 2022. Le Conseil fédéral a immédiatement condamné cet acte comme étant une violation du droit international et une atteinte à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de l’Ukraine.

Le Conseil fédéral demande à la Russie de renoncer à la tenue de «référendums» en Ukraine, de ne pas donner suite aux demandes prévisibles de rattachement de ces régions à la Fédération de Russie et de s’abstenir de toute nouvelle démarche allant dans le sens d’une occupation et d’une annexion. Il observe en outre attentivement et avec une grande inquiétude la mobilisation partielle russe et appelle la Russie à la désescalade et au retrait complet de ses forces des régions ukrainiennes concernées.

Pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans les soins : impact limité de la mobilité

Dans le secteur des soins de longue durée, le besoin en personnel s’accroît tout particulièrement. Or, durant les premières années d’activité professionnelle, la main-d’œuvre qualifiée migre en nombre vers le secteur des soins aigus, qui offre plus de possibilités de développement. Les formations généralistes visaient pourtant à diminuer la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Un nouveau rapport de la Haute école fédérale en formation professionnelle HEFP montre que les flux de mobilité sont trop unilatéraux.

En introduisant les formations d’assistant/assistante en soins et santé communautaire (ASSC) et d’infirmier/infirmière ES/HES, le secteur des soins médicaux créa deux nouveaux diplômes il y a 20 ans. Ces formations généralistes avaient notamment pour objectif de favoriser la mobilité et la souplesse du personnel dans l’ensemble du champ d’activité professionnelle, pour mieux faire face à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

Comme le montre le nouveau rapport « Zoom sur les tendances » de l’Observatoire suisse de la formation professionnelle OBS HEFP, les formations généralistes ne contribuent pourtant que dans une faible mesure à la fourniture de personnel dans tous les secteurs. Trop peu d’infirmières et d’infirmiers en particulier s’orientent jusqu’à présent vers les soins de longue durée. Selon les prévisions, un surcroît de personnel de 29 pour cent sera requis d’ici 2029 dans les établissements médico-sociaux et de 19 pour cent chez Spitex. Dans le secteur des soins aigus, le besoin sera légèrement moindre (14 pour cent).

Les flux de mobilité observés dans le secteur des soins médicaux vont cependant dans l’autre direction : bon nombre de personnes qualifiées passent des soins de longue durée aux soins aigus durant les premières années d’activité. Les soins aigus offrent des profils d’activité plus variés, ainsi que des possibilités de spécialisation et de carrière. Pour modifier ces flux inégaux, il faudrait encore améliorer la qualité et l’organisation de la formation ainsi que les conditions de travail et les possibilités de carrière dans le secteur des soins de longue durée.

Le rapport « Mobilité à l’intérieur d’un champ d’activité professionnelle : les défis pour le développement des métiers et la garantie d’une main-d’œuvre qualifiée » est disponible sur le site : www.hefp.swiss/obs/news/mobilite-linterieur-dun-champ-dactivite-professionnelle

Huit entreprises informatiques du Kosovo présentes au salon “DMEXCO 2022” en Allemagne

UBT SH.P.K, SKINS AGENCY, GROWZILLAS, LINK PLUS IT, TACTICA, DIGITAL STATION, HALLAKATE SH.P.K et DUNE SOLUTIONS L.L.C sont quelques noms d’entreprises informatiques du Kosovo qui font la promotion de leurs produits dans le “DMEXCO 2022 » , qui se tient à Cologne, en Allemagne à partir du 21 septembre, rapporte albinfo.ch.

L’espace d’exposition pour les entreprises du Kosovo dans ce salon a été fourni par le ministère de l’Industrie, des Entreprises et du Commerce (MINT), à savoir l’Agence pour les investissements et le soutien aux entreprises au Kosovo (KIESA).

Le stand du Kosovo, situé dans le hall 07.1 (n° B-041), est fréquenté par de nombreux visiteurs et participants qui expriment leur intérêt pour ce que ces entreprises proposent dans le domaine informatique.

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DMEXCO est le plus grand salon européen organisé pour le secteur informatique, auquel participent les plus grandes entreprises mondiales telles que Google, Yahoo, DHL, etc.

Ce salon représente une bonne occasion pour nos entreprises d’établir des contacts avec de grandes entreprises de ce secteur.

Le salon « DMEXCO » est ouvert jusqu’au 22 septembre 2022.

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L’Agence pour les investissements et le soutien aux entreprises au Kosovo (KIESA) soutient en permanence les entreprises du Kosovo dans le but de promouvoir leurs produits dans divers salons et foires du monde afin qu’elles soient en vogue auprès des entreprises internationales ainsi qu’augmenter leurs capacités de production et trouver des acheteurs dans les pays étrangers.

 

Arian Mavriqi présentera une exposition personnelle à Zurich

Le célèbre photographe albanais, Arian Mavriqi, sera présenté au public albanais et suisse, à travers une exposition personnelle

La photographie est la technique d’enregistrement et de génération d’images, tandis que l’appareil photo est l’outil qui forme une image, la transférant sur un film photographique ou une carte mémoire. Ces deux ont été magistralement exploités par Arian Mavriqi, qui réussit à immortaliser des moments et paysages qui attirent l’attention non seulement au Kosovo, mais aussi dans le monde, écrit albinfo.ch.

L’artiste et maître de la photographie, Arian Mavriqi, sera présenté au public albanais et suisse au travers de son exposition personnelle, dans le canton de Zürich, en décembre.

L’exposition présentera des photos des plus diverses. Arian va promouvoir la belle nature du Kosovo (divers lieux touristiques) ainsi que ses animaux sauvages.

Asile : Confédération, cantons et communes se préparent à relever les défis

Les autorités chargées de l’asile en Suisse doivent faire face non seulement aux conséquences de la crise ukrainienne qui se prolonge, mais aussi à une augmentation constante du nombre de nouvelles demandes d’asile. La Confédération, les cantons, les villes et les communes travaillent en étroite collaboration, notamment pour mettre à disposition un nombre suffisant de logements, afin que les procédures d’asile puissent continuer à être bouclées rapidement et selon les processus prévus. Lors de la réunion de l’État-major spécial Asile qui s’est tenue aujourd’hui, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a remercié tous les services concernés de la Confédération, des cantons, des villes et des communes pour les efforts considérables qu’ils ont déployés ensemble au cours des derniers mois.

À ce jour, la Suisse a accordé une protection à plus de 63 000 personnes déplacées en provenance d’Ukraine. Le nombre de personnes qui demanderont le statut de protection S dans notre pays ces prochains mois dépendra de l’évolution de la situation en Ukraine. Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) estime qu’il augmentera de plusieurs milliers d’ici à la fin de l’année. Il faudra également prévoir pour ces personnes des logements adaptés dans les centres fédéraux pour requérants d’asile (CFA), ainsi que dans les cantons, les villes et les communes. « Les six derniers mois ont été marqués par l’une des plus grandes crises qu’ait connues le domaine de l’asile », a déclaré aujourd’hui la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter lors de la 13e réunion de l’État-major spécial Asile (SONAS). Elle a expliqué que le facteur clé pour relever les défis liés à cette crise était l’étroite collaboration de la Confédération, des cantons, des villes et des communes. Elle estime que cette collaboration a très bien fonctionné et tient à remercier personnellement toutes les parties prenantes.

Le SEM a besoin de logements supplémentaires pour les requérants d’asile

La cheffe du Département fédéral de justice et police a précisé que des efforts supplémentaires seraient nécessaires pour relever les défis à venir ces prochains mois dans le domaine de l’asile. En plus de l’afflux continu de personnes venant d’Ukraine en quête de protection, le nombre de personnes en provenance d’autres pays qui déposent une demande d’asile en Suisse ne cesse d’augmenter. Il y a notamment plus de personnes qui se dirigent vers l’Europe occidentale via la « route des Balkans » à l’heure actuelle que ces dernières années. Les places d’hébergement disponibles dans les CFA ne permettront pas, à moyen terme, d’accueillir tous les requérants d’asile dont la demande est traitée en procédure accélérée. Le SEM a besoin de places supplémentaires et souhaite également héberger, à titre temporaire, des requérants dans des logements qui étaient prévus pour les personnes en quête de protection en provenance d’Ukraine ; il est en discussion à ce sujet avec les cantons, les villes, les communes et les autres services fédéraux concernés. Sont ainsi envisagées des halles polyvalentes de l’armée et des installations de la protection civile ainsi que d’autres structures, parfois cantonales.

Lutter contre la migration secondaire au niveau international

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a également informé le SONAS que la Suisse était aussi active sur le plan international. Des mesures bilatérales sont à l’étude avec l’Autriche pour lutter contre la migration secondaire, phénomène qui consiste à poursuivre son parcours migratoire depuis un pays sûr. La Suisse participe en outre à une intervention commune d’États européens animés par la même volonté auprès de la Commission européenne. L’objectif est que cette dernière s’attaque efficacement au problème de la migration secondaire irrégulière en Europe.

Karin Keller-Sutter a enfin annoncé au SONAS que, avant la fin de l’année suivant l’entrée en vigueur du statut de protection S décidée par le Conseil fédéral, ce dernier se prononcerait sur le maintien ou non de ce statut pour les personnes admises en provenance d’Ukraine. Le Conseil fédéral ne pourra toutefois pas supprimer le statut S tant que la situation en Ukraine ne s’améliorera pas de manière significative. Cela étant, un groupe de travail composé de représentants de la Confédération, des cantons, des villes et des communes élabore déjà des plans de mise en œuvre pour que la Suisse soit prête au moment où un retour au pays sera possible.

Un rapport sur la traite des êtres humains montre des différences marquées entre les cantons

La Suisse a fait des progrès dans la lutte contre la traite des êtres humains. Un rapport commandé par fedpol révèle que les cantons sont confrontés différemment à ce phénomène et ne le combattent donc pas de la même façon. La plupart des cantons adaptent les mesures de lutte anti-traite à leur risque respectif. Néanmoins, il existe encore une marge de progression.

Dans un monde globalisé, la traite d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle ou d’exploitation de la force de travail n’épargne pas la Suisse. Des organes de surveillance internationaux critiquent le fait qu’il existe dans notre pays des différences considérables entre les cantons en matière de lutte contre la traite. fedpol a chargé le Centre suisse de compétence pour les droits humains (CSDH) d’établir le rapport “La lutte contre la traite des êtres humains dans le contexte cantonal” pour en savoir plus sur le risque réel de traite dans les cantons et les mesures cantonales de lutte anti-traite.

Des risques différents appellent des mesures différentes

Les auteurs du rapport qui vient d’être publié concluent que les cantons ne présentent pas tous les mêmes risques s’agissant de traite des êtres humains. Ces risques sont largement déterminés par divers facteurs. Les cantons urbains affichent un risque élevé de traite, qui dépend en grande partie de l’importance du commerce du sexe. Les cantons plutôt ruraux et touristiques peuvent quant à eux présenter un risque élevé d’exploitation de la force de travail. La plupart des cantons sont d’ailleurs conscients de leur spécificité: la majorité d’entre eux adaptent les mesures de lutte contre la traite des êtres humains à leur risque respectif. Dix-huit cantons disposent d’une table ronde contre la traite des êtres humains et assurent ainsi la collaboration entre les acteurs concernés (police, justice, autorités migratoires, services de protection des victimes).

L’exploitation sexuelle comme priorité

Globalement, la lutte contre la traite des êtres humains en Suisse est encore fortement axée sur l’exploitation sexuelle, alors que les risques d’exploitation dans d’autres domaines ne sont pas suffisamment pris en compte dans de nombreux cantons. Dans ce contexte, le rapport propose de former davantage les inspecteurs du travail et les autres acteurs susceptibles d’entrer en contact avec des victimes potentielles, de mettre en réseau les services et les organisations concernés, de créer une norme pénale distincte pour l’exploitation de la force de travail et de sensibiliser la population.

Contrôler davantage pour détecter davantage de cas

La traite des êtres humains est une infraction qui ne peut être détectée que grâce aux contrôles des autorités: il s’agit d’une criminalité de l’ombre passant le plus souvent inaperçue pour le grand public. Des contrôles et des investigations sont nécessaires pour mettre au jour les cas de traite. De plus, sans les témoignages des victimes, il est difficile d’enquêter sur les trafiquants et de les traduire en justice. Afin que la police et d’autres professionnels puissent identifier des victimes potentielles et savoir comment procéder concrètement en cas de soupçons, ils ont besoin de connaissances spécifiques et doivent suivre une formation initiale et continue. Cela nécessite certaines structures. Dans les cantons plus petits où le risque est modéré, la mise en place de structures cantonales distinctes ne serait que partiellement justifiée, c’est pourquoi des mécanismes communs à tous les cantons pourraient être créés à la place.

Prise en compte des conclusions dans l’élaboration du troisième Plan d’action national contre la traite des êtres humains

Les conclusions de l’étude sont étayées par les résultats de l’évaluation du deuxième Plan d’action national (PAN) contre la traite des êtres humains publiée en octobre 2021. Elles servent de fondement pour l’élaboration du troisième PAN, lequel devra se concentrer sur les domaines où des mesures restent nécessaires, notamment la traite d’êtres humains à des fins d’exploitation de la force de travail. Il s’agira également de renforcer les cantons en matière de poursuite pénale et d’assistance aux victimes.

Karin Keller-Sutter à Sarajevo pour une conférence sur les migrations

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter participe le 20 septembre 2022 à la deuxième édition du dialogue en matière migratoire de Sarajevo, organisé dans la capitale de la Bosnie et Herzégovine. Consacrée à la hausse des migrations secondaires irrégulières, cette conférence ministérielle doit permettre de renforcer la coopération et d’apporter un soutien aux pays touchés.

À l’initiative de cette rencontre, le ministre bosniaque de la sécurité Selmo Cikotić accueillera également à Sarajevo le ministre turc de l’intérieur Süleyman Soylu, la ministre slovène de l’intérieur Tatjana Bobnar, le ministre bulgare de l’intérieur Ivan Dermedzhiev, ainsi que des représentants d’États de l’UE et des Balkans occidentaux. Le ministre autrichien de l’intérieur Gerhard Karner prendra part aux discussions par visioconférence.

L’organisation de cette conférence ministérielle s’inscrit dans le contexte de l’augmentation des migrations secondaires irrégulières le long de la route des Balkans occidentaux. Une partie des migrants qui empruntent cet itinéraire entrent ensuite de manière irrégulière en Autriche et en Suisse via la Hongrie. Les mesures à la seule échelle nationale n’ayant qu’une efficacité limitée, la Suisse privilégie une coopération étroite avec ses voisins et avec les États des Balkans occidentaux. Un partenariat migratoire est ainsi en vigueur avec la Bosnie et Herzégovine, mais aussi avec la Serbie et avec le Kosovo.

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